mercredi, 06 mai 2015

Cure de rêves...

 

 

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samedi, 01 septembre 2012

Le rêve éveillé libre change de manière positive notre état d'être et notre perception du monde extérieur.

L'imaginaire, nouvelle réalité scientifique ?
 
 
De nombreuses recherches en neuro-imagerie cérébrale le révèlent : voir et imaginer activent les mêmes zones du cerveau. Au delà de la vision, de récentes études confirment qu’il en serait de même avec l’audition. Si voir, entendre, ou imaginer relèvent des mêmes circuits neuronaux, comment notre esprit fait-il la différence entre le réel et l’imaginaire ? Et à quoi sert l’imagination ?
© MarkTipple
Depuis une dizaine d’années, plusieurs études            en neuroscience ont déjà pu démontrer que la perception visuelle et l’imagination solliciteraient les mêmes zones qui rend possible l’observation de l’activité cérébrale, lorsque l’on demande à la personne sous IRM de penser à une image, on a constaté que le réseau activé comprend des zones « associatives » du cortex du cerveau. En effet, grâce à la neuro-imagerie (IRM) cérébral, où sont traités les aspects sémantiques de l'image, mais aussi des zones du cortex visuel spécialisées dans le traitement de l'image rétinienne (y compris la zone du cortex visuel « primaire » où aboutissent les fibres en provenance de la rétine).
En clair, que ma grand-mère soit là, en face de moi, en chair et en os, c’est-à-dire dans la réalité extérieure ou qu’elle m’apparaisse en souvenirs dans ma tête, c’est-à-dire dans la réalité intérieure, pour mon cerveau : aucune différence !

Une équipe de l'université de Berkeley va plus loin, en se penchant cette fois sur la perception auditive. En plaçant des électrodes à la surface du lobe temporal supérieur d’une quinzaine de patients — lobe chargé de l'audition mais aussi de certaines étapes du processus de la parole —, ces scientifiques américains ont ainsi enregistré leur activité neuronale au moment où ils écoutaient des mots et des phrases pré-enregistrés. Ils ont ensuite réussi à deviner, et même à reconstruire ces mots directement à partir de l’analyse de cette activité cérébrale, en des sons plutôt compréhensibles. On appelle cela de la "reconstruction de stimulus". « Que vous écoutiez votre chanson favorite ou que vous la fredonniez dans votre tête, nous avons remarqué que les mêmes zones du cerveau auditif étaient activées. C’est comme si vous entendiez réellement cette chanson alors que la pièce dans laquelle vous vous trouvez est bel et bien silencieuse », explique Brian Pasley, le neuroscientifique qui a mené ces recherches à Berkeley. « Cette étude inciterait donc à penser que la perception auditive et l'imagination peuvent également être assez similaires dans le cerveau », ajoute-t-il.
Si voir et imaginer, ou si entendre et imaginer activent les mêmes zones du cerveau, comment, finalement, notre conscience est-elle capable de faire la différence entre une réalité externe et une réalité interne, entre une vision d’un objet extérieur réel, et celui d’un souvenir ?
Cette question pourrait rester cantonnée au domaine de la psychiatrie. En effet, ne pas être capable de discernement conscient et « voir » quelque chose qui n’est pas présent dans la réalité, mais uniquement dans notre « monde interne », tout en pensant le voir réellement s’appelle une hallucination — une perception sans objet — et cela relève, a priori, de la pathologie, du dysfonctionnement. Effectivement, le fait que les mécanismes de la perception visuelle et auditive et celui de l’imagination soient les mêmes dans le cerveau pourrait laisser penser que, sans doute, chez certaines personnes, les neurones s’emmêlent les pinceaux et que c’est là que se trouve « l’explication » de ces hallucinations. Toutefois, ces observations scientifiques renvoient également à une question philosophique : « Ces études corroborent quelque chose que l’on sait, que l’on sent mais que notre culture occidentale a dénigré, déclare Fabrice Midal, philosophe français spécialiste du bouddhisme. Jusqu’au 18ème siècle, le fait de voir et d’imaginer étaient déjà considérés comme similaires. C’est à partir de la pensée de Descartes que l’imagination est devenue insignifiante et que l’idée même de la réalité s’est étriquée. C’est le drame de notre société actuelle ! Elle est pourtant une ressource de l’esprit totalement naturelle et qui ne fait appel à aucun élément de croyance. » L’imagination, une ressource de l’esprit ?!?

Qu’est ce que l’imagination ? La capacité d’une personne à visualiser une situation. Cette capacité constitue un outil central dans plusieurs traditions spirituelles. Pourquoi la « visualisation » est-elle si importante dans la transmission des enseignements du bouddhisme tibétain ? Comment les « visions » chamaniques permettent-elles au chamane d’obtenir des informations avérées sur ses patients ? Pourquoi et comment, en résumé, l’imagination peut-elle nous permettre de connaître notre environnement ? Et nous-mêmes ? Pour Fabrice Midal, « l’imagination permet de créer un lien entre le monde corporel et le monde spirituel. Elle représente également une part de réalité profonde car elle peut constituer un puits d’énergie, générer une émotion, nourrir notre créativité ou encore changer, de manière positive, notre état d’être et notre perception du monde extérieur ». Et de conclure : « Si vous pensez à votre grand-mère, que ce soit le souvenir de son visage, de son parfum ou du son de sa voix, cette seule pensée — induite par les mêmes zones du cerveau que si vous la voyiez — ne la rend-elle finalement pas réelle ? »
Alors, est-on en train de voir le monde, ou de l’imaginer ?
 
 -INRESS

vendredi, 02 mars 2012

Doctissimo - Le rêve éveillé quand le songe soigne.

   
 
 
 
   

Le rêve éveillé :

 

Quand le songe soigne.

 

Grâce aux rêves, Marie a trouvé l'origine de ses échecs amoureux ; Hugues a surmonté ses difficultés professionnelles. Nos productions nocturnes sont l'objet d'un regain d'intérêt dans les psychothérapies. Loin des démarches traditionnelles, la technique du rêve éveillé, mise au point par un onirologue averti, Georges Romey nous aide à résoudre nos blocages. Interview.

 

Doctissimo : Pourquoi consulter un psy pour décrypter ses rêves ?

 

Georges Romey : Sous leurs apparences fantaisistes, les rêves sont des projecteurs braqués sur votre personnalité profonde, vos comportements, vos désirs inconscients. Dans le cadre d'une thérapie, l'apport du psy apporte un éclairage précieux. D'autant plus que l'interprétation d'un symbole varie considérablement en fonction du contexte dans lequel vous vous situez. Si vous choisissez de suivre une thérapie, une technique comme le rêve éveillé permet de décrypter les messages selon vos différents besoins. Le rêve, dont vous êtes la star, devient alors un outil pour mieux comprendre vos mécanismes intérieurs et donc mieux vivre.

 

Doctissimo : Comment définiriez-vous le rêve éveillé ?

 

Georges Romey : Issue de la psychanalyse et de la relaxation dynamique, cette technique consiste à vous emmener, en état de détente dans une rêverie. Les images sont interprétées et déclenche un processus de transformation grâce aux symboles des rêves. Très efficace pour mettre fin à des scénarios de vie répétitifs : amours malheureux, licenciements successifs...

 

Doctissimo : Comment se déroule une séance de rêve éveillée ?

 

Georges Romey :Pratiqué en individuel, la séance s'articule en trois temps :

 

  • L'accueil est un temps au cours duquel la personne va exprimer ses préoccupations, définir son problème. C'est une sorte de "sas", qui va lui permettre de se relaxer ;
  • Le rêve : Pendant le temps du rêve, la personne est simplement allongée, les yeux fermés. Tout ce que je lui demande c'est de se détendre. Concrètement on se met à l'écoute de son corps, jusqu'à ce que le métabolisme s'abaisse : ralentissement des rythmes cardiaque et respiratoire, de même que l'activité du cerveau. Tout ralentit. Votre cerveau est alors en ondes alpha (un état de conscience intermédiaire entre le sommeil et le rêve), propices à l'apparition d'images. Ensuite vous laissez se dérouler le film de votre cinéma intérieur. C'est-à-dire que vous racontez tout ce qui vous vient à l'esprit. Sans censure aucune. A la différence du rêve endormi, vous restez conscient ;

 

  • L'interprétation : Pour faire comprendre son message, le rêve emploie un langage imagé. C'est son mode de communication. Comme dans un petit film, les images du rêve sont agencées en scénario. Et elles contiennent des symboles qui ont un sens précis et qu'il faut interpréter. Le rôle du thérapeute consiste à vous faire repérer le scénario de votre rêve : quel en est le symbole dominant, le thème général ? Par exemple, vous êtes dans une chambre en désordre. Peut-être traversez-vous une période de crise sur le plan sentimental ? Le thérapeute facilite le décodage du langage symbolique.

 Doctissimo : En moyenne, combien de séances sont nécessaires, dans le cadre d'une thérapie en rêve éveillée ?

 

Georges Romey : En réalité, le pronostic du nombre de séances après un entretien préalable est complètement impossible. Toutefois, l'expérience montre qu'en moyenne la durée d'une cure tourne autour d'une quinzaine de séances. La fréquence dépend uniquement du patient. En général, mieux vaut espacer les rendez-vous d'une bonne semaine, afin de bien assimiler les informations qui permettent de résoudre la problématique.

 

Catherine Maillard

 Le rêve éveillé libre : une nouvelle voie thérapeutique. Georges Romey. Ed Albin Michel. 

 



 

 
 

vendredi, 10 février 2012

Un diplômé universitaire en pathologies neurofonctionnelles parle du REL.

 
 

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Voici les commentaires du Docteur Jean-Michel Issartel, universitaire en pathologies neurofonctionnelles.
Il s'exprime sur ce qu'est le REL ( rêve éveillé libre ) et ce qu'il représente comme avancée pour le patient.
Le docteur J-M Issartel a été mon professeur et grâce à lui un monde de bienveillance s'est ouvert pour moi sur les maladies psychiques, une porte grande ouverte sur la différence, une approche humaniste et intégrative du patient, de la personne en souffrance.
 
 
 
Un clic sur le lien pour rejoindre le site du Docteur J-M Issartel.
 
 

lundi, 26 décembre 2011

3/3- Psychologies Magazine-Le REL: Indications et contre-indications, témoignage.

 

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 Prix et durée

Chaque séance dure une heure et demie ou deux heures, et le tarif, fixé par le thérapeute, varie de 45 € à 70 €. 
La fréquence dépend uniquement du patient : des cas « graves » peuvent être réglés en cinq séances ; d’autres, plus classiques, en vingt-cinq. Dans tous les cas, il est indispensable d’espacer les séances d’au moins cinq jours pour permettre au psychisme et au corps d’assimiler les informations et d’enclencher le processus de transformation.

Indications et contre-indications

Qu’il s’agisse de développement personnel (par exemple, éveil de la créativité), de problèmes relationnels, de blocages de la communication, d’angoisses, de phobies ou d’états dépressifs, même lourds…, le rêve éveillé couvre une large gamme de demandes. Les praticiens affirment d’ailleurs qu’il est extrêmement rare qu’une problématique ne soit pas résolue grâce à cette technique. En revanche, elle est déconseillée aux personnes trop déstructurées et dans les cas de schizophrénie ou de psychose grave.

Témoignage

Madeleine, 32 ans : « J’étais perdue dans un labyrinthe lorsqu’une panthère noire s’est approchée… »
« J’étais en pleine crise. Attachée commerciale d’une grande marque de parfums, mon métier me pesait autant que ma vie de couple. C’était comme si je ne pouvais jamais être moi-même. Lors de ma première séance, j’ai eu l’impression de raconter n’importe quoi, mais le thérapeute m’a expliqué que les symboles apparus révélaient que mon problème était ancré dans ma relation avec ma mère. Subitement, cela m’a semblé évident. Nous avons travaillé dans ce sens, et j’ai peu à peu compris l’emprise étouffante de l’image maternelle sur ma propre existence.

Je me souviendrais toujours de la huitième séance : j’étais perdue dans un labyrinthe lorsqu’une panthère noire s’est approchée et m’a guidée, amicalement, vers une porte débouchant sur une immense étendue de sable. Un coin de terre noire était éclairé par un croissant de lune. Je me suis assise et j’ai creusé, dégageant de superbes cristaux de roche.
Selon Georges Romey, le labyrinthe, c’est le moi figé par le mental, dont je me sortais enfin. La panthère, le sable, la transparence des cristaux, indices d’une disponibilité pour une transformation psychique, étaient annonciateurs d’un nouveau cycle de vie. Enfin, la lune en croissant symbolise l’image maternelle restaurée… Bien sûr, ce n’est qu’un résumé, mais je peux assurer que, ce jour-là, j’ai pris un nouveau départ dans la vie. »

Psychologies Magazine

© Psychologies.com 2011
 
 
 

jeudi, 22 décembre 2011

2/3- Psychologies Magazine - Le REL: Le rôle des archétypes, l'influx nerveux, déroulement d'un séance.

 

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C’est dans l’œuvre de Carl Gustav Jung, le fondateur de la psychologie des profondeurs, que l’on découvre le rôle de ces images : ce sont les archétypes. Jung divise en effet l’inconscient de tout être humain en deux "territoires" : le personnel et le collectif. L’inconscient personnel, qu’il qualifie de "psychisme subjectif", est le produit des expériences propres à chacun. L’inconscient collectif, lui, s’est construit à partir des « dépôts constitués par toute l’expérience ancestrale depuis des millions d’années, l’écho des événements de la préhistoire, chaque siècle y ajoutant une quantité infinitésimale de variations et de différenciations… »

En clair, cet océan d’informations communes est né de toutes les expériences humaines depuis l’aube des temps. C’est en lui que se sont cristallisés les thèmes symboliques universels, ces archétypes, tels que le dragon, la Grande-Mère, le héros, le vieux sage, le poisson, le sable… De plus, il ne s’agit pas de simples images, mais de "centres chargés d’énergie" qui surgissent dans nos rêves lorsqu’un problème, intérieur ou extérieur, les met en action, et lorsqu’une situation psychologique inacceptable doit être remplacée par une situation plus satisfaisante. Les archétypes sont donc transformateurs. Mais comment ?

Une question d’influx nerveux

A lire :

De Georges Romey :
Rêver pour renaître
Historique et technique du rêve éveillé libre avec analyses de cas (Laffont, 1982).

Rêves éveillés de Catherine Lemaire.
Malgré le titre trompeur (ce n’est pas un essai sur la technique de Desoille), on y apprend beaucoup sur les images mentales des rêves et des états modifiés de conscience (Les Empêcheurs de penser en rond, 1999).

Voilà précisément la seconde différence avec l’approche psychanalytique : lorsqu’ils apparaissent, les symboles ont une action immédiate sur la psyché, mais aussi sur les neurones. Selon Georges Romey, c’est une question d’influx nerveux : une difficulté psychologique se traduit dans le cerveau par un "blocage" des connexions entre deux neurones qui, au lieu de se libérer pendant le sommeil, restent "coincés" dans la même position. L’influx nerveux, qui voyage à travers les centaines de milliards de combinaisons des neurones, "travaille" alors sur ces blocages pour les déverrouiller. D’où l’apparition de ces enchaînements. Il appartient ensuite au thérapeute et à son patient d’en comprendre le sens.

« J’étais bloqué professionnellement, explique Gérald, vétérinaire. A 36 ans, je ne m’intéressais plus à rien, j’étais sur le point de perdre mon emploi. La première séance, j’ai raconté une histoire qui se déroulait sur une montagne ornée de statues, d’armures, de momies, de sarcophages… En l’analysant, j’ai découvert que chacun de ces symboles représentait la fermeture, le “gel de l’âme”. Au cours de la quatrième séance, j’ai rêvé de symboles évoquant le “centre”, c’est-à-dire la délivrance. Je commençais à retrouver la joie de vivre. »

Déroulement d’une séance

Elle suit trois étapes :

L’accueil : il permet au patient de parler de ses préoccupations, d’être écouté, de définir son problème et de commencer à se relaxer.

Le rêve : étendu sur un divan, les yeux clos, on est plongé dans un état de conscience intermédiaire – entre le sommeil et le rêve – particulièrement propice à l’apparition d’images hypnagogiques (qui précèdent et provoquent le sommeil). On raconte alors tout ce qui vient à l’esprit, même s’il s’agit d’un souvenir.

Puis un scénario se déroule et révèle le matériau symbolique inconscient. Bien sûr, le sommeil est un état plus profond que la relaxation, mais le métabolisme s’abaisse jusqu’à un certain seuil par les mêmes moyens : ralentissement des rythmes cardiaques et respiratoires, de la tension artérielle, des fréquences du cerveau.

C’est pourquoi, en état de rêve éveillé, les influx nerveux peuvent aussi repérer, dans le cerveau, les positions neuroniques "bloquées". Qu’il s’agisse d’un rêve endormi ou éveillé, le sens des symboles reste donc le même : un éléphant, par exemple, a toujours les mêmes possibilités de représentation. Toute la différence tient dans le fait que l’on reste conscient, à chaque instant, pour assister "en direct " à ce défilement d’images.

L’interprétation : on interprète soi-même son rêve et une discussion s’engage avec le thérapeute. Il éclaire alors la signification de certains symboles, souligne les similitudes de formes entre les images, et aide à les relier à la problématique du moment.

Psychologies Magazine© Psychologies.com 2011
 
 
 
 

mardi, 20 décembre 2011

1/3- Psychologies Magazine : méthode, historique, grammaire des songes.

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            Le rêve éveillé Libre.

La méthode

Comptez-vous les moutons avant de dormir ? Si vous n’avez pas pris cette habitude, sachez que cet animal s’introduit quand même, à votre insu, dans 6 % de vos rêves ! C’est le résultat statistique obtenu par Georges Romey qui, vingt années durant, a décrypté plus de six mille rêves et référencé quelque cinq cents symboles. Le troisième tome de son Dictionnaire de la symbolique est disponible chez Albin Michel.

Georges Romey, thérapeute, il a mis au point la méthode du rêve éveillé libre.

Objectif : résoudre les blocages psychologiques et déclencher un processus de transformation psychique grâce aux symboles des rêves. Rien à voir avec les démarches conventionnelles – freudiennes ou jungiennes – de l’analyse des songes de nos nuits : ici, on rêve "en direct", et sans dormir !

« La première fois, j’ai été stupéfait, raconte Alexandre, conseiller en informatique. Après un temps de relaxation, le thérapeute m’a demandé de décrire la première image qui me venait à l’esprit. C’était un cheval. Peu à peu, j’ai assisté au déroulement d’un véritable film. Jamais je n’aurais cru que notre imagination puisse nous faire voir des images si précises… »

Historique

Né en 1890 à Besançon, Robert Desoille est marqué, très jeune, par deux événements qui vont ancrer en lui une passion pour les mystères de l’esprit humain : à 7 ans, il assiste à une séance d’hypnose ; à 12 ans, il a une expérience de transmission de pensée avec une fillette de son âge. Après des études d’ingénieur, il s’intéresse aux recherches en psychologie et en parapsychologie sur le développement des facultés supranormales.

C’est au cours d’expériences de télépathie qu’il découvre la possibilité de laisser apparaître spontanément, en état de relaxation, des images mentales. A partir des années 20, il ne se consacre plus qu’à la psychologie et crée le "rêve éveillé dirigé". A l’origine, ce n’est pas une technique thérapeutique, mais un processus de développement des potentialités intérieures. Petit à petit, Desoille affine sa théorie et met l’accent sur la collaboration entre patient et thérapeute. Ainsi, très directif, il imposait d’abord un thème qu’il estimait judicieux d’explorer (un serpent, un château, une sorcière…).

Puis, il intervenait sans cesse en demandant, par exemple, de partir à la recherche du château de la sorcière. Souvent, il proposait une ascension ou une descente, car il avait remarqué que, dans un rêve, le mouvement vertical produisait des effets caractéristiques : la montée manifeste une dynamique de sublimation, tandis que la descente permet de rencontrer des images dérangeantes et d’aller à l’origine de ses angoisses.

De plus, il proposait souvent de remplacer des images négatives par des images positives (des images de substitution) pour déclencher le processus de transformation. A partir des années 70, Georges Romey, élève de Desoille, a abandonné cette méthodologie pour laisser le patient s’exprimer. D’où l’appellation "rêve éveillé libre".

« Avec l’expérience, j’ai constaté que la non-directivité donnait des résultats beaucoup plus précis et spectaculaires que le rêve dirigé, précise-t-il. En fait, on trouve toujours ce dont on a besoin au moment où on en a besoin, et cela se passe toujours dans un sens évolutif. »

La grammaire de nos songes

De ces scénarios qui semblent se construire spontanément, patient et thérapeute analysent les symboles les plus importants. Mais pas seulement. En effet, pour Georges Romey, le langage de nos songes n’est pas un vocabulaire dont chaque image, prise séparément, aurait une signification unique, il est surtout une véritable grammaire. Première différence avec l’analyse traditionnelle des rêves.

Un exemple : le "rêve" d’Aline, dans lequel elle a vu trois objets – une bicyclette, une chouette et des lunettes. Le rapport entre ces trois mots ? Pas le sens, mais la forme : deux cercles pour les yeux de la chouette, pour la monture des lunettes et pour les roues du vélo… C’est cette chaîne d’images, « chefs-d’œuvre que l’inconscient se plaît à composer », dit Romey, qui constitue la "grammaire" de nos rêves. « Un symbole n’a pas de vie propre et ce n’est pas parce qu’il a une valeur universelle qu’il a une signification unique. Il n’est qu’un support, un révélateur qui s’offre à nos projections, à partir du moment où il peut jouer un rôle dans notre dynamique psychologique. »

 Psychologies Magazine

jeudi, 15 décembre 2011

Santé Intégrative : La fonction intégrative de la dynamique de l'imaginaire

santé int 9.jpgCi-joint, les liens pour l'article paru dans le magazine Santé Intégrative n°9.

Georges Romey Santé Intég 9.BMP ( page 1)

Georges Romey Santé Intég 9 bis.BMP ( page 2)

Georges Romey nous fait découvrir que la dynamique mise en oeuvre dans une séance de rêve éveillé libre ( REL) manifeste une énergie autonome, indépendante du savoir et du vouloir du thérapeute !

Vous pouvez y lire le rêve d'Olivier; sachez pour en apprécier pleinement le contenu que les ... ( trois petits points ) signifient que le patient suspend sa verbalisation des images car lors d'un rêve éveillé libre, pendant que le psychothérapeute prend note en silence de votre rêve, vous visualisez le contenu à votre rythme, ce qui engendre  des silences plus ou moins long.

lundi, 12 décembre 2011

Santé Intégrative : Face à la dépression, le Rêve Éveillé Libre.

santé int 10.jpgCi-joint, le lien pour l'article de Georges Romey paru dans le magazine Santé Intégrative n°10.

 Georges Romey Santé Intég 10.BMP

Quand la dépression exprime un conflit d'ordre purement psychique, la cure de rêve éveillé manifeste une remarquable efficacité.

vendredi, 02 décembre 2011

PSYCHOLOGIES MAGAZINE : Le rêve éveillé libre Historique Psychologies.com

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Historique

Très jeune, Robert Desoille (1890-1966) est marqué par deux événements qui ont généré chez lui une passion pour l’esprit humain : à 7 ans, il assiste à une séance d’hypnose ; à 12 ans, il a une expérience de transmission de pensée avec une fillette de son âge. Après des études d’ingénieur, il s’intéresse aux recherches en psychologie, et découvre que, en état de relaxation, il est possible de laisser apparaître spontanément des images mentales.

À partir des années 1920, il se consacre entièrement à la psychologie et crée le « rêve éveillé dirigé », qu’il considère comme un processus de développement des potentialités intérieures. De nature très directive, il imposait les thèmes qu’il estimait judicieux d’explorer et intervenait beaucoup.

Depuis les années 1970, Georges Romey, élève de Robert Desoille, a abandonné cette méthodologie pour laisser le patient s’exprimer, d’où l’appellation « rêve éveillé libre ». Au cours de plus de six mille rêves, il a référencé quelque cinq cents symboles. La version « dirigée » continue d’être pratiquée par quelques thérapeutes, et a aussi été reprise par certains psychanalystes qui l’ont intégrée à leur pratique.

 

 

 

jeudi, 01 décembre 2011

Psychologies Magazine : Le rêve éveillé libre Psychologies.com

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Depuis un an, Anna, 19 ans souffre de bouffées d’angoisse, avec des crises de larmes quotidiennes, et commence à négliger ses études… Après avoir exprimé le besoin de se faire aider, ses parents lui ont conseillé la méthode du rêve éveillé libre, qu’ils connaissaient déjà.

La méthode

« Lorsque j’ai vu Anna, j’ai été immédiatement frappée par l’étonnante différence entre cette belle jeune fille au look soigné et séduisant, et son discours : c’était une toute petite fille qui me parlait », se souvient Zoé Pairaud, psychothérapeute et présidente de l’Association pour le développement du rêve éveillé libre. Après un long moment de discussion, durant lequel la jeune fille parle de ses préoccupations, la thérapeute lui propose de débuter la séance.

Étendue, les yeux clos, elle entre dans un état de relaxation propice à l’apparition d’images hypnagogiques (qui précèdent le sommeil). « Le patient raconte tout ce qui lui vient à l’esprit, même un souvenir, indique Zoé Pairaud. Un scénario commence alors à se dérouler. » Le rêve éveillé libre n’a rien à voir avec les démarches conventionnelles, freudiennes ou jungiennes, de l’analyse des songes nocturnes : ici, on rêve « en direct », et sans dormir !

 

Anna raconte : « Je suis sur une île, toute seule. Il y a du soleil, un bateau au loin. Je ne veux pas le rejoindre, je veux rester seule. Je me promène, et je vois une cascade, je m’y baigne. Il y a un volcan, j’y monte et je regarde au loin. C’est comme si j’étais emprisonnée sur mon île, sans pouvoir sortir, comme s’il y avait des barreaux tout autour. Je vois même des requins qui tournent alentour. Tout à coup, je me vois dans une boîte noire, et je vois des gens qui me tournent le dos, avec mes parents qui se donnent la main, et moi je suis au centre. »

Après le récit du rêve, thérapeute et patient entament la troisième phase de la séance : l’échange, qui permet d’analyser les éléments principaux. Zoé Pairaud : « Dans le cas d’Anna, c’était explicite, l’île est une image que l’on rencontre très souvent dans les rêves d’adolescents qui se sentent seuls, fragiles, qui ont peur de l’inconnu du monde des adultes. » Mais analyser les symboles n’est pas suffisant. Pour Georges Romey, le créateur de cette méthode, le langage des rêves n’est pas un vocabulaire dont chaque image, prise séparément, aurait une signification unique. Il est surtout une véritable grammaire. « Le travail du thérapeute consiste à percevoir du premier coup d’oeil les chaînes de symboles, souligne la spécialiste. Comme Anna avait parlé elle-même de son enfermement sur l’île, je lui ai demandé de me parler de ses parents et de ces gens qui lui tournaient le dos. » La jeune fille lui explique alors qu’elle était une enfant de forte corpulence jusqu’à la fin du collège, et a connu les moqueries et le rejet de ses camarades. N’ayant que peu d’amies, elle restait près de ses parents et de ses soeurs. Son foyer était son refuge, le monde extérieur un danger.« Mais après avoir perdu du poids, elle a découvert une nouvelle vie… qu’elle n’est pas parvenu à assumer, analyse Zoé Pairaud. C’était une petite fille immature dans un corps de femme séduisante ! »

 

Dès la première séance – qui permet généralement de faire un « état des lieux » et de prendre conscience des éléments principaux du problème –, Anna s’est sentie libérée. « Les symboles ont une action immédiate sur la psyché : en état de relaxation, notre énergie – l’influx nerveux – circule facilement et peut libérer les tensions psychiques. Nous avons fait une quinzaine de séances, poursuit la thérapeute. Certaines ont mis en scène des princesses de contes de fées, qui sont la représentation du passage entre la fillette et la femme. Nous étions alors au coeur de sa problématique : sa peur de devenir adulte. Peu à peu, Anna a pris de l’assurance, est sortie avec des amies, et même un ami ! »

 Psychologies Magazine
 
 
 

dimanche, 27 novembre 2011

La technique du Rêve Éveillé par Georges Romey

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TECHNIQUE DU RÊVE ÉVEILLE
 

DÉMARCHE DE PSYCHOTHÉRAPIE ET D'ÉVEIL DU SOI

 

 

 

 
- Atteindre et dissoudre les causes profondes d'angoisse, origine possible de nombreux malaises psychosomatiques.  
   
- Établir l'estime de soi, condition de la relation aux autres.     
 
- Élargir son champ de conscience pour développer ses facultés créatrices.     
 
- Retrouver la pleine disponibilité des énergies vitales...      
 
La cure de Rêve Éveillé, accompagnée par un praticien qualifié, permet généralement d'obtenir de tels résultats sur une durée moyenne de 6 à 12 mois. Au cours de séances où la personne est placée dans une position confortable favorisant la relaxation, elle est invitée à exprimer, le plus spontanément possible, les images qui lui apparaissent et qui s'enchaînent dans une sorte de scénario improvisé.
 
Sans aucun recours à la suggestion ni aux techniques hypnotiques, le sujet atteint naturellement un état de conscience modifié, intermédiaire entre la conscience logique et le sommeil. Les images-symboles qui surgissent alors se comportent en agents actifs de l'évolution psychologique dont ils respectent les rythmes et suivent les priorités. Les études menées par les praticiens du Rêve Éveillé, médecins, psychiatres, psychologues et chercheurs, démontrent que ce qui se passe dans la séance de Rêve Éveillé ne relève pas du hasard. Les mécanismes psychologiques mis en oeuvre répondent aux lois universelles d'une dynamique vitale de mieux en mieux identifiée.     
 
En 1923, Robert Desoille, ingénieur de formation, pressent l'efficacité du cheminement imaginaire en tant que démarche en psychothérapie. Convaincu, à travers son expérimentation, des avantages d'une conduite directive de la séance d'expression de l'imaginaire, Robert Desoille choisit logiquement, pour sa méthode, la dénomination de Rêve Éveillé Dirigé.    
La directivité s'affirmait d'abord dans la proposition, par le praticien, d'une image initiale pour chaque rêve du patient, puis dans la conduite du rêve par des interventions suggérant des orientations spatiales et des substitutions d'images réputées "positives" aux images réputées "négatives".     
Certains continuateurs de l'oeuvre de Robert Desoille restent attachés à une conduite plus ou moins directive de la cure. D'autres ont choisi, sur la base de cette oeuvre, des voies s'inspirant de conceptions variées.     
En 1982, Georges Romey a publié, aux Éditions Robert Laffont, l'un des livres "Rêver pour Renaître" dans lequel il expose les résultats de nombreuses expériences d'une pratique non directive du Rêve Éveillé. L'auteur, prenant appui sur des recherches approfondies, montre que toute suggestion faite au début ou en cours de rêve, induit des parasites qui gênent ou faussent le cours naturel de la séance, au détriment de l'évolution de la cure.     
La dynamique de l'imaginaire en oeuvre dans une séance de Rêve Éveillé n'est en effet opérante que lorsqu'elle s'achemine vers l'intégration de contenus de l'inconscient. Par nature, ce cheminement est imprévisible. C'est la condition même de son efficacité. Or la rencontre avec l'imprévisible ne saurait être programmée ni faire l'objet d'une conduite directive, celle-là dépendant à l'évidence d'une prévisibilité. Cette constatation essentielle a conduit Georges Romey et les praticiens qui ont adopté la méthode exposée dans "Rêver pour Renaître" à lui donner l'appellation de Rêve Éveillé Libre.  
   
La non directivité concerne l'ensemble du rêve produit par le patient. Ceci n'exclut nullement le dialogue qui s'instaure ensuite entre ce dernier et le praticien lors de l'exploration en commun des matériaux fournis par le rêve.  
   
Remarquable levier de mise en mouvement de la problématique, le Rêve Éveillé Libre agit sur deux grands axes :
 
   
1 - L'axe analytique, nettement repérable par ses résonances freudiennes et que l'on peut considérer comme axe à caractère "psychothérapie" dominant.   
 
  
2 - L'axe initiatique qui relève de la vision jungienne et qui agit dans le sens d'un enrichissement de la psyché consciente, c'est à dire du processus de réalisation de soi tel que le concevait C. G. Jung.     
 
 
 
Non seulement ces deux axes ne sont pas antagonistes, mais ils se développent en harmonie l'un par rapport à l'autre, dans la structure des rêves et à travers leurs matériaux oniriques spécifiques associés dans le rêve.   
 
     
L'efficacité du Rêve Éveillé Libre dans la résolution des tensions nerveuses, des angoisses, des situations dépressives et de certains troubles psychosomatiques s'affirment chaque jour.  
 
  
Au cours du rêve, au même instant, le sujet éprouve des états émotionnels d'intensité variable, il voit des images qui sont à l'origine de ces émotions et il exprime ce qu'il ressent et voit. Ainsi, le Rêve Éveillé se place automatiquement sous le triple signe de l'éprouvé, du perçu et du dit, vécus simultanément.    
De ce fait, le rêve devient un lieu privilégié où s'opèrent les rééquilibrations indispensables au rétablissement des harmonies vitales.    
Le processus dynamique en action par le rêve agit sur le plan physiologique sans que l'interprétation soit nécessaire. La traduction des symboles est enrichissante, elle accélère la prise de conscience mais elle n'est pas thérapeutique.    
Chacun d'entre nous porte en lui de prodigieuses potentialités. Le Rêve Éveillé Libre donne accès à ce meilleur de nous-même. Le guide intérieur, le plus sûr de tous, aide chacun sur le chemin de son imprévisible. Aller vers son imprévisible, c'est se diriger vers la capacité de création et être créatif c'est d'abord être créateur de soi-même.  C'est la peur de l'avancée vers l'imprévisible qui dresse les résistances... qui engendre la crainte de perdre les repères intellectuels rassurants et... réducteurs ! C'est elle aussi qui inspire, au moment d'aborder une cure, le sentiment de n'être pas capable de trouver des images... Pourtant, chacun découvre avec surprise, à travers la cure, l'extraordinaire richesse des symboles qu'il porte en lui.  

  - Georges Romey    Fondateur du Rêve éveillé libre.