mardi, 01 septembre 2015

Les anti-Freud qui sont-ils ? Le livre noir de la psychanalyse...

 

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Le 15 novembre 2012, Philippe Val, directeur de France Inter, répond au médiateur dans l’émission Service public. Des auditeurs ont écrit pour se plaindre d’une récente « journée freudienne » sur la station : « Pourquoi pas une journée sur l’astrologie ? Pourquoi n’avait-on pas entendu de contradicteurs de la psychanalyse, Michel Onfray par exemple ? » En réponse, Philippe Val assimile les adversaires de Freud à des gens « soucieux de nationalisme, d’ordre, de rangement, de dressage de l’individu ». Il n’était donc « pas question de donner la contradiction ». Et d’ajouter : « Si vous voulez faire une journée sur Darwin (...), est-ce que vous êtes obligé de faire venir des créationnistes toute la journée ? »


 

Philippe Val fait un sort particulier au Livre noir de la psychanalyse, qui avait provoqué une polémique lors de sa parution : « Le Livre Noir de la psychanalyse, un livre d’ailleurs à tonalité… avec des auteurs, disons assez louches, plutôt marqués à l’extrême droite, et une extrême droite qui ne sent pas toujours très bon, mais apparemment ça n’a choqué personne ».


 

Une diffamation ?


 

Le soir même, les auteurs du Livre noir annoncent leur intention de saisir la justice. Puis renoncent après étude juridique. Car en l’absence d’une allusion à des faits précis, la plainte en diffamation ne pourrait vraisemblablement aboutir : pour la Chambre de la presse, la qualification d’extrême droite serait vue comme une simple appréciation, non condamnable en tant que telle.


 

Anecdotique, tout cela ? En tout cas, emblématique de la facilité avec laquelle le point Godwin est rapidement franchi chez les psys. Le point Godwin désigne le moment où un débatteur qualifie son adversaire de fasciste, histoire de couper court à la querelle : on ne discute pas avec un fasciste. Or certains défenseurs de Freud ne se gênent pas pour taxer de fascisme, de haine, parfois d’antisémitisme, les « anti-psychanalyse ». Entendre le directeur d’une radio publique suivre le mouvement, délivrer des brevets de fascisme, édicter ce qui est scientifique ou non, vaut bien une petite enquête. Je demande donc un entretien à Philippe Val, pour savoir ce qui lui inspire ces accusations. Quels passages du Livre noir, par exemple, quelles conversations avec quels spécialistes ? Son assistante laisse espérer que ma démarche va aboutir, et puis non…


 

Côté Livre noir, les quatre coordonateurs de l’ouvrage se disent outrés par les accusations de Philippe Val. « Je trouve ça scandaleux, lance Didier Pleux, directeur de l’Institut français de thérapie cognitive. Toute ma formation a été faite chez des grands psys juifs. Je suis un dissident de la psychanalyse, et quand je me suis engagé toute ma vie pour aider, quand mes écrits luttent contre l’égocentrisme et pour la prise en compte du sentiment de l’autre, ça fait drôle. »


 

Jacques Van Rillaer, professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain-la-Neuve, préfère ironiser : « J’imagine que M. Val répète simplement ce que d’autres disent. Je parierais qu’il n’a pas lu Le Livre noir, et même qu’il ne l’a jamais eu en mains. Je pense qu’il est mal informé, et qu’il a fait confiance à des gens qu’il connaît, et qui ont dû le flatter. Vous savez comme moi que s’il y a des gens que l’on flatte, c’est bien les journalistes… D’ailleurs, Jacques Lacan allait chercher lui-même Françoise Giroud à L’Express, et lui accordait des séances plus longues qu’à n’importe qui. J’ai moi-même eu un journaliste en consultation, et comme les thérapies cognitivo-comportementales marchaient, il en a parlé. C’est ainsi que l’opinion se transforme. »


 

Lorsqu’il entend Philippe Val déclarer que l’on ne débat pas avec les adversaires de Freud, Jean Cottraux, di­recteur scientifique de l’Institut francophone de formation et recherche en TCC (Ifforthecc) et coordonnateur du Livre noir, livre une information croustillante : « Pourtant, j’ai bien été invité ! L’avant-veille de cette journée Freud, on m’a proposé de discuter à 8 heures du matin avec Élisabeth Roudinesco. Mais j’étais en province et ne pouvais me déplacer. J’ai demandé à participer par téléphone, on m’a répondu que c’était difficile, et on ne m’a pas rappelé. J’ai été remplacé par Marcel Rufo, qui pourtant se trouvait à Marseille, et qui a fait le panégyrique de Mme Roudinesco. Une opération de com’, rien d’autre ! Peut-être qu’un ordre était venu d’en haut… »


 

D’où vient la rumeur ?


 

Mais qui soufflerait à Philippe Val ce qu’il faut penser du Livre noir  ? Laissons l’historien et philosophe Mikkel Borch-Jacobsen, professeur à l’université de Washington à Seattle, lancer l’accusation : « J’ai toujours été à gauche, et même à l’extrême gauche. À deux reprises, j’ai demandé un droit de réponse parce qu’on m’avait traité publiquement, par écrit, de révisionniste, de négationniste. Mais pour qu’il vous soit accordé, il faut menacer d’une action en justice. J’ai rappelé combien ces termes étaient extraordinairement blessants, d’autant que je suis marié à une Juive dont la quasi-totalité de la famille est morte dans les camps. Mon beau-père, lui, est revenu d’Auschwitz et porte toujours son matricule sur le bras. Il n’empêche, la rumeur continue, constamment. Une fois qu’elle est lancée, on ne peut pas l’arrêter. C’est comme un train en marche. Plus on la dément, et plus elle se répand. J’en veux beaucoup à Élisabeth Roudinesco, parce que c’est elle qui en est délibérément à l’origine. »


 

Historienne, directrice de recherches à Paris VII et rattachée au département d’Histoire de l’École Normale Supérieure, Élisabeth Roudinesco ne manque jamais de présenter la psychanalyse comme un humanisme face aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qu’elle désigne inversement comme des machines à « dresser », à animaliser l’humain.


 

Je la contacte pour avoir son opinion sur la « journée Freud » de France Inter, sur les propos de Philippe Val, et sur les maux dont on l’accuse. Voici sa réponse : « Je n’ai pas à donner une appréciation sur des propos, qu’à ma connaissance, Philippe Val n’a pas tenus et que vous rapportez sans le moindre jugement critique quant à vos sources. Je n’ai pas davantage à répondre à des rumeurs. (…) Quant aux auteurs du Livre noir de la psychanalyse dont vous vous faites le porte-parole et qui se plaignent apparemment de n’avoir pas été invités le 9 novembre à France Inter en affirmant que cette journée aurait été un acte de propagande en faveur de la psychanalyse et des psychanalystes, je vous rappelle que ladite journée n’était pas consacrée à la psychanalyse mais à Sigmund Freud. (…) C’était une journée de haut niveau avec des chercheurs et des personnalités incontestables. Elle a d’ailleurs, pour ces raisons, recueilli un très vif succès. Que cela ne plaise pas à ceux qui colportent des rumeurs, je le constate sous votre plume, mais cela ne me concerne pas. »


 

Histoire de la rassurer sur ma santé mentale, je lui adresse le verbatim des propos tenus par Philippe Val sur France Inter, ainsi qu’un lien vers un podcast pour qu’elle puisse écouter l’émission en question.


 

« Si tu n’as rien à dire de plus beau que le silence, tais-toi  », dit le proverbe. Élisabeth Roudinesco, suite à mes précisions, respectera le plus profond silence. C’est donc sans son concours que nous allons tenter d’y voir plus clair. Pourquoi est-elle accusée (à tort ou à raison, nous allons le voir) de répandre la rumeur que les opposants à Freud sont des antisémites ? Pour le rôle qu’elle a joué durant trois débats.


 

Acte  I : Freud à Washington


 

Au milieu des années 1990, à Washington, la Bibliothèque du Congrès doit consacrer une exposition au fondateur de la psychanalyse. C’est alors que 42 intellectuels signent une pétition pour déplorer que le comité d’organisation ne prenne pas en compte les travaux d’historiens revisitant la légende de Sigmund Freud.


 

L’exposition est annulée, officiellement pour des raisons financières, mais Élisabeth Roudinesco y voit l’influence de la pétition.


 

Le 26 janvier 1996, la psychanalyste publie dans Libération une tribune intitulée « Le révisionnisme antifreudien gagne les États-Unis ».


 

Révisionnisme ? « Dans les pays anglo-saxons, précise Mikkel Borch-Jacobsen, il est courant de parler de révisionnisme historique. L’historien qui révise une certaine version de l’Histoire est forcément "révisionniste", ce qui n’a aucun rapport avec la négation de l’Holocauste. Élisabeth Roudinesco ne dit pas que les pétitionnaires sont antisémites, d’autant que nombre d’entre eux sont juifs. Mais dans le contexte français, avec un tel terme, la rumeur s’étend tout de suite. »


 

Élisabeth Roudinesco prend pourtant soin de préciser, en note, ceci : « Le terme est à prendre, ici, au sens classique d’une révision historiographique, qui n’a rien de commun avec les révisionnistes négationnistes du génocide des Juifs et des Tsiganes. »


 

Certes, l’ambiguïté est ici dissipée. Mais alors pourquoi user d’un terme impropre, qui sera ensuite repris dans plusieurs de ses écrits ?


 

Acte  II : Mensonges freudiens

 

En 2002, les éditions belges Mardaga acceptent de publier un livre refusé de partout en France, Mensonges freudiens, signé par le psychiatre Jacques Bénesteau. Plus virulent et sarcastique encore que le futur Livre noir, l’ouvrage, qui récapitule les travaux des historiens de Freud déconstruisant la légende officielle, reçoit le prix de la Société française d’histoire de la médecine (SFHM), à l’unanimité.


 

En 2003, le très à droite Club de l’Horloge décide de décerner à Élisabeth Roudinesco son prix Lyssenko, attribué chaque année à une personnalité qui a « par ses écrits ou par ses actes, apporté une contribution exemplaire à la désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques ».


 

Le rapporteur du jury n’est autre que le préfacier de Jacques Bénesteau. Ce dernier convie d’ailleurs Mikkel Borch-Jacobsen à la cérémonie, prévue le 14 janvier 2004. Celui-ci refuse, par un e-mail à Jacques Bénesteau adressé en copie à l’intéressée : « Il est de notoriété publique que je suis depuis de longues années en désaccord avec ses positions. Ceci toutefois ne saurait m’inciter à me rallier aux chemises brunes intellectuelles avec lesquelles vous avez jugé bon de vous associer. J’ai le plus grand mépris pour tout ce que représente le Club de l’Horloge, et je ressens comme une insulte que vous ayez pu songer un seul instant que je m’associerais à cette provocation. »


 

Peu après, dans le numéro 27 de la revue Les Temps modernes, Élisabeth Roudinesco contre-attaque. Tout en évoquant à nouveau une « école dite révisionniste », elle accuse Mensonges freudiens d’être empreint d’un « antisémitisme masqué  ». Jacques Bénesteau et Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge, l’attaquent en diffamation. Le 17 février 2005, à l’audience de la dix-septième Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, spécialisée dans les affaires de presse, Élisabeth Roudinesco produit l’e-mail de Mikkel Borch-Jacobsen, sans le lui avoir demandé (« Elle ne peut pas dire que je suis d’extrême droite  », souligne-t-il). Jacques Bénesteau, lui, s’est choisi l’avocat de Jean-Marie Le Pen… Le 2 juin 2005, il est débouté et ne fera pas appel. Depuis, il s’est fait singulièrement discret.


 

Acte  III : 
Le Livre noir de la psychanalyse


 

En 2004, un rapport de l’Inserm estime les TCC plus efficaces que la psychanalyse pour la prise en charge des troubles mentaux, à l’exception des troubles de la personnalité. Le document provoque un tel tohu-bohu que Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, annonce devant un parterre de lacaniens, en février 2005, qu’il enterre le rapport. Ce qui lui vaut une standing ovation. Mais donne l’idée du Livre noir  : le quatuor jugé nauséabond par Philippe Val tire à boulets rouges sur la psychanalyse en coordonnant près de quarante auteurs, dont le tiers sont d’ailleurs juifs. « Si les psychanalystes avaient pris acte des conclusions du rapport, et avaient accepté de se cantonner à la prise en charge des troubles de la personnalité ou à l’analyse sans prétention thérapeutique, on aurait dit qu’ils s’inclinaient avec grâce et on n’aurait jamais fait Le Livre noir, explique Jean Cottraux. Je n’y aurais pas investi une once de mon temps. En voulant faire interdire un rapport scientifique de la République par des moyens bizarres, ils se sont tiré une balle dans le pied. Et ils continuent. Ils vont terminer complètement discrédités. »


 

Le 1er septembre 2005, pour accompagner la sortie du Livre noir, Le Nouvel Observateur publie un dossier intitulé « Faut-il en finir avec la psychanalyse ? » Le rédacteur en chef, Laurent Joffrin, qui nourrissait pourtant un a priori plutôt favorable à la psychanalyse, met alors les pieds dans le plat : il écrit qu’Élisabeth Roudinesco lui aurait déconseillé de parler de l’ouvrage sous prétexte qu’il était « politiquement louche, à la limite de l’antisémitisme ».


 

L’intéressée exerce à nouveau un droit de réponse : « Je n’ai jamais parlé d’antisémitisme à propos du Livre noir, et vous faites là une malheureuse confusion avec un précédent ouvrage (Mensonges freudiens, n.d.l.r.) dans lequel j’avais, en effet, décelé de l’« antisémitisme masqué ». J’affirme, au contraire, qu’il n’y en pas trace dans Le Livre noir. » Cette mise au point noir sur blanc n’empêche pas une autre rumeur de se répandre (à laquelle Élisabeth Roudinesco est étrangère) : la journaliste du Nouvel Obs en charge du dossier sur Le Livre noir, elle, n’aimerait pas les Juifs…


 

Remarquons que Jacques Bénesteau n’a pas été invité à écrire dans Le Livre noir, où il n’est pas cité. Ce n’est évidemment pas un hasard. « Sinon, l’amalgame est vite fait », commente Didier Pleux.


 

« Son absence dans Le Livre noir devrait être un signe pour tous ceux qui nous croient d’extrême droite », martèle Mikkel Borch-Jacobsen.


 

« Il y avait de bonnes choses dans son livre, d’autres étaient excessives, c’est tout ce qu’on peut dire, raconte Jean Cottraux. Nous n’en avons pas voulu dans Le Livre noir, étant donné qu’il était suspect. Je l’ai cité en note dans un de mes livres, Les visiteurs du soi, avec d’autres, dont Freud et Roudinesco. Cela m’a été reproché de façon cinglante. »


 

« À l’origine, dans Le Livre noir, admet Jacques Van Rillaer, j’avais naïvement cité Bénesteau. Mais après son choix d’avocat, j’ai dû supprimer ces références, à la demande de mon éditrice et d’autres auteurs. Et j’ai demandé à Bénesteau de retirer d’un site web antifreudien dont il s’occupait des textes de moi que je l’avais autorisé à reproduire. »


 

Lacanien repenti, Jacques Van Rillaer avait déjà publié Les Illusions de la psychanalyse, au titre explicite, et avait déjà dû faire preuve de prudence : « Avec ce livre, je n’ai jamais entendu la moindre critique m’assimilant à l’extrême droite. Mais un collègue m’avait dit : "Ne cite surtout pas La scolastique freudienne de Debray-Ritzen : il est clairement situé à droite, et il suffit qu’un journaliste s’aperçoive que tu lui rends hommage pour que ton livre ne soit pas signalé". J’ai un peu lâchement supprimé quelques passages. »


 

Pierre Debray-Ritzen, auteur de La scolastique freudienne et de La psychanalyse, cette imposture, était tenu, selon Didier Pleux, pour « un homme de droite ».


 

« C’était la critique bébête de la psychanalyse, poursuit-il, parce que celle-ci parlait un peu trop de sexe et de liberté, et accompagnait 68 de façon intelligente. »


 

Pierre Debray-Ritzen et Jacques Bénesteau constituent ce que Didier Pleux appelle « les casseroles » des adversaires de la psychanalyse.


 

Une longue histoire


 

Mais remontons encore dans le temps. Bien avant Mensonges freudiens, Le Livre noir, ou Le Crépuscule d’une idole de Michel Onfray, les anti-Freud étaient-ils assimilés à l’extrême droite, ou s’agit-il d’un phénomène récent ? « C’est une aberration qui a une longue histoire, explique Mikkel Borch-Jacobsen. C’est en fait Freud lui-même qui avait lancé cette idée en 1914, dans son Histoire du mouvement psychanalytique, où il suggérait que des préjugés raciaux avaient joué dans sa rupture avec Jung. De même, dans un article de 1925 pour la Revue juive, il n’excluait pas l’antisémitisme pour expliquer la résistance à la psychanalyse. »


 

Mais sans même parler des nazis, il y a bien eu des antisémites parmi ceux qui dénigraient la psychanalyse comme « science juive » ! « Bien sûr, c’est évident, lâche Mikkel Borch-Jacobsen. Mais toute critique de la psychanalyse n’est pas pour autant antisémite. Soyons clairs : parmi les critiques de la psychanalyse à Vienne, il y avait des Juifs ! Karl Kraus, converti au catholicisme, Ludwig Wittgenstein, Karl Popper, sans compter les dissidents de Freud comme Alfred Adler ! » 


 

L’assimilation des antifreudiens aux fascistes semblant aujourd’hui un phénomène franco-français, qu’en pensent les spécialistes de la diffusion de la psychanalyse en France ?


 

Prenons le psychanalyste Alain de Mijolla, auteur d’un triptyque monumental sur la question. En 2010, dans un article commandé pour la revue Sciences Humaines, le « grand frère » du Cercle Psy, il écrivait, à propos de la suspicion d’antisémitisme avancée par Freud lui-même envers ses détracteurs : « N’en sommes-nous pas encore et toujours, sous des apparences différentes, au même point aujourd’hui ? ».


 

Le moment est venu de lui demander des précisions. En réponse, il m’écrit ceci : « Je ne suis pas assez au courant des écrits du Livre noir ou de Michel Onfray (je me suis évité la corvée de les lire…) pour les taxer d’antisémitisme. Je pense toutefois qu’il faut distinguer les attaques ad hominem faites à Freud qui, obligatoirement, sont empreintes d’un antisémitisme qui ne se déclare pas comme tel (ce n’est pas la mode…) mais n’en demeure pas moins sous-jacent. J’ignore les tenants de l’extrême droite et ne lis aucune de leurs publications… Désolé de ne pouvoir vous en dire plus. »


 

Essayons quelqu’un d’autre, qui, cette fois, ne soit pas psychanalyste. Annick Ohayon, par exemple, auteure de Psychologie et psychanalyse en France. L’impossible rencontre (1919-1969). Que pense-t-elle de l’équation « antifreudiens = antisémites » ? « D’un point de vue historique, en France, cet amalgame n’est évidemment pas justifié : les premiers critiques de la psychanalyse – Georges Dumas, Charles Blondel, ou même Henri Piéron – étaient d’authentiques républicains, plutôt de gauche. Et il y avait parmi les pionniers du mouvement freudien des gens très à droite et plutôt antisémites – Édouard Pichon, et, dans une moindre mesure, René Laforgue et Angelo Hesnard. Les jeunesses de Jacques Lacan et de Françoise Dolto ne sont pas très à gauche non plus ! Il y a là une filiation maurrassienne qu’il faudrait examiner de près. Et dans les années 1950, les adversaires les plus déterminés étaient communistes. Alors, vous voyez, ce n’est pas si simple. Il me semble qu’il faut distinguer deux choses : les attaques concernant la psychanalyse comme méthode thérapeutique, qui peuvent venir de n’importe où, et surtout du corps médical, et celles qui concernent l’homme Freud et la doctrine, qui sont plus idéologiques – et plus récentes. Le Livre noir de la psychanalyse s’inscrit plutôt dans ce cadre. »


 

Elle me conseille de m’adresser à un historien, spécialiste à la fois de la psychanalyse et de l’antisémitisme. Excellente piste ! Je dégaine ma plus belle plume, je le sollicite. Il me répond d’une phrase : « Sur le sujet de votre enquête, je ne dispose pas d’informations qui me permettraient de répondre à vos questions. »


 

D’un Godwin à l’autre


 

Des psychanalystes d’extrême droite, des détracteurs de Freud juifs… Histoire de démolir toute vision binaire de la situation, toute tentation de diviser les protagonistes entre gentils et méchants, sincères et hypocrites, écoutons encore ceci. Didier Pleux voit dans les accusations de fascisme ou d’antisémitisme « une pure tactique pour exclure l’opposition ».


 

« Les psychanalystes éclairés, et j’en connais, ne rentrent pas du tout dans ce débat, assène-t-il. J’ai été exclu de l’université de Caen, où j’étais chargé de cours, parce que je tenais des propos anti-doltoiens. Où est le fascisme ? Je suis maintenant à l’université populaire de Michel Onfray, qui s’est fait traiter lui aussi d’antisémite. Onfray, antisémite ! Pour moi, l’extrémisme de droite, c’est le tout-à-l’ego : tout pour mon petit moi, la destruction du lien social, la propagande, la censure, la croyance en une idéologie fermée. Or, c’est ce qu’est la psychanalyse en ce moment ! »


 

Jean Cottraux, quant à lui, a répondu à Philippe Val en diffusant un texte où il rappelle le comportement trouble de Françoise Dolto sous l’Occupation, ou encore que Freud a dédicacé un livre à Mussolini, et aurait nourri une certaine admiration pour le dictatorial chancelier autrichien Dollfuss… Eh oui : on voit poindre des arguments selon lesquels « Les fachos, ce n’est pas nous, c’est ceux d’en face ». L’extrême droite, c’est Freud ! Le point Godwin est franchi dans les deux sens…


 

Je suis mal parti pour mon enquête. Les gens s’accusent du pire, parfois sans s’être lus. Ou encore du pire « masqué », ce qui nous fait une belle jambe. Et certains refusent de répondre. Les spécialistes bottent en touche. Les accusés eux aussi traitent leurs adversaires de fascistes. Ils refusent même de frayer avec un autre accusé, quand bien même ils apprécient en partie son travail. Élisabeth Roudinesco, coupable idéale pour le lancement de ces rumeurs, a dit publiquement l’inverse de ce dont on l’accable.


 

Voilà le genre d’article qui devrait me fâcher avec tout le monde ! Et il y aura bien aussi quelqu’un pour me taxer d’antisémitisme. Ou pour prétendre que je suis « assez louche » et que je sens mauvais. Allons, il faut écouter la voix de la sagesse et renoncer. Ma décision est prise : tant pis, je n’écrirai pas cet article. Oups. Trop tard.

 

 

vendredi, 09 janvier 2015

Tobie Nathan : La Nouvelle Interprétation des rêves

 

 

 

  Éditions Odile Jacob

Résumé : "Chacun d'entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s'évanouit est comme un fruit qu'on n'a pas cueilli. Un rêve qui n'est pas interprété est comme une lettre qui n'a pas été lue. Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu'un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l'interprète. J'ai voulu écrire ce livre comme un guide d'interprétation des rêves, pour aider chacun d'entre nous dans les moments difficiles qu'il nous arrive de traverser. Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m'est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d'interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j'ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c'est toujours et partout recevoir une interprétation ! J'ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l'anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie " - Tobie Nathan

 

mardi, 07 octobre 2014

Les sons, les nuits, les rêves de Christophe...

 

 

Un noctambule : Christophe


Juke Box - Ilan Klipper © 

 

Ilan Klipper, réalisateur, pour son dernier court métrage avec Christophe :" Juke Box " :Daniel est un chanteur qui, après avoir connu son heure de gloire, a plongé dans l'oubli. Ne supportant pas d'avoir disparu du devant de la scène, il passe ses journées reclus dans son appartement. À force de tourner en rond, il est devenu confus et amer.

 

 

ÉQUIPE DU FILM :

RÉALISATION
Ilan Klipper
PRODUCTION
Ecce Films
IMAGE
Lazare Pedron
SON
Francois Meynot
MONTAGE
Nicolas Boucher
MUSIQUE
Christophe
INTERPRÉTATION
Marilyne Canto, Sabrina Seyvecou, Daniel Bevilacqua
DISTRIBUTION
Agence du court métrage
 

 

 

L’autre nuit, tout ce qui est plus facile après minuit. A 23h notre heure, parce que c’est le début, et pas la fin. Renverser l’ordre du monde, des années, des journées. 23h c’est l’heure où un homme se lève. Où Christophe commence à donner ses rendez-vous, à accepter des invitations, à se dire qu’il pourrait être avec nous. Le corps des noctambules rend la nuit présente. Un homme se lève dans la nuit et l’histoire commence. Parce que le jour est occupé : trop d’humains déjà ont décidé de l’habiter, il est saturé on n’entend plus rien. Alors que la nuit…la nuit on prête l’oreille. On la prête à un fond sonore imperceptible. Ce sont d’autres bruits. Les bruits d’une maison d’un appartement que soudain on entend. Qu’on apprend à connaître. La nuit provoquerai des sons mais aussi des mots spéciaux, des mots nouveaux. D’ailleurs on n’arrive jamais bien à dire les rêves. On commence à parler et… les mots l’annulent : parce qu’ils imposent un sujet, un verbe, un complément. Alors que la nuit on écrit sur une feuille bleue. Presque un bleu de paquet de gauloise. Et on dit les mots bleus : les mots qui rendent les gens heureux. Vous connaissez la musique. L’image de départ, l’appartement de Christophe. Ils ne sont plus en studio mais chez lui. Des photos d’Elvis. Des juke box d’avant guerre. Des CD entassés. Un piano à queue. Des livres d’art, des poupées. Des rêves de pilote de course. De vitesse. Et puis des mots bleus, depuis toujours. Puisque selon la formule de Nietzsche : Sans musique, la vie serait une erreur. On pourrait ajouter : sans la nuit la vie serait une erreur. L’image de départ c’est le même homme, dans le film d’Ilan Klipper : "JUKE BOX". Un chanteur déchu, qui va de façon organique, animale, donner vie à un morceau. Dans la nuit comme un animal tapi. On pourrait guérir les insomnies par la radio comme disait Bachelard en ouvrant l’émission. On pourrait guérir vos nuits avec des mots nouveaux, des mots spéciaux, on pourrait changer l’ordre jour/nuit / inverser la lumière. C’est Antoine Blondin qui a dit L’homme descend du songe et tend à y retourner. La nuit c’est un espace qui n’est pas traversé. Il faut en être à la hauteur : elle nous offre de rallonger la vie. Elle ajoute des heures : et nous, qu’a-t-on alors à proposer ? Dans le temps à part, dans le temps en plus ? Ce soir, un homme se lève dans la nuit. La page n'est plus blanche et les mots que vous entendrez sont bleus.

 

 

 

 

 

 

Christophe au Théâtre Antoine à Paris

 

Christophe, chanteur somnambule, qui sort son dernier album INTIME

 

 

 

dimanche, 07 septembre 2014

Paul Diel et La Psychologie de la Motivation

 

 

Paul Diel (1893-1972) né à Vienne de mère allemande et de père inconnu. Il est le plus sensible et le plus mal connu des psychothérapeutes français d'origine autrichiens d'avant-guerre. Cet autodidacte que la vie n'a jamais ménagé a une étonnante aptitude à la compassion. Il admire Freud, mais n'est pas d'accord avec lui. Que la sexualité soit un moteur majeur, certes, mais il faut accorder une importance équivalente à cette extraordinaire capacité de l'homme : l'imagination, grâce à laquelle nous pouvons désirer et littéralement inventer des mondes.

 

Psychologie-de-la-motivation

 

Résumé : Nos actes dépendent de motivations intimes, mais ces motivations sont trop souvent refoulées, dérobées au contrôle conscient. Dès lors, il convient de les élucider. Comment ? Par l'auto-observation, que Paul Die! élève ici au rang de méthode scientifique.

 


« Votre œuvre, écrira Einstein à Diel en 1935, nous propose une nouvelle conception unifiante du sens de la vie, et elle est à ce titre un remède à l'instabilité de notre époque sur le plan éthique. »

 

 

Intervenants :

Christian merle : président de l'Association des Logothérapeutes francophones (ALF) et en même temps vice président de l'association de la Psychologie de la Motivation basée sur les concepts élaborés par Paul Diel.  Pierre Canoui, président de l'Association de la Psychologie de la Motivation, psychiatre.   les 3 derniers livres reprenant des écrits de Paul Diel: - "le besoin d'amour" ...
 
Pierre Canoui : président de l'Association de la Psychologie de la Motivation, psychiatre.
 
les 3 derniers livres reprenant des écrits de Paul Diel: 
- "le besoin d'amour" Petite Bibliothéque Payot 2010 
- "Ce que nous disent les mythes" Paul Diel et Maridjo Graner PBP 2013 
- "Penser sa vie, la démarche introspective" Paul Diel Alain Bavelier Payot 2013
 
 
 
 
Paul Diel nous conduit donc vers la sublimation de la matière. Mais les spiritualistes, choqués de voir la transcendance reléguée au rang de symbolique, ne voulurent pas non plus de lui au Collège de France, le trouvant trop matérialiste ! Rejeté par les deux camps, Paul Diel aurait-il réussi son pari d'une troisième voie ?
 
 
 
 

samedi, 29 mars 2014

Petite citation... Mathias Malzieu

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mardi, 06 août 2013

Les rêves de Pascal Obispo...

pascale obispo millésimes.jpg" Mon prochain album est un rêve non réalisé. J'ai encore plein de choses à faire en musique. Le fantasme le plus fou qui me comblerait aujourd'hui ? Que la chanteuse Adèle entende Obispo à la radio, qu'elle aime et m'appelle pour me demander de lui écrire une chanson. Ce serait cool, non ? Mais je n'ai pas à me plaindre. Je crois avoir déjà explosé tous les quotas de rêves qu'un artiste peut avoir. "

 - Pascale Obispo ( album "Millésimes" )

jeudi, 25 juillet 2013

Les rêves de Ramzy...

ramsy help taxi.jpg" Quand j'étais petit, je rêvais souvent que j'avais des poissons dans le pyjama. C'était horrible. "

- Ramsy (Humoriste).

vendredi, 12 juillet 2013

Les rêves de Bénabar...

benabar0.jpg" Petit, je rêvais de devenir clown. Le rêve s'est à peu près accompli, comme un clown, je joue de la trompette sur scène, j'ai le culte du divertissement, j'introduis mes chansons par des sketches... Oui, je vis ce rêve de clown par procuration. J'ai une vision très populaire et très noble de mon métier. Je m'inscris dans la tradition des chansonniers et du music-hall, je suis là pour divertir. Je ne ressens pas le besoin de montrer aux spectateurs à quel point je suis un musicien ou un auteur doué. Je me suis toujours méfié de ces artistes "inspirés". En chanson française aujourd'hui, vous avez plus d'artistes que d'art. "  - Bénabar (album les bénéfices du doute).

dimanche, 23 juin 2013

Les rêves de Zaz...

t zaz recto verso.jpg" Enfant, je rêvais de changer le monde car ce que je voyais à l'extérieur ne correspondait pas à ce que je ressentais à l'intérieur. Je ne supportais pas les non-dits, j'essayais de provoquer des réactions en m'exprimant très fort et parfois de manière très naïve. Adulte, je fais la même chose avec mes chansons. Je ne crois pas que je vais changer."

-Zaz ( album 2013 "Recto Verso ).

mercredi, 15 mai 2013

Le rêve de François Cluzet

 

françois cluzet 0.jpeg" J'ai été sauvé par l'envie de réaliser mon rêve. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis dit: O.K., tu t'es bien amusé, tu as récupéré une jeunesse que tu n'avais pas eue. Il est maintenant temps de passer à autre chose; ça a été un long chemin, car j'ai tout essayé pour quitter mes sabots de paysan. Et j'ai réussi, mais d'une manière artificielle avec l'ivresse, avec l'alcool, avec la dope. Toutes ces choses qui sont révolues pour moi aujourd'hui. C'était un très mauvais chemin. Mais bon, des fois, c'est un chemin obligé parce qu'on n'est pas assez équilibré pour faire les choix de la santé, sûrement pas assez équilibré affectivement. Ma chance à moi, ça a été d'être adulte très tôt... " 

lundi, 29 avril 2013

Le rêve de Caroline Lamarche.

t caroline lamarche.jpeg " De près ou de loin. Je rêve de la personne aimée et le rêve me suffit presque. L'amour fusionnel est menaçant. Je ne suis jamais loin quand je peux rêver de mes amours, de mes enfants et aussi de mes morts. Le rêve a autant de force que la réalité. "  - Caroline Lamarche ( romancière ).


jeudi, 25 avril 2013

Carla Bruni, une rêveuse...

t carla bruni little french songs.jpg" Chez keith et Anita, est la chanson d'une rêveuse. Lorsque nous nous isolons vraiment, le rêve éveillé nous transporte ailleurs et c'est très agréable. J'ai écrit "Sofitel" parce qu'il rime avec "tunnel" et "Bruxelles". J'ai terminé mes maquettes en septembre 2010, avant l'affaire DSK. Quand elle a éclaté, avec mon agent, Bernard de Labbey, nous nous sommes demandé si nous devions le laisser tel quel, et nous avons décidé de ne rien changer. "   - Carla Bruni

( album 2013, Little French Songs ).

samedi, 30 mars 2013

" Zazie " à quoi rêvait-elle à vingt ans ?

Zazie album cyclo.jpg " Elle ne s'appelait pas encore Zazie et elle bossait comme mannequin sans penser à la musique. Je n'étais pas trop insouciante justement, j'étais inquiète. Je me rendais compte que les principes que m'avaient inculqués mes parents ou mes professeurs ne correspondaient pas du tout à ceux qui allaient guider ma vie. Ce n'étaient pas très cool comme période. Je ne me sentais pas bien dans ma peau et je trouvais que les garçons étaient tous nuls. Même si j'étais mannequin et que j'évoluais dans un monde un peu glamour, la vie que je fantasmais ne correspondait pas du tout à celle que je menais. J'avais déjà en tête un monde parallèle et un journal intime mais je ne savais pas comment les extérioriser."  - Zazie ( album 2013 : Cyclo ).

jeudi, 28 février 2013

Le rêve de Noa pour " demain".

 

" barbelé.jpg Je rêve de chanter lors de la signature des accords de paix israélo-palestiniens."

- Noa (chanteuse).

mercredi, 20 février 2013

Les rêves de Gérald Dahan.

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"Mes rêves sont parfois envahis par ceux que j'imite. Je rêve même, et c'est assez impressionnant, en étant réellement la personne que j'imite. C'est assez flippant parce que c'est un vrai truc de schizophrène."

- Gérald Dahan ( imitateur ).

jeudi, 14 février 2013

Le rêve de Kitty Crowther.

 

 

femme eau.jpg" Madame rêve est une chanson magnifique qui m'a inspiré une gravure. J'adore rêver. Juste pour la sensation de voyage sans limites. Parfois, je note mes rêves au réveil, pas tellement pour m'en inspirer dans mes histoires, mais plutôt comme si fixer une sensation était une manière de la prolonger. J'ai rêvé qu'il y avait une brocante au fond de l'eau et que je devais aller y chercher une bague. J'ai fini par la trouver dans une maison qui était gardée par un chien qui aboyait en silence. Il ouvrait la gueule et rien ne sortait. Comme on était dans l'eau tous les mouvements était un peu ralentis."

- Kitty Crowther ( Auteur et illustratrice )

mercredi, 06 février 2013

Le rêve de Jean-Luc Fonck.

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" Je rêve de me réveiller au paradis, ça ne me dérangerait pas de mourir pendant le sommeil."

 

- Jean-Luc Fonck.

mardi, 15 janvier 2013

Les rêves d'Alain Souchon.

                                                                       

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" La vie est séparée en deux: le monde réel et celui qu'on développe dans les rêves. C'est génial, la nuit, de voler à cheval sur des poissons. "

                               -Alain Souchon.

samedi, 05 janvier 2013

Le rêve de François Damiens.

                                                                       

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" Je ne rêve pas de voir ma gueule en grand.

Au contraire, j'ai envie de continuer à vivre de manière artisanale."

 

-François Damiens.( comédien, humoriste )

 

vendredi, 19 octobre 2012

Le rêve récurrent de Daan Stuyven.

 

théatre.jpg    " Comme beaucoup de chanteurs et d'artistes, je rêve régulièrement que je me retrouve tout nu sur scène. Le concert a déjà commencé, je me réfugie derrière un rideau avant de réaliser que je suis dans une salle où les spectateurs sont disposés à 360 °. "

Daan, ( chanteur, crooner )