lundi, 13 mars 2017

Freud-Averroès: l’inquiétante étrangeté de l’âme

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 Averroès

 

Le moi intime de l'homme est aussi ce qui lui est le plus étranger.

Et si Averroès, démon des Scolastiques, suspect idéal de la philosophie, était le premier théoricien de l'inconscient ?

D'Averroès à Rimbaud en passant par Freud, retour sur l'inquiétante étrangeté de l'âme avec Jean-Baptiste Brenet

 

 " L'âme ne pense pas sans images "

TEXTES

  • Averroès, L’intelligence et la pensée, Grand commentaire sur De l’âme d’Aristote

  • Sigmund FREUD, L’Inquiétante étrangeté et autres essais, " Une difficulté de la psychanalyse"

  • Averroès, Résumé du traité du sens et du sensible, in Compendia librorum Aristotelis qui Parva Naturalia vocantur p.39

  • Arthur Rimbaud, Lettre du Voyant, à Paul Demeny, 15 mai 1871, in Poésies complètes

EXTRAITS

  • Le Destin (arabe : Al-Massir, film égyptien) Youssef Chahine, 1997

  • La Maison du Docteur Edwardes, Alfred Hitchcock, 1945

  • Archive:Jacques Lacan, Analyse spectrale de l'Occident

 

 

Intervenants : Jean-Baptiste Brenet :

médiéviste, professeur de philosophie arabe à l'université de Paris 1-Panthéon Sorbonne.

 

 

 

 

 

vendredi, 30 décembre 2016

Citation : Jean Cocteau

 

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lundi, 29 août 2016

Citation : Gaston Bachelard

 

 

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vendredi, 08 juillet 2016

Les mystères de la licorne

 

 

La Dame à la licorne

 

Place au portrait d’un animal imaginaire, qui occupe une place tout à fait à part au sein des créatures merveilleuses.

 

 

 

Michel Pastoureau nous conte l’histoire d’une créature dont nous n’avons pas fini de percer le mystère : la licorne.

Grand spécialiste de l’histoire des animaux, des couleurs et de l’héraldique, fin connaisseur des mythologies et de la symbolique qui entourent les bêtes de toute nature, qu’elles soient réelles ou imaginaires, s’apprête à publier, un ouvrage sur le sujet. 

 

 

- Lecture d’un extrait du Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870 de Georges SAND, sur France culture le 24 avril 1979.

- Lecture du poème La Licorne de Rainer Maria RILKE, extrait des Sonnets à Orphée parus en 1922, lu par le poète Robert SABATIER, dans le cadre de l’émission Le livre de chevet sur France culture, le 30 août 1967.

- Lecture d’un extrait de Le livre du trésor de Brunetti LATINI (XIIIe siècle), par Catherine LABORDE, dans le cadre de l’émission Le cabinet des curiosités, sur France culture le 24 février 1998.

- Interview de Salvador DALI dans le cadre de l’émission télévisée Gros plan, réalisée par Pierre CARDINAL, le 30 septembre 1961.

- Lecture d’un texte du Père Jérôme LOBO (1593-1678), dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985.  

- Interview de la romancière et essayiste Yvonne CAROUTCH, dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985. 

 

 

 

 

Les sonnets à Orphée (la Licorne) 

 

 

Oh ! C'est elle, la bête qui n'existe pas.

Eux, ils n'en savaient rien, et de toutes façons

- son allure et son port, son col et même la lumière

calme de son regard - ils l'ont aimée.

 

Elle, c'est vrai, n'existait point. Mais parce qu'ils l'aimaient

bête pure, elle fut. Toujours ils lui laissaient l'espace.

Et dans ce clair espace épargné, doucement,

Elle leva la tête, ayant à peine besoin d'être.

 

Ce ne fut pas de grain qu'ils la nourrirent, mais

rien que toujours, de la possibilité d'être.

Et cela lui donna, à elle, tant de force,

 

Qu'elle s'en fit une corne à son front. L'unicorne.

Et puis s'en vint de là, blanche, vers une vierge,

Et fut dans le miroir d'argent, et puis en elle.

- Rainer Maria Rilke

 

 

 

 

« La bête la plus sauvage de l’Inde est le monoceros ; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant. »

 Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre VIII, chapitre XXXI

 

 

 

samedi, 02 juillet 2016

Paul Verlaine

 

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samedi, 25 juin 2016

Les bases d'un lien entre physiologie et psychologie.

 

Une étude américano-britanique qui rend malade

-Notre résistance aux maladies est-elle fonction de notre personnalité ?

-Ou sont-ce nos mécanismes inflammatoires qui, à l'inverse, déterminent qui nous sommes ?

 

 

3 minutes d'écoute

 

 

Attention, je tiens à mettre en garde toute personne hypocondriaque :

il vaudrait mieux aller sous la douche,  mettre une petite chanson qui dure 3 minutes. Faites autre chose, bref, passez votre chemin.

 

 

Votre réponse immunitaire, la façon que votre corps a de combattre les maladies pourrait, selon une récente étude, être fonction de votre personnalité.

C'est le postulat d'un groupe de chercheurs américano-britanniques, qui vient de publier dans la revue Psychoneuroendocrinolgy ; ça fait un certain temps que la recherche s'intéresse à la façon dont notre personnalité, ou certains traits qui la caractérisent, influe sur nos fonctions biologiques... ou l'inverse.

 

Par exemple, la différence entre les lève-tôt et les couche-tard, du point de vue biologique... des chercheurs se sont rendus compte que les oiseaux de nuit avaient moins de substance blanche dans leur cerveau et donc a priori moins de récepteurs de sérotonine et de dopamine, les fameuses molécules du plaisir,  ce qui conduirait les personnes « du matin » à être plus optimistes, moins sujettes à la dépression et aux addictions, tandis que les couche-tard présenteraient, eux, des traits plus créatifs, et des facultés cognitives plus étendues.

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Dans la lignée de ce type d'étude, des chercheurs se sont donc demandés quelle pouvait être l'influence de la personnalité sur la réponse du corps aux agressions extérieures. La personnalité, c'est un concept vaste, certes...

 

Pour circonscrire ce concept, les chercheurs se sont arrêtés sur trois marqueurs : introversion et extraversion, comme marqueurs du tempérament social, de notre faculté à sociabiliser plus ou moins facilement ; le névrotisme, comme marqueur de la tendance à ressentir des émotions négatives ; et la conscience, ce qui est une traduction imparfaite de « conscienciousness » en anglais, ou plus précisément notre faculté à être consciencieux, à accomplir des tâches de façon attentive, soigneuse.

 

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Les chercheurs ont donc demandé à 120 de leurs étudiants de remplir un questionnaire de personnalité, dont les réponses permettaient de graduer ces trois marqueurs de la façon la plus précise possible. Ils ont ensuite prélevé des échantillons sanguins, pour y chercher une vingtaine de gènes qui encodent les réponses immunitaires et les mécanismes inflammatoires, ainsi que les défenses contre les attaques virales.

En croisant ces données, voici ce que les chercheurs ont trouvé.

 

Chez les personnes caractérisées comme « extraverties », les gènes pro-inflammatoires sont plus exprimés, là où chez les personnes plus « conscienceuses », ce serait l'inverse, c'est-à-dire que ces gènes sont moins exprimés, et donc, in fine, la réponse aux infections moins véloce. En contrepartie de quoi les personnes « extraverties », plus promptes à déclencher des réponses inflammatoires, seraient également plus sujettes aux maladies dites « auto-immunes », c'est lorsque votre système immunitaire attaque votre propre corps.

 

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Mais ce qui est intéressant dans cette étude, ce ne sont pas tant ces résultats que ce qu'ils impliquent en amont, à savoir : est-ce notre personnalité qui détermine, d'une certaine façon, notre réponse immunitaire ou l'inverse... notre système immunitaire qui façonne une partie de notre personnalité. C'est d'autant plus intéressant que l'on sait que les réactions inflammatoires sont liées, d'une certaine façon, aux troubles dépressifs.

 

On sait que certaines molécules relâchée au cours d'une réponse immunitaire, les cytokines, peuvent passer dans le cerveau et influer sur la production de sérotonine et de dopamine, dont les personnes dépressives manquent de façon chronique. Voilà en quoi cette étude est un nouveau jalon dans la recherche, plus vaste, sur l'influence des mécanismes inflammatoires sur l'ensemble de notre équilibre, physiologique et psychologique.

 

 

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Pour nos amis hypocondriaques, rien ne sert donc de vous précipiter sur la boite d’anti-inflammatoires,

même si vous vous sentez très introverti et très consciencieux

 

mardi, 29 mars 2016

La baleine : fragile héritage

 

L'historien Michel Pastoureau raconte l'histoire de la baleine,replacée dans la longue durée des rêves, des stupéfactions, des concupiscences que les hommes ont éprouvées en face de ce mammifère prodigieux.

 

 

 

 

 

Nul ne peut être exempt de quelque émotion à apprendre que parmi les ravages que les humains infligent à la zoodiversité, ce très impressionnant cétacé a été mis en péril par la chasse dévergondée qui en a été faite et l’est peut-être encore. Dans le livre de François Garde intitulé La Baleine dans tous ses états, je relève ce propos qui nous touche : « Le destin des cétacés nous conduit à une sourde nostalgie. Nous savons vaguement que jusqu’au milieu du XXe siècle la chasse a menacé la survie des espèces. Le choc entre la sérénité que nous leur prêtons et la violence de cette chasse nous heurte de plein fouet. Il nous renvoie à nos contradictions, nos lâchetés, nos échecs dans notre relation avec la nature. »       

 

 

Michel Pastoureau nous parle de la baleine, replacée dans la longue durée des rêves, des stupéfactions, des concupiscences que les hommes ont éprouvées en face de ce mammifère prodigieux.  Michel Pastoureau sait éclairer de sa science multiforme les messages que nous apportent les couleurs, les plantes, les animaux et leur prégnance d’âge en âge, parmi les émotions collectives – avec parfois l’effort d’un sang froid. Aujourd’hui, en face de nous deux : la baleine. Jean-Noël Jeanneney

 

 « La pêche à la baleine »

poème de Jacques Prévert

 

À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine,
Disait le père d'une voix courroucée
À son fils Prosper, sous l'armoire allongé,
À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine,
Tu ne veux pas aller,
Et pourquoi donc ?
Et pourquoi donc que j'irais pêcher une bête
Qui ne m'a rien fait, papa,
Va la pêpé, va la pêcher toi-même,
Puisque ça te plaît,
J'aime mieux rester à la maison avec ma pauvre mère
Et le cousin Gaston.
Alors dans sa baleinière le père tout seul s'en est allé
Sur la mer démontée...
Voilà le père sur la mer,
Voilà le fils à la maison,
Voilà la baleine en colère,
Et voilà le cousin Gaston qui renverse la soupière,
La soupière au bouillon.
La mer était mauvaise,
La soupe était bonne.
Et voilà sur sa chaise Prosper qui se désole :
À la pêche à la baleine, je ne suis pas allé,
Et pourquoi donc que j'y ai pas été ?
Peut-être qu'on l'aurait attrapée,
Alors j'aurais pu en manger.
Mais voilà la porte qui s'ouvre, et ruisselant d'eau
Le père apparaît hors d'haleine,
Tenant la baleine sur son dos.
Il jette l'animal sur la table, une belle baleine aux yeux
bleus,
Une bête comme on en voit peu,
Et dit d'une voix lamentable :
Dépêchez-vous de la dépecer,
J'ai faim, j'ai soif, je veux manger.
Mais voilà Prosper qui se lève,
Regardant son père dans le blanc des yeux,
Dans le blanc des yeux bleus de son père,
Bleus comme ceux de la baleine aux yeux bleus :
Et pourquoi donc je dépècerais une pauvre bête qui m'a
rien fait ?
Tant pis, j'abandonne ma part.
Puis il jette le couteau par terre,
Mais la baleine s'en empare, et se précipitant sur le père
Elle le transperce de père en part.
Ah, ah, dit le cousin Gaston,
On me rappelle la chasse, la chasse aux papillons.
Et voilà
Voilà Prosper qui prépare les faire-part,
La mère qui prend le deuil de son pauvre mari
Et la baleine, la larme à l'oeil contemplant le foyer détruit.
Soudain elle s'écrie :
Et pourquoi donc j'ai tué ce pauvre imbécile,
Maintenant les autres vont me pourchasser en moto-godille
Et puis ils vont exterminer toute ma petite famille.
Alors éclatant d'un rire inquiétant,
Elle se dirige vers la porte et dit
À la veuve en passant :
Madame, si quelqu'un vient me demander,
Soyez aimable et répondez :
La baleine est sortie,
Asseyez-vous,
Attendez là,
Dans une quinzaine d'années, sans doute elle reviendra...

 

 

 Face à nous  : la baleine. Jean-Noël Jeanneney

 

 

vendredi, 25 mars 2016

Alphonse de Lamartine.

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dimanche, 21 février 2016

Les fleurs du rêve...

 

 

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mercredi, 10 février 2016

Citation : Sénèque

 

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vendredi, 01 janvier 2016

Charles Baudelaire " Les fleurs du mal "

 

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jeudi, 10 décembre 2015

Citation : Jacques Attali

 

 

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 Brooke Shaden Photography

 

samedi, 21 novembre 2015

Ayez des rêves...

 

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jeudi, 05 novembre 2015

Gérard de Nerval : Lettre à une inconnue

 

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jeudi, 15 octobre 2015

Christiane Singer : La mort viennoise

 

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mercredi, 07 octobre 2015

Paul Verlaine " Mon rêve familier "

 

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mardi, 22 septembre 2015

Stéphane Mallarmé

 

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mardi, 01 septembre 2015

Les anti-Freud qui sont-ils ? Le livre noir de la psychanalyse...

 

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Le 15 novembre 2012, Philippe Val, directeur de France Inter, répond au médiateur dans l’émission Service public. Des auditeurs ont écrit pour se plaindre d’une récente « journée freudienne » sur la station : « Pourquoi pas une journée sur l’astrologie ? Pourquoi n’avait-on pas entendu de contradicteurs de la psychanalyse, Michel Onfray par exemple ? » En réponse, Philippe Val assimile les adversaires de Freud à des gens « soucieux de nationalisme, d’ordre, de rangement, de dressage de l’individu ». Il n’était donc « pas question de donner la contradiction ». Et d’ajouter : « Si vous voulez faire une journée sur Darwin (...), est-ce que vous êtes obligé de faire venir des créationnistes toute la journée ? »


 

Philippe Val fait un sort particulier au Livre noir de la psychanalyse, qui avait provoqué une polémique lors de sa parution : « Le Livre Noir de la psychanalyse, un livre d’ailleurs à tonalité… avec des auteurs, disons assez louches, plutôt marqués à l’extrême droite, et une extrême droite qui ne sent pas toujours très bon, mais apparemment ça n’a choqué personne ».


 

Une diffamation ?


 

Le soir même, les auteurs du Livre noir annoncent leur intention de saisir la justice. Puis renoncent après étude juridique. Car en l’absence d’une allusion à des faits précis, la plainte en diffamation ne pourrait vraisemblablement aboutir : pour la Chambre de la presse, la qualification d’extrême droite serait vue comme une simple appréciation, non condamnable en tant que telle.


 

Anecdotique, tout cela ? En tout cas, emblématique de la facilité avec laquelle le point Godwin est rapidement franchi chez les psys. Le point Godwin désigne le moment où un débatteur qualifie son adversaire de fasciste, histoire de couper court à la querelle : on ne discute pas avec un fasciste. Or certains défenseurs de Freud ne se gênent pas pour taxer de fascisme, de haine, parfois d’antisémitisme, les « anti-psychanalyse ». Entendre le directeur d’une radio publique suivre le mouvement, délivrer des brevets de fascisme, édicter ce qui est scientifique ou non, vaut bien une petite enquête. Je demande donc un entretien à Philippe Val, pour savoir ce qui lui inspire ces accusations. Quels passages du Livre noir, par exemple, quelles conversations avec quels spécialistes ? Son assistante laisse espérer que ma démarche va aboutir, et puis non…


 

Côté Livre noir, les quatre coordonateurs de l’ouvrage se disent outrés par les accusations de Philippe Val. « Je trouve ça scandaleux, lance Didier Pleux, directeur de l’Institut français de thérapie cognitive. Toute ma formation a été faite chez des grands psys juifs. Je suis un dissident de la psychanalyse, et quand je me suis engagé toute ma vie pour aider, quand mes écrits luttent contre l’égocentrisme et pour la prise en compte du sentiment de l’autre, ça fait drôle. »


 

Jacques Van Rillaer, professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain-la-Neuve, préfère ironiser : « J’imagine que M. Val répète simplement ce que d’autres disent. Je parierais qu’il n’a pas lu Le Livre noir, et même qu’il ne l’a jamais eu en mains. Je pense qu’il est mal informé, et qu’il a fait confiance à des gens qu’il connaît, et qui ont dû le flatter. Vous savez comme moi que s’il y a des gens que l’on flatte, c’est bien les journalistes… D’ailleurs, Jacques Lacan allait chercher lui-même Françoise Giroud à L’Express, et lui accordait des séances plus longues qu’à n’importe qui. J’ai moi-même eu un journaliste en consultation, et comme les thérapies cognitivo-comportementales marchaient, il en a parlé. C’est ainsi que l’opinion se transforme. »


 

Lorsqu’il entend Philippe Val déclarer que l’on ne débat pas avec les adversaires de Freud, Jean Cottraux, di­recteur scientifique de l’Institut francophone de formation et recherche en TCC (Ifforthecc) et coordonnateur du Livre noir, livre une information croustillante : « Pourtant, j’ai bien été invité ! L’avant-veille de cette journée Freud, on m’a proposé de discuter à 8 heures du matin avec Élisabeth Roudinesco. Mais j’étais en province et ne pouvais me déplacer. J’ai demandé à participer par téléphone, on m’a répondu que c’était difficile, et on ne m’a pas rappelé. J’ai été remplacé par Marcel Rufo, qui pourtant se trouvait à Marseille, et qui a fait le panégyrique de Mme Roudinesco. Une opération de com’, rien d’autre ! Peut-être qu’un ordre était venu d’en haut… »


 

D’où vient la rumeur ?


 

Mais qui soufflerait à Philippe Val ce qu’il faut penser du Livre noir  ? Laissons l’historien et philosophe Mikkel Borch-Jacobsen, professeur à l’université de Washington à Seattle, lancer l’accusation : « J’ai toujours été à gauche, et même à l’extrême gauche. À deux reprises, j’ai demandé un droit de réponse parce qu’on m’avait traité publiquement, par écrit, de révisionniste, de négationniste. Mais pour qu’il vous soit accordé, il faut menacer d’une action en justice. J’ai rappelé combien ces termes étaient extraordinairement blessants, d’autant que je suis marié à une Juive dont la quasi-totalité de la famille est morte dans les camps. Mon beau-père, lui, est revenu d’Auschwitz et porte toujours son matricule sur le bras. Il n’empêche, la rumeur continue, constamment. Une fois qu’elle est lancée, on ne peut pas l’arrêter. C’est comme un train en marche. Plus on la dément, et plus elle se répand. J’en veux beaucoup à Élisabeth Roudinesco, parce que c’est elle qui en est délibérément à l’origine. »


 

Historienne, directrice de recherches à Paris VII et rattachée au département d’Histoire de l’École Normale Supérieure, Élisabeth Roudinesco ne manque jamais de présenter la psychanalyse comme un humanisme face aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qu’elle désigne inversement comme des machines à « dresser », à animaliser l’humain.


 

Je la contacte pour avoir son opinion sur la « journée Freud » de France Inter, sur les propos de Philippe Val, et sur les maux dont on l’accuse. Voici sa réponse : « Je n’ai pas à donner une appréciation sur des propos, qu’à ma connaissance, Philippe Val n’a pas tenus et que vous rapportez sans le moindre jugement critique quant à vos sources. Je n’ai pas davantage à répondre à des rumeurs. (…) Quant aux auteurs du Livre noir de la psychanalyse dont vous vous faites le porte-parole et qui se plaignent apparemment de n’avoir pas été invités le 9 novembre à France Inter en affirmant que cette journée aurait été un acte de propagande en faveur de la psychanalyse et des psychanalystes, je vous rappelle que ladite journée n’était pas consacrée à la psychanalyse mais à Sigmund Freud. (…) C’était une journée de haut niveau avec des chercheurs et des personnalités incontestables. Elle a d’ailleurs, pour ces raisons, recueilli un très vif succès. Que cela ne plaise pas à ceux qui colportent des rumeurs, je le constate sous votre plume, mais cela ne me concerne pas. »


 

Histoire de la rassurer sur ma santé mentale, je lui adresse le verbatim des propos tenus par Philippe Val sur France Inter, ainsi qu’un lien vers un podcast pour qu’elle puisse écouter l’émission en question.


 

« Si tu n’as rien à dire de plus beau que le silence, tais-toi  », dit le proverbe. Élisabeth Roudinesco, suite à mes précisions, respectera le plus profond silence. C’est donc sans son concours que nous allons tenter d’y voir plus clair. Pourquoi est-elle accusée (à tort ou à raison, nous allons le voir) de répandre la rumeur que les opposants à Freud sont des antisémites ? Pour le rôle qu’elle a joué durant trois débats.


 

Acte  I : Freud à Washington


 

Au milieu des années 1990, à Washington, la Bibliothèque du Congrès doit consacrer une exposition au fondateur de la psychanalyse. C’est alors que 42 intellectuels signent une pétition pour déplorer que le comité d’organisation ne prenne pas en compte les travaux d’historiens revisitant la légende de Sigmund Freud.


 

L’exposition est annulée, officiellement pour des raisons financières, mais Élisabeth Roudinesco y voit l’influence de la pétition.


 

Le 26 janvier 1996, la psychanalyste publie dans Libération une tribune intitulée « Le révisionnisme antifreudien gagne les États-Unis ».


 

Révisionnisme ? « Dans les pays anglo-saxons, précise Mikkel Borch-Jacobsen, il est courant de parler de révisionnisme historique. L’historien qui révise une certaine version de l’Histoire est forcément "révisionniste", ce qui n’a aucun rapport avec la négation de l’Holocauste. Élisabeth Roudinesco ne dit pas que les pétitionnaires sont antisémites, d’autant que nombre d’entre eux sont juifs. Mais dans le contexte français, avec un tel terme, la rumeur s’étend tout de suite. »


 

Élisabeth Roudinesco prend pourtant soin de préciser, en note, ceci : « Le terme est à prendre, ici, au sens classique d’une révision historiographique, qui n’a rien de commun avec les révisionnistes négationnistes du génocide des Juifs et des Tsiganes. »


 

Certes, l’ambiguïté est ici dissipée. Mais alors pourquoi user d’un terme impropre, qui sera ensuite repris dans plusieurs de ses écrits ?


 

Acte  II : Mensonges freudiens

 

En 2002, les éditions belges Mardaga acceptent de publier un livre refusé de partout en France, Mensonges freudiens, signé par le psychiatre Jacques Bénesteau. Plus virulent et sarcastique encore que le futur Livre noir, l’ouvrage, qui récapitule les travaux des historiens de Freud déconstruisant la légende officielle, reçoit le prix de la Société française d’histoire de la médecine (SFHM), à l’unanimité.


 

En 2003, le très à droite Club de l’Horloge décide de décerner à Élisabeth Roudinesco son prix Lyssenko, attribué chaque année à une personnalité qui a « par ses écrits ou par ses actes, apporté une contribution exemplaire à la désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques ».


 

Le rapporteur du jury n’est autre que le préfacier de Jacques Bénesteau. Ce dernier convie d’ailleurs Mikkel Borch-Jacobsen à la cérémonie, prévue le 14 janvier 2004. Celui-ci refuse, par un e-mail à Jacques Bénesteau adressé en copie à l’intéressée : « Il est de notoriété publique que je suis depuis de longues années en désaccord avec ses positions. Ceci toutefois ne saurait m’inciter à me rallier aux chemises brunes intellectuelles avec lesquelles vous avez jugé bon de vous associer. J’ai le plus grand mépris pour tout ce que représente le Club de l’Horloge, et je ressens comme une insulte que vous ayez pu songer un seul instant que je m’associerais à cette provocation. »


 

Peu après, dans le numéro 27 de la revue Les Temps modernes, Élisabeth Roudinesco contre-attaque. Tout en évoquant à nouveau une « école dite révisionniste », elle accuse Mensonges freudiens d’être empreint d’un « antisémitisme masqué  ». Jacques Bénesteau et Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge, l’attaquent en diffamation. Le 17 février 2005, à l’audience de la dix-septième Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, spécialisée dans les affaires de presse, Élisabeth Roudinesco produit l’e-mail de Mikkel Borch-Jacobsen, sans le lui avoir demandé (« Elle ne peut pas dire que je suis d’extrême droite  », souligne-t-il). Jacques Bénesteau, lui, s’est choisi l’avocat de Jean-Marie Le Pen… Le 2 juin 2005, il est débouté et ne fera pas appel. Depuis, il s’est fait singulièrement discret.


 

Acte  III : 
Le Livre noir de la psychanalyse


 

En 2004, un rapport de l’Inserm estime les TCC plus efficaces que la psychanalyse pour la prise en charge des troubles mentaux, à l’exception des troubles de la personnalité. Le document provoque un tel tohu-bohu que Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, annonce devant un parterre de lacaniens, en février 2005, qu’il enterre le rapport. Ce qui lui vaut une standing ovation. Mais donne l’idée du Livre noir  : le quatuor jugé nauséabond par Philippe Val tire à boulets rouges sur la psychanalyse en coordonnant près de quarante auteurs, dont le tiers sont d’ailleurs juifs. « Si les psychanalystes avaient pris acte des conclusions du rapport, et avaient accepté de se cantonner à la prise en charge des troubles de la personnalité ou à l’analyse sans prétention thérapeutique, on aurait dit qu’ils s’inclinaient avec grâce et on n’aurait jamais fait Le Livre noir, explique Jean Cottraux. Je n’y aurais pas investi une once de mon temps. En voulant faire interdire un rapport scientifique de la République par des moyens bizarres, ils se sont tiré une balle dans le pied. Et ils continuent. Ils vont terminer complètement discrédités. »


 

Le 1er septembre 2005, pour accompagner la sortie du Livre noir, Le Nouvel Observateur publie un dossier intitulé « Faut-il en finir avec la psychanalyse ? » Le rédacteur en chef, Laurent Joffrin, qui nourrissait pourtant un a priori plutôt favorable à la psychanalyse, met alors les pieds dans le plat : il écrit qu’Élisabeth Roudinesco lui aurait déconseillé de parler de l’ouvrage sous prétexte qu’il était « politiquement louche, à la limite de l’antisémitisme ».


 

L’intéressée exerce à nouveau un droit de réponse : « Je n’ai jamais parlé d’antisémitisme à propos du Livre noir, et vous faites là une malheureuse confusion avec un précédent ouvrage (Mensonges freudiens, n.d.l.r.) dans lequel j’avais, en effet, décelé de l’« antisémitisme masqué ». J’affirme, au contraire, qu’il n’y en pas trace dans Le Livre noir. » Cette mise au point noir sur blanc n’empêche pas une autre rumeur de se répandre (à laquelle Élisabeth Roudinesco est étrangère) : la journaliste du Nouvel Obs en charge du dossier sur Le Livre noir, elle, n’aimerait pas les Juifs…


 

Remarquons que Jacques Bénesteau n’a pas été invité à écrire dans Le Livre noir, où il n’est pas cité. Ce n’est évidemment pas un hasard. « Sinon, l’amalgame est vite fait », commente Didier Pleux.


 

« Son absence dans Le Livre noir devrait être un signe pour tous ceux qui nous croient d’extrême droite », martèle Mikkel Borch-Jacobsen.


 

« Il y avait de bonnes choses dans son livre, d’autres étaient excessives, c’est tout ce qu’on peut dire, raconte Jean Cottraux. Nous n’en avons pas voulu dans Le Livre noir, étant donné qu’il était suspect. Je l’ai cité en note dans un de mes livres, Les visiteurs du soi, avec d’autres, dont Freud et Roudinesco. Cela m’a été reproché de façon cinglante. »


 

« À l’origine, dans Le Livre noir, admet Jacques Van Rillaer, j’avais naïvement cité Bénesteau. Mais après son choix d’avocat, j’ai dû supprimer ces références, à la demande de mon éditrice et d’autres auteurs. Et j’ai demandé à Bénesteau de retirer d’un site web antifreudien dont il s’occupait des textes de moi que je l’avais autorisé à reproduire. »


 

Lacanien repenti, Jacques Van Rillaer avait déjà publié Les Illusions de la psychanalyse, au titre explicite, et avait déjà dû faire preuve de prudence : « Avec ce livre, je n’ai jamais entendu la moindre critique m’assimilant à l’extrême droite. Mais un collègue m’avait dit : "Ne cite surtout pas La scolastique freudienne de Debray-Ritzen : il est clairement situé à droite, et il suffit qu’un journaliste s’aperçoive que tu lui rends hommage pour que ton livre ne soit pas signalé". J’ai un peu lâchement supprimé quelques passages. »


 

Pierre Debray-Ritzen, auteur de La scolastique freudienne et de La psychanalyse, cette imposture, était tenu, selon Didier Pleux, pour « un homme de droite ».


 

« C’était la critique bébête de la psychanalyse, poursuit-il, parce que celle-ci parlait un peu trop de sexe et de liberté, et accompagnait 68 de façon intelligente. »


 

Pierre Debray-Ritzen et Jacques Bénesteau constituent ce que Didier Pleux appelle « les casseroles » des adversaires de la psychanalyse.


 

Une longue histoire


 

Mais remontons encore dans le temps. Bien avant Mensonges freudiens, Le Livre noir, ou Le Crépuscule d’une idole de Michel Onfray, les anti-Freud étaient-ils assimilés à l’extrême droite, ou s’agit-il d’un phénomène récent ? « C’est une aberration qui a une longue histoire, explique Mikkel Borch-Jacobsen. C’est en fait Freud lui-même qui avait lancé cette idée en 1914, dans son Histoire du mouvement psychanalytique, où il suggérait que des préjugés raciaux avaient joué dans sa rupture avec Jung. De même, dans un article de 1925 pour la Revue juive, il n’excluait pas l’antisémitisme pour expliquer la résistance à la psychanalyse. »


 

Mais sans même parler des nazis, il y a bien eu des antisémites parmi ceux qui dénigraient la psychanalyse comme « science juive » ! « Bien sûr, c’est évident, lâche Mikkel Borch-Jacobsen. Mais toute critique de la psychanalyse n’est pas pour autant antisémite. Soyons clairs : parmi les critiques de la psychanalyse à Vienne, il y avait des Juifs ! Karl Kraus, converti au catholicisme, Ludwig Wittgenstein, Karl Popper, sans compter les dissidents de Freud comme Alfred Adler ! » 


 

L’assimilation des antifreudiens aux fascistes semblant aujourd’hui un phénomène franco-français, qu’en pensent les spécialistes de la diffusion de la psychanalyse en France ?


 

Prenons le psychanalyste Alain de Mijolla, auteur d’un triptyque monumental sur la question. En 2010, dans un article commandé pour la revue Sciences Humaines, le « grand frère » du Cercle Psy, il écrivait, à propos de la suspicion d’antisémitisme avancée par Freud lui-même envers ses détracteurs : « N’en sommes-nous pas encore et toujours, sous des apparences différentes, au même point aujourd’hui ? ».


 

Le moment est venu de lui demander des précisions. En réponse, il m’écrit ceci : « Je ne suis pas assez au courant des écrits du Livre noir ou de Michel Onfray (je me suis évité la corvée de les lire…) pour les taxer d’antisémitisme. Je pense toutefois qu’il faut distinguer les attaques ad hominem faites à Freud qui, obligatoirement, sont empreintes d’un antisémitisme qui ne se déclare pas comme tel (ce n’est pas la mode…) mais n’en demeure pas moins sous-jacent. J’ignore les tenants de l’extrême droite et ne lis aucune de leurs publications… Désolé de ne pouvoir vous en dire plus. »


 

Essayons quelqu’un d’autre, qui, cette fois, ne soit pas psychanalyste. Annick Ohayon, par exemple, auteure de Psychologie et psychanalyse en France. L’impossible rencontre (1919-1969). Que pense-t-elle de l’équation « antifreudiens = antisémites » ? « D’un point de vue historique, en France, cet amalgame n’est évidemment pas justifié : les premiers critiques de la psychanalyse – Georges Dumas, Charles Blondel, ou même Henri Piéron – étaient d’authentiques républicains, plutôt de gauche. Et il y avait parmi les pionniers du mouvement freudien des gens très à droite et plutôt antisémites – Édouard Pichon, et, dans une moindre mesure, René Laforgue et Angelo Hesnard. Les jeunesses de Jacques Lacan et de Françoise Dolto ne sont pas très à gauche non plus ! Il y a là une filiation maurrassienne qu’il faudrait examiner de près. Et dans les années 1950, les adversaires les plus déterminés étaient communistes. Alors, vous voyez, ce n’est pas si simple. Il me semble qu’il faut distinguer deux choses : les attaques concernant la psychanalyse comme méthode thérapeutique, qui peuvent venir de n’importe où, et surtout du corps médical, et celles qui concernent l’homme Freud et la doctrine, qui sont plus idéologiques – et plus récentes. Le Livre noir de la psychanalyse s’inscrit plutôt dans ce cadre. »


 

Elle me conseille de m’adresser à un historien, spécialiste à la fois de la psychanalyse et de l’antisémitisme. Excellente piste ! Je dégaine ma plus belle plume, je le sollicite. Il me répond d’une phrase : « Sur le sujet de votre enquête, je ne dispose pas d’informations qui me permettraient de répondre à vos questions. »


 

D’un Godwin à l’autre


 

Des psychanalystes d’extrême droite, des détracteurs de Freud juifs… Histoire de démolir toute vision binaire de la situation, toute tentation de diviser les protagonistes entre gentils et méchants, sincères et hypocrites, écoutons encore ceci. Didier Pleux voit dans les accusations de fascisme ou d’antisémitisme « une pure tactique pour exclure l’opposition ».


 

« Les psychanalystes éclairés, et j’en connais, ne rentrent pas du tout dans ce débat, assène-t-il. J’ai été exclu de l’université de Caen, où j’étais chargé de cours, parce que je tenais des propos anti-doltoiens. Où est le fascisme ? Je suis maintenant à l’université populaire de Michel Onfray, qui s’est fait traiter lui aussi d’antisémite. Onfray, antisémite ! Pour moi, l’extrémisme de droite, c’est le tout-à-l’ego : tout pour mon petit moi, la destruction du lien social, la propagande, la censure, la croyance en une idéologie fermée. Or, c’est ce qu’est la psychanalyse en ce moment ! »


 

Jean Cottraux, quant à lui, a répondu à Philippe Val en diffusant un texte où il rappelle le comportement trouble de Françoise Dolto sous l’Occupation, ou encore que Freud a dédicacé un livre à Mussolini, et aurait nourri une certaine admiration pour le dictatorial chancelier autrichien Dollfuss… Eh oui : on voit poindre des arguments selon lesquels « Les fachos, ce n’est pas nous, c’est ceux d’en face ». L’extrême droite, c’est Freud ! Le point Godwin est franchi dans les deux sens…


 

Je suis mal parti pour mon enquête. Les gens s’accusent du pire, parfois sans s’être lus. Ou encore du pire « masqué », ce qui nous fait une belle jambe. Et certains refusent de répondre. Les spécialistes bottent en touche. Les accusés eux aussi traitent leurs adversaires de fascistes. Ils refusent même de frayer avec un autre accusé, quand bien même ils apprécient en partie son travail. Élisabeth Roudinesco, coupable idéale pour le lancement de ces rumeurs, a dit publiquement l’inverse de ce dont on l’accable.


 

Voilà le genre d’article qui devrait me fâcher avec tout le monde ! Et il y aura bien aussi quelqu’un pour me taxer d’antisémitisme. Ou pour prétendre que je suis « assez louche » et que je sens mauvais. Allons, il faut écouter la voix de la sagesse et renoncer. Ma décision est prise : tant pis, je n’écrirai pas cet article. Oups. Trop tard.

 

 

dimanche, 30 août 2015

Citation : Au grand Saint Christophe

 

 

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mardi, 18 août 2015

Théodore de Bonville

 

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