mardi, 07 novembre 2017

Quels remèdes à la méchanceté ?

 

La méchanceté est une "banalité" intrinsèque et spécifique à l'Homme.

Acte gratuit, elle implique toujours une victime et un méchant le plus souvent

très intelligent et calculateur.

Comment faire face ?


Thierry Patrice, professeur à l’Université de Nantes et cancérologue.

 

 

 

A la minute 54', le rêve est une des solutions contre la

méchanceté.

Le méchant ne rêve pas, il calcul.

 

dimanche, 09 juillet 2017

Le cerveau source de sentiments

 

Les affects précèdent-ils l’acte de penser ou bien la pensée suscite-t-elle les émotions ?

 

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Jean-Didier Vincent n’oppose pas la psychanalyse à la méditation, voire la prière, à la compréhension biologique du fonctionnement du cerveau. Il s’exprime sur les adjuvants au fonctionnement cérébral ouvrant la porte d’augmentation des capacités cérébrales, stade cher aux transhumanistes.

Qu’en pense notre invité ?

 

 

Le cerveau travaille tout le temps, nous dit Jean-Didier Vincent, ancien directeur de l’Institut de neurobiologie de Gif-sur-Yvette, professeur de neuroendocrinologie et membre de l'Académie des Sciences.

Auteur de nombreux livres depuis Biologie des passions, en passant par Biologie du couple, Le Cerveau expliqué à mon petit-fils, une dizaine d’ouvrages ont été publiés par Jean-Didier Vincent.

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L’homme a une vision biologisante des émotions par les neurotransmetteurs. Une constatation, le cerveau est le premier organe sexuel…

 

 
Biologie des passions
Biologie des passions
Biologie des passions
Biologie des passions
Biologie des passions
Biologie du couple

Biologie du couple
Biologie du couple
Biologie du couple

 


Le cerveau expliqué à mon petit-fils
Le cerveau expliqué à mon petit-fils
Le cerveau expliqué à mon petit-fils

 

 

mardi, 25 avril 2017

Les rêves peuvent-ils aider à mieux se connaître ?

 

 

Quand et à quoi rêve-t-on ?

 

 

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Qu'est-ce qui les nourrit ?

 

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Que disent les rêves de soi ?

 

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Peut-on les interpréter et s'en servir pour comprendre nos vies propres ?

 


Perrine Ruby, chargée de recherche au centre de neurosciences de Lyon.

 

“ Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.”

- Albert Camus

 

 

 

samedi, 04 mars 2017

Critiques en herbe : L'exposition "La Renaissance et le Rêve"

 

Une oeuvre de Jérome Bosch décryptée par nos critiques en herbe.

 

 

 

vendredi, 30 décembre 2016

Citation : Jean Cocteau

 

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mardi, 19 juillet 2016

"Le peuple des nains" raconté par le psychanalyste René Diatkine

 

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En 1987, l'émission "Les chemins de la connaissance" consacrait une série au "peuple des nains". Dans le premier épisode, le psychanalyste René Diatike analysait leur signification dans les contes et dans l'imaginaire des enfants.

 

 

 

 

"Le Peuple des nains " est une série qui s’attachait à analyser la présence des nains dans l'imaginaire mythologique et dans l'Histoire.

 

 

 

 

 

Les contes, la mythologie, les rêves sont parfois hantés par des créatures qui marquent la limite de la mesure humaine avec des personnages hybrides, problématiques, insolites. Les langues ont toutes sortes de noms pour désigner ces petits personnages imaginaires. On rencontre ainsi dans le folklore : des nains, des gnomes, des lutins, des farfadets,...

 

 

 

René Diatkine explique la signification que prend la figure des nains dans le psychisme, il donne l’exemple du conte Blanche Neige . Dans ce conte de Grimm, les nains nous donnent des indications sur l’espace et le temps de la maturation. Ainsi, le temps passé avec les sept nains est un temps de passage entre l’enfance et l’âge adulte pour Blanche Neige.

 

 

 

 

samedi, 25 juin 2016

Les bases d'un lien entre physiologie et psychologie.

 

Une étude américano-britanique qui rend malade

-Notre résistance aux maladies est-elle fonction de notre personnalité ?

-Ou sont-ce nos mécanismes inflammatoires qui, à l'inverse, déterminent qui nous sommes ?

 

 

3 minutes d'écoute

 

 

Attention, je tiens à mettre en garde toute personne hypocondriaque :

il vaudrait mieux aller sous la douche,  mettre une petite chanson qui dure 3 minutes. Faites autre chose, bref, passez votre chemin.

 

 

Votre réponse immunitaire, la façon que votre corps a de combattre les maladies pourrait, selon une récente étude, être fonction de votre personnalité.

C'est le postulat d'un groupe de chercheurs américano-britanniques, qui vient de publier dans la revue Psychoneuroendocrinolgy ; ça fait un certain temps que la recherche s'intéresse à la façon dont notre personnalité, ou certains traits qui la caractérisent, influe sur nos fonctions biologiques... ou l'inverse.

 

Par exemple, la différence entre les lève-tôt et les couche-tard, du point de vue biologique... des chercheurs se sont rendus compte que les oiseaux de nuit avaient moins de substance blanche dans leur cerveau et donc a priori moins de récepteurs de sérotonine et de dopamine, les fameuses molécules du plaisir,  ce qui conduirait les personnes « du matin » à être plus optimistes, moins sujettes à la dépression et aux addictions, tandis que les couche-tard présenteraient, eux, des traits plus créatifs, et des facultés cognitives plus étendues.

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Dans la lignée de ce type d'étude, des chercheurs se sont donc demandés quelle pouvait être l'influence de la personnalité sur la réponse du corps aux agressions extérieures. La personnalité, c'est un concept vaste, certes...

 

Pour circonscrire ce concept, les chercheurs se sont arrêtés sur trois marqueurs : introversion et extraversion, comme marqueurs du tempérament social, de notre faculté à sociabiliser plus ou moins facilement ; le névrotisme, comme marqueur de la tendance à ressentir des émotions négatives ; et la conscience, ce qui est une traduction imparfaite de « conscienciousness » en anglais, ou plus précisément notre faculté à être consciencieux, à accomplir des tâches de façon attentive, soigneuse.

 

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Les chercheurs ont donc demandé à 120 de leurs étudiants de remplir un questionnaire de personnalité, dont les réponses permettaient de graduer ces trois marqueurs de la façon la plus précise possible. Ils ont ensuite prélevé des échantillons sanguins, pour y chercher une vingtaine de gènes qui encodent les réponses immunitaires et les mécanismes inflammatoires, ainsi que les défenses contre les attaques virales.

En croisant ces données, voici ce que les chercheurs ont trouvé.

 

Chez les personnes caractérisées comme « extraverties », les gènes pro-inflammatoires sont plus exprimés, là où chez les personnes plus « conscienceuses », ce serait l'inverse, c'est-à-dire que ces gènes sont moins exprimés, et donc, in fine, la réponse aux infections moins véloce. En contrepartie de quoi les personnes « extraverties », plus promptes à déclencher des réponses inflammatoires, seraient également plus sujettes aux maladies dites « auto-immunes », c'est lorsque votre système immunitaire attaque votre propre corps.

 

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Mais ce qui est intéressant dans cette étude, ce ne sont pas tant ces résultats que ce qu'ils impliquent en amont, à savoir : est-ce notre personnalité qui détermine, d'une certaine façon, notre réponse immunitaire ou l'inverse... notre système immunitaire qui façonne une partie de notre personnalité. C'est d'autant plus intéressant que l'on sait que les réactions inflammatoires sont liées, d'une certaine façon, aux troubles dépressifs.

 

On sait que certaines molécules relâchée au cours d'une réponse immunitaire, les cytokines, peuvent passer dans le cerveau et influer sur la production de sérotonine et de dopamine, dont les personnes dépressives manquent de façon chronique. Voilà en quoi cette étude est un nouveau jalon dans la recherche, plus vaste, sur l'influence des mécanismes inflammatoires sur l'ensemble de notre équilibre, physiologique et psychologique.

 

 

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Pour nos amis hypocondriaques, rien ne sert donc de vous précipiter sur la boite d’anti-inflammatoires,

même si vous vous sentez très introverti et très consciencieux

 

samedi, 14 mai 2016

Fanny Déchanet-Platz : " L'écrivain, le sommeil et les rêves "

 

 

 

 

L'auteur nous invite à passer par toutes les étapes d'une nuit réelle: endormissement, sommeil profond, rêves, réveil, et aussi, les " guets-apens" de l'insomnie, le somnambulisme, les rêves traumatiques,... ceci à travers les écrivains ( entre 1800 et 1945 ). Entrons dans le monde inconscient et poétique du sommeil, et la " composition symbolique " du rêve, grâce à Balzac, Valéry, Proust et son Albertine, Nodier, les surréalistes, Yourcenar,... et bien d'autres.

De page en page, rêve faisant, notre intérêt grandit avec plaisir.

 

 

Propos recueillis par Aurélie Djian :

En lisant La Prisonnière de Marcel Proust, Fanny Dechanet-Platz, agrégée de lettres et professeur à Grenoble, s'est arrêtée sur les pages consacrées au sommeil d'Albertine. Surgit alors l'envie d'en savoir plus sur le sommeil. C'est le commencement d'une thèse de littérature à plusieurs voix, L'Écrivain, le sommeil et les rêves, au parti pris pluridisciplinaire : pour comprendre les différents types de sommeil (lent et paradoxal), leurs degrés de profondeur et leurs correspondances littéraires, l'auteur s'est tournée vers la recherche en neurophysiologie (notamment vers les travaux de Michel Jouvet et la rencontre de Lucile Garma, neuropsychiatre, psychanalyste et spécialiste du sommeil à la Salpêtrière).

 

La publication de L'Interprétation des rêves de Freud en 1899 est le pivot de cette étude, qui porte sur la période 1800-1945. On découvre notamment comment Proust, contemporain de Freud mais ignorant sa méthode, parvient à décrire très précisément le parcours du dormeur, les variations de profondeur du sommeil ("Alors, sur le char du sommeil, on descend dans les profondeurs où le souvenir ne peut plus le rejoindre et en deçà desquelles l'esprit a été obligé de rebrousser chemin..."), ou encore les "rêves de commodité" qui interviennent juste avant le réveil et s'arrangent des stimuli extérieurs, fonctionnant ainsi comme des "gardiens du sommeil".

 

L'argumentation suit, phase après phase, la "logique interne du sommeil" (endormissement, sommeil, réveil) et progresse selon des allers-retours passionnants entre sommeil littéraire et clinique du sommeil.

 

 

 

 Entretien :

 

Vous dressez une phénoménologie du sommeil qui consiste d'abord à observer le dormeur, en prêtant une attention particulière aux marges du sommeil. Pourquoi ?

 

Parler de son sommeil, c'est parler de ce dont on se souvient. Le regard est surtout rétrospectif. On pense immédiatement aux souvenirs de rêves, mais les auteurs sont aussi fascinés par l'autre sommeil, celui où l'on ne rêve pas (ou très peu) : le "sommeil lent".

Leur fascination s'accroche inévitablement aux phénomènes qu'ils ont gardés en mémoire, les plus proches du seuil de la vigilance : c'est pourquoi le demi-sommeil chez Bosco, le réveil chez Fargue, les insomnies chez Corbière et Proust, et le sursaut après un cauchemar sont plus présents en effet que le plein sommeil, très profond et sans image, inaccessible à la mémoire et que l'on ne peut qu'imaginer.

 

Pour quelles raisons insistez-vous tant sur l'analogie entre le "travail du rêve" tel qu'il a été décrit par Freud et l'art du roman ?

 

Je veux d'abord dire que cette analogie s'est clairement manifestée dans certains textes ; mon intention n'était pas du tout de "psychanalyser" le sommeil littéraire. Cela dit, j'ai été frappée par l'étude de Freud sur la Gradiva de Jensen, où il explique que l'écrivain, sans être particulièrement au fait des mécanismes de l'inconscient, en a finalement l'intuition, par la qualité de son introspection.

Il est étonnant de lire chez Proust, sans que jamais Freud ne soit mentionné (vraisemblablement, Freud ne connaissait pas Proust non plus), des comparaisons entre le travail du rêve et celui du romancier, notamment dans la distribution de sa personnalité en plusieurs personnages. Le procédé de dramatisation qu'évoque Freud (c'est-à-dire transformer une pensée en une situation) appelle l'idée de mise en scène, de même que les "masques" que revêtent certains personnages. On passe du roman au théâtre, mais c'est le même processus. Le rôle important des symboles dans les rêves fait aussi penser au texte littéraire où tout peut faire signe.

 

Vous mettez en scène dans votre livre la figure d'un dormeur littéraire. Est-ce une manière de mettre sur le même plan expérience littéraire et expérience réelle, mêlant ainsi les différents dormeurs possibles ?

 

Absolument. Les textes que je lisais me donnaient la sensation que beaucoup de descriptions de sommeils, de récits de rêves n'étaient pas "fabriqués" artificiellement pour "faire onirique" ou grossir les traits du dormeur. J'y croyais parce que cela ressemble à mon sommeil...

Il m'a donc semblé que l'on ne parle du sommeil et du rêve qu'en référence à sa propre expérience. C'est pourquoi j'ai voulu mettre le dormeur au coeur de l'étude, plutôt que de choisir un plan chronologique qui déroulerait les représentations du sommeil du romantisme à la seconde guerre mondiale.

En mettant sur le même plan tous ces dormeurs de la littérature, sans distinction d'époque ou de genre, on arrive à la création d'un dormeur fictif qui incarne le paradoxe d'un sommeil à la fois intime, individuel, mais aussi universel. Individuel parce que personne ne pourra jamais dormir à notre place, universel parce que nous sommes tous concernés par cette expérience quotidienne.

Même si mon analyse porte sur des oeuvres, je reviens en effet sans cesse à notre expérience courante du sommeil et du rêve, parce que ces phénomènes touchent chacun intimement. Associer les dormeurs que nous sommes aux dormeurs littéraires, c'est renforcer l'image d'un sommeil cosmique, qui touche toute chose. J'aime beaucoup cette image parce qu'elle rend vraiment sensible la forme de communion de l'endormissement qui nous emporte tous, chaque soir, à peu près en même temps, sans qu'on le réalise.

 

mardi, 29 mars 2016

La baleine : fragile héritage

 

L'historien Michel Pastoureau raconte l'histoire de la baleine,replacée dans la longue durée des rêves, des stupéfactions, des concupiscences que les hommes ont éprouvées en face de ce mammifère prodigieux.

 

 

 

 

 

Nul ne peut être exempt de quelque émotion à apprendre que parmi les ravages que les humains infligent à la zoodiversité, ce très impressionnant cétacé a été mis en péril par la chasse dévergondée qui en a été faite et l’est peut-être encore. Dans le livre de François Garde intitulé La Baleine dans tous ses états, je relève ce propos qui nous touche : « Le destin des cétacés nous conduit à une sourde nostalgie. Nous savons vaguement que jusqu’au milieu du XXe siècle la chasse a menacé la survie des espèces. Le choc entre la sérénité que nous leur prêtons et la violence de cette chasse nous heurte de plein fouet. Il nous renvoie à nos contradictions, nos lâchetés, nos échecs dans notre relation avec la nature. »       

 

 

Michel Pastoureau nous parle de la baleine, replacée dans la longue durée des rêves, des stupéfactions, des concupiscences que les hommes ont éprouvées en face de ce mammifère prodigieux.  Michel Pastoureau sait éclairer de sa science multiforme les messages que nous apportent les couleurs, les plantes, les animaux et leur prégnance d’âge en âge, parmi les émotions collectives – avec parfois l’effort d’un sang froid. Aujourd’hui, en face de nous deux : la baleine. Jean-Noël Jeanneney

 

 « La pêche à la baleine »

poème de Jacques Prévert

 

À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine,
Disait le père d'une voix courroucée
À son fils Prosper, sous l'armoire allongé,
À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine,
Tu ne veux pas aller,
Et pourquoi donc ?
Et pourquoi donc que j'irais pêcher une bête
Qui ne m'a rien fait, papa,
Va la pêpé, va la pêcher toi-même,
Puisque ça te plaît,
J'aime mieux rester à la maison avec ma pauvre mère
Et le cousin Gaston.
Alors dans sa baleinière le père tout seul s'en est allé
Sur la mer démontée...
Voilà le père sur la mer,
Voilà le fils à la maison,
Voilà la baleine en colère,
Et voilà le cousin Gaston qui renverse la soupière,
La soupière au bouillon.
La mer était mauvaise,
La soupe était bonne.
Et voilà sur sa chaise Prosper qui se désole :
À la pêche à la baleine, je ne suis pas allé,
Et pourquoi donc que j'y ai pas été ?
Peut-être qu'on l'aurait attrapée,
Alors j'aurais pu en manger.
Mais voilà la porte qui s'ouvre, et ruisselant d'eau
Le père apparaît hors d'haleine,
Tenant la baleine sur son dos.
Il jette l'animal sur la table, une belle baleine aux yeux
bleus,
Une bête comme on en voit peu,
Et dit d'une voix lamentable :
Dépêchez-vous de la dépecer,
J'ai faim, j'ai soif, je veux manger.
Mais voilà Prosper qui se lève,
Regardant son père dans le blanc des yeux,
Dans le blanc des yeux bleus de son père,
Bleus comme ceux de la baleine aux yeux bleus :
Et pourquoi donc je dépècerais une pauvre bête qui m'a
rien fait ?
Tant pis, j'abandonne ma part.
Puis il jette le couteau par terre,
Mais la baleine s'en empare, et se précipitant sur le père
Elle le transperce de père en part.
Ah, ah, dit le cousin Gaston,
On me rappelle la chasse, la chasse aux papillons.
Et voilà
Voilà Prosper qui prépare les faire-part,
La mère qui prend le deuil de son pauvre mari
Et la baleine, la larme à l'oeil contemplant le foyer détruit.
Soudain elle s'écrie :
Et pourquoi donc j'ai tué ce pauvre imbécile,
Maintenant les autres vont me pourchasser en moto-godille
Et puis ils vont exterminer toute ma petite famille.
Alors éclatant d'un rire inquiétant,
Elle se dirige vers la porte et dit
À la veuve en passant :
Madame, si quelqu'un vient me demander,
Soyez aimable et répondez :
La baleine est sortie,
Asseyez-vous,
Attendez là,
Dans une quinzaine d'années, sans doute elle reviendra...

 

 

 Face à nous  : la baleine. Jean-Noël Jeanneney

 

 

mercredi, 03 février 2016

Expérience de rêve...

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dimanche, 13 septembre 2015

Sommeil et métabolisme

 

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Beaucoup d'adolescents n'arrivent pas à se coucher même lorsqu'ils doivent se lever tôt.

 

 

 

 

Claude Gronfier, chronobiologiste à l'Inserm, nous apprend que le sommeil est fondamental pour la régulation de notre métabolisme.

 

 

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La dette de sommeil qu'ils accumulent peut avoir des conséquences importantes sur leur santé.

 

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dimanche, 30 août 2015

Citation : Au grand Saint Christophe

 

 

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jeudi, 02 juillet 2015

Citation : Georges Duby

 

 

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vendredi, 26 juin 2015

"La vie est un rêve" : réapprendre à rêver la vie ?

 

 

La vie est un rêve (traduction de Denise Laroutis)

 

 

Christophe Prochasson :

« Je suis sorti très enthousiaste de cette pièce, qu’on appelait autrefois La vie est un songe. C’est une œuvre bien connue, aux accents shakespeariens, qui est mise en scène admirablement. Pourquoi cette pièce a-t-elle des consonances actuelles ? Parce qu’on y trouve des thèmes éternels : heurts entre les générations, ambivalence des identités sexuelles, ou inquiétudes quant à la filiation. Mais le thème principal, c’est le rêve. Toute la pièce repose sur un doute quant aux limites qui séparent le rêve et la réalité. L’efficacité sociale du rêve peut ainsi être questionnée : cette pièce invite à réfléchir au rêve comme moyen d’action, et comme outil pour transformer la réalité. Le spectacle est très subtil, avec des jeux d’ombres et d’éclairages très fins, mais aussi avec les parois qui tombent au fur et à mesure que se lève le voile de l’intrigue.

 

Le thème de l’adolescence apparaît lui aussi clairement. Sigismond fait figure d’ado insupportable, capricieux et violent avec les dames. Pour lui, le rêve est une façon de se projeter dans l’avenir et fracturer le présent, qui ne lui convient pas. Le thème du rêve s’emboîte donc dans celui de l’adolescence. Le prince n’est pas inculte, il a été éduqué dans sa tour durant sa jeunesse, et il s’agit pour lui de savoir quoi faire du savoir acquis en coupure avec le réel.

 

On peut glisser du rêve à l’utopie. Les utopies ont été une forme de discours politique assimilable au rêve. Mais elles ont été aussi très ancrées dans la réalité. Ce qui est intéressant, c’est cette distribution entre le rêve et la réalité. Sigismond rêve, mais il n’est pas passif : il dépasse l’opposition rêve / réalité. Il décide d’agir dans la sphère dans laquelle il croit être.

 

C’est une façon de penser l’avenir en se projetant de façon sérieuse dans les données de ce temps. »

 

Avec :

 Christophe PROCHASSON, Alain BUBLEX et Stanislas NORDEY

 

Sons diffusés :

 

- Martin Luther King, discours « I have a dream ».

 

- Extrait de la pièce « La vie est un rêve ».

 

- Anne Dufourmantelle, dans Du jour au lendemain le 25 mai 2012.

 

- Eurythmics, « Sweet Dreams ».

 

 

 

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Stanislas Nordey :

« Il y a une manipulation terrible au centre de la pièce, dont Sigismond et la victime, et en y mettant fin, le héros montre qu’on est libre dans le rêve. Tout le théâtre de cette période parle du rêve, qu’on pense aux pièces de Shakespeare ou à L’illusion comique. A l’inverse, aujourd’hui, la question du rêve dans l’écriture théâtrale est beaucoup mise de côté. On parle beaucoup du réel, et tout ce qui est lié à la revendication du rêve est un peu mis de côté.

 

Les grands mythes cinématographiques comme Matrix, Inception ou Avatar prennent comme point de départ des gens qu’on endort. Il y a une fascination toujours présente sur ce moment ou quelque chose lâche prise. Les discours politiques s’en font l’écho, et fabriquent un idéal abstrait pour travailler sur le concret. On peut appeler cela des utopies, mais il faut noter la dérive sémantique dans le langage contemporain. Aujourd’hui, quand on parle d’un projet comme d’une utopie, on sait qu’on ne le fera jamais. »

 

 

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Alain Bublex :

« Le nœud de la pièce, c’est le passage de l’adolescence au monde adulte. Ce moment de rêve ou d’incertitude est le moment où l’adolescent se projette dans la vie adulte. Le moment le plus caractéristique de cela dans la vie courante, c’est Noël, où l’on prend les enfants pour des idiots. Pourquoi mentir aux enfants ? La beauté d’une fable, c’est qu’on sait qu’elle est une fable.

 

On voit beaucoup le thème du réel dans la pièce, avec cette interrogation : comment s’accorder sur le réel, être d’accord sur ce qu’on a vu ? Au fil des événements, Sigismond cherche toujours à s’accorder avec la cour ou avec le peuple, pour voir comment ses actes sont acceptés par les autres : c’est un apprentissage du monde adulte. Cette pièce n’est donc pas un appel au rêve. Si on reprend l’argument politique, on peut souligner que le rêve décrit par Martin Luther King est effectivement celui d’une société meilleure, mais il c’est surtout, en creux, la description d’une réalité, celle de l’Amérique dans laquelle il vit. »

 

mercredi, 06 mai 2015

Cure de rêves...

 

 

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samedi, 11 avril 2015

Jules Laforgue : Les complaintes

 

 

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dimanche, 29 mars 2015

Journal : Le cercle psy

 

Requiem for our dreams

- Jean-François marmion

 

 

 

La nouvelle science des rêves

 

 - Parfois, je sillonne des immeubles en claironnant à l’adresse des badauds incrédules qu’ils ne sont qu’une illusion, et que je vais les faire disparaître dans 
les trois secondes. Je tiens parole.


 - On m’a assassiné plusieurs fois.


- Il va de soi que je me suis jeté au cou de myriades d’inconnues peu farouches.


- J’en passe, et des pires.
..

 

 Mais je vous assure que tout va bien. Inutile de me gaver d’antipsychotiques sur 
la foi du DSM-5 !

D’ailleurs, vous avez compris que je vous racontais quelques-uns de mes rêves. Ils semblent échevelés parce que je les ai sélectionnés, mais dans l’immense majorité des cas, ils sont anecdotiques, inconsistants, voire pitoyables.


 

 J’étais très heureux de me lancer dans le dossier de ce numéro. Et puis ce fut 
la douche froide. Contre toute attente, les psys semblent déserter ce terrain, 
trop inextricable. Quelques-uns essaient d’apporter un peu de sang neuf, 
mais beaucoup se contentent de ressasser ce que disaient leurs maîtres, 
il y a un siècle. Et encore, du bout des lèvres. Quant aux scientifiques, en règle générale, ils ne s’intéressent aucunement à ce que les rêves pourraient révéler 
de notre personnalité. Il s’agit, selon eux, d’un travail neuronal de maintenance, d’une activité cérébrale spontanée sur laquelle nous tentons désespérément de broder une signification. Circulez, y a rien à voir ! Pourtant, certains des plus sceptiques avouent bien, en catimini, que des rêves les ont marqués. 
Et je suis curieux de voir ce que vous penserez d’un songe à propos du mot dimple, que le neurophysiologiste Michel Jouvet va vous raconter dans le dossier, 
et sans lequel il n’aurait pas découvert… le sommeil paradoxal.


 

 Alors, qu’est-ce que le rêve ? Un dialogue avec soi ? Un terrain de jeux ? 
Une impasse ? Un labyrinthe ? Une inspiration, une consolation ? Allez, ça suffit ! Allons voir là-bas si nous y sommes.


 

 

La publication de l’ouvrage fondateur de la psychanalyse ne fut pas une partie 
de plaisir pour Freud. Ses premiers disciples le poussèrent à revoir sa théorie pendant trente ans, au fil de nouvelles éditions… aujourd’hui escamotées.

 

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Un coup de tonnerre, venu ex nihilo, a conféré ses lettres de noblesse à l’étude scientifique du rêve, valu la gloire à Freud et suscité d’emblée de multiples vocations de psychanalystes. L’interprétation des rêves (ou du rêve dans des traductions plus récentes) : un texte définitif, un classique qui a ouvert en beauté l’année 1900. Voilà un joli chapelet d’idées reçues qui méritent d’être nuancées !


D’abord, de manière anecdotique, si L’Interprétation des rêves est daté de 1900, il est sorti le 4 novembre 1899. Ensuite, initialement, ce n’est pas un succès : les quelques psychologues qui en font alors la critique manifestent un scepticisme glacé, et il faudra huit ans pour en écouler les 600 exemplaires.

 

 

vendredi, 27 mars 2015

Georges Rodenbach

 

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vendredi, 13 mars 2015

Freud : L'nterprétation du rêve

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vendredi, 09 janvier 2015

Tobie Nathan : La Nouvelle Interprétation des rêves

 

 

 

  Éditions Odile Jacob

Résumé : "Chacun d'entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s'évanouit est comme un fruit qu'on n'a pas cueilli. Un rêve qui n'est pas interprété est comme une lettre qui n'a pas été lue. Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu'un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l'interprète. J'ai voulu écrire ce livre comme un guide d'interprétation des rêves, pour aider chacun d'entre nous dans les moments difficiles qu'il nous arrive de traverser. Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m'est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d'interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j'ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c'est toujours et partout recevoir une interprétation ! J'ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l'anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie " - Tobie Nathan