lundi, 23 février 2015

Paul-Jean Toulet

 

 

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vendredi, 20 février 2015

LA MEG : MAGNÉTOENCÉPHALOGRAPHIE

 

La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement de nos neurones.

 

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Avec des capteurs extrêmement sensibles refroidis à l'hélium (-260°C), les signaux sont ainsi recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde.

 

 

 C'est ainsi que l'épilepsie ainsi que des pathologies psychiatriques liées à des anomalies de synchronisation dans le cerveau peuvent être mieux étudiées.

 

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Explications du médecin et physicien Denis Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay).

 

 

 

mercredi, 18 février 2015

Victor Hugo : Les travailleurs de la mer.

 

 

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samedi, 14 février 2015

Les origines littéraires de la psychanalyse

A partir des livres Le laboratoire central de Jean-Bertrand Pontalis,  Freud avec les écrivains de Edmundo Gomez Mango et Jean-Baptiste Pontalis, et Correspondance entre Sigmund Freud et Anna Freud.

 

Avec :

- Geneviève BRISAC

- Tobie NATHAN

- Catherine CLEMENT

 

Geneviève Brisac : « On a observé au cours des décennies passées une évolution. La psychanalyse a d’abord été rattachée à la philosophie. A travers Marx, Freud, on avait appris à déconstruire le sujet. Sous l’impulsion de Pontalis, de Gribinski, la réflexion des psychanalystes s’est rapprochée de la littérature. Dans les universités américaines, on étudie les traumas à travers la littérature, et on s’est souvenu de ce que Freud avait puisé dans la littérature. Quant à mon expérience personnelle, mon approche de la psychanalyse est venue par la littérature, à l’occasion de travaux sur l’anorexie, puis sur Virginia Woolf.

 

Le laboratoire central c’est une très bonne expression et un très bon livre, car Pontalis montre à quel point littérature et psychanalyse sont deux sœurs qui cheminent ensemble autour de la manière dont on puise dans l’inconscient pour la création, avec le rêve, la mémoire, ou encore la mémoire du futur. L’œuvre littéraire met en question et en mouvement le lecteur, le fait bouger.

 

Pontalis incite à penser un autre lieu, hors de la théorie philosophie ou de la science : il s’agit du langage, des rêves, c’est-à-dire des autres chemins qui relèvent de l’accès à l’inconscient. C’est là où la littérature retrouve la psychanalyse : la sublimation est un point commun, mais elle ne passe pas par le même chemin. Une pensée qui est mue par l’étonnement est une pensée qui bouge. La psychanalyse n’a pu bouger tant qu’elle est restée fermée dans son armure théorique. La littérature lui a permis d’échapper au dogmatisme. Il faut que ces deux éléments dialoguent. Toute création procède d’un accès direct à l’inconscient, comme le dit Odilon Redon. Tout ce qui vient se mettre en travers du recours direct à l’inconscient inhibe la création. »

 

Couverture de Les fils de Freud sont fatigués Catherine Clément : « Pontalis redonne ses lettres de noblesse à la psychanalyse. Il n’arrête pas de dire que le psychanalyste ne peut se prendre pour un psychanalyste. Ce n’est pas une identité professionnelle. Le psychanalyste a une obligation de résultat, car la psychanalyse a une fonction curative. En 1978, on avait de nombreux « machins » sur la psychanalyse. J’en avais assez, et j’ai publié un livre intitulé Les fils de Freud sont fatigués pour demander aux psychanalystes de s’en tenir à leur vocation thérapeutique. Pontalis passe à la littérature comme écrivain après avoir fermé son cabinet. Il se détache de ses patients pour passer à la littérature proprement dite. Il y a une contradiction pour le psychanalyste entre psychanalyse et littérature : il ne peut pas écrire, car il va rechercher en permanence les raisons pour lesquelles il écrit, ce qu’il ne faut pas faire.

 

Pontalis se résume à travers le terme d’ « amour courtois ». Il a la distance qu’il faut avec la littérature et la psychanalyse. Il a eu la distance qu’il fallait avec Sartre : c’est l’un des seuls qui a claqué la porte des Temps Modernes quand Sartre et Beauvoir voulaient détruire l’université. Il y a chez Pontalis une forme de relation courtoise à la réalité, une distance qui est nécessaire. Mais je me demande si la littérature ne serait pas en danger en fricotant trop avec la psychanalyse. »

 

Tobie Nathan : « C’est une question ancienne. Freud cite des auteurs comme des références, des allégories, mais cela ne veut pas dire qu’il s’en inspire. Il faut s’interroger sur la construction des récits :

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Freud est un formidable constructeur de récits. Il en a fabriqué beaucoup, dans    L’interprétation des rêves par exemple. Il a raconté des fables, comme celle de la  horde primitive. De ce point de vue, il est allé chercher ces récits dans la psychanalyse. Finalement, il a tellement fasciné et un peu terrorisé les gens, qu’on l’a peu utilisé lui-même comme personnage de roman. Un roman extraordinaire a paru en 2007. C’est le roman policier,  L’interprétation des meurtres, qui a eu un succès gigantesque et qui raconte le voyage de Freud aux États-Unis. C’est un livre fabuleux qui fait de Freud un personnage, et il a fallu attendre les romans policiers pour cela !

 

L’Interprétation des meurtres

L’Interprétation des meurtres

 de Jed Rubenfeld

résumé du livre :

En 1909, accompagné de son ami Ferenczi et de son disciple Jung, Sigmund Freud, dont les théories à propos du comportement, du sexe, et de la psychologie faisaient grand bruit, fit son seul et unique voyage à New York, pour donner une série de conférences. Malgré l'immense succès de cette visite, par la suite, Freud en parla toujours comme d'une expérience traumatisante, traitant même les Américains de 'sauvages'. Ses biographes se sont longtemps interrogés sur ce qui avait pu se produire là-bas, allant jusqu'à envisager la possibilité d'un événement inconnu de tous, expliquant ces réactions autrement incompréhensibles chez Freud...

N’oublions pas la partie sauvage de la psychanalyse : les surréalistes ont appris que la création venait du fin fond de soi-même. »

 Sons diffusés :

 

- Julia Kristeva dans Les Amphis de France 5, 1er octobre 1997.

- Edmundo Gomez Mango, dans Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, le 2 novembre 2012.

- La Grande Sophie, « Psy, Psychanalyste »

 

 

 

À l’origine de ce livre, un projet partagé par les deux auteurs : montrer ce que la psychanalyse, et tout particulièrement son fondateur, devaient à la littérature. Par des voies assurément différentes, psychanalyse et littérature ne visent-elles pas le même objet ? À savoir rendre compte de la complexité de l’âme humaine, déceler ce qu’il y a en elle de conflictuel, de troublant, d’obscur, explorer des terres inconnues, des terres étrangères. Nous avons porté notre attention sur des auteurs qui ont incontestablement marqué Freud.
Certains qu’il n’a pu que lire – Shakespeare, Goethe, Schiller, Heine, Hoffmann, Dostoïevski –, d’autres qui furent ses contemporains, avec lesquels il a correspondu – Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Thomas Mann, sans oublier Jensen et sa Gradiva. Nous avons voulu décrire la relation que Freud avait entretenue avec eux et eux avec lui. D’où notre titre. Enfin nous avons tenu à consacrer quelques pages à Freud écrivain – « Freud avec Freud », en quelque sorte.
En lui le chercheur sceptique, le Forscher, était proche du Dichter, le créateur littéraire. Psychanalyse et littérature sont à la fois des alliées et des rivales.
 
 
 
 

mercredi, 11 février 2015

Henri-Marc Becquart

 

 

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dimanche, 08 février 2015

L'IRM : IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE

 

 

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Non invasive et inoffensive, l'IRM utilise des aimants de 30 000 à 60 000 fois plus puissants que le champ magnétique terrestre pour aimanter les noyaux des atomes des molécules d'eau qui constituent 70 à 90% du corps humain.

 

 

 Sclérose en plaque, tumeurs, vieillissement cérébral, maladies neurodégénératives peuvent être détectés par cette technique. Des développements expliqués par Denis Le Bihan, directeur du NeuroSpin.

 

 

jeudi, 05 février 2015

Edgar Morin

 

 

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dimanche, 01 février 2015

Les procréations assistées : Un enfant né dans une bouse de vache

 

 

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Gorakhnath

 

par Catherine Clément

 

 

Cette fois, nous sommes à la frontière de l’Inde et du Népal, entre le 8ème et le 12ème siècle, chez les mortels.  Le sage Gorakhnath, né à Gorakhpur, était il n’y a pas si longtemps le saint patron de la monarchie népalaise, renversée par les maoïstes en 2007 pour faire place à la République démocratique fédérale du Népal en 2008. Il est aussi le saint patron de l’ordre des Nath Yogis, maîtres du Hatha Yoga, des purs et durs. Pour un tel personnage, il fallait une naissance extraordinaire. Eh bien, il en a cinq, pas une de moins.

 

La première version est simple. Gorakhnath naquit de la sueur de la poitrine du dieu Brahma, créateur du monde. Ce créateur imparfait tombé amoureux de sa fille nouvellement créée se retira du monde, honteux de sa faute. Que serait sa sueur ?  Des gouttes de désir incestueux ?

La deuxième version part d’une bouse de vache. Un sage y  trouva l’enfant, le sortit de là et lui apprit le yoga.

 

Shiva et parvati

 

Troisième version, où l’on retrouve le dieu Shiva et son épouse Parvati  flirtant sur le bord de la mer et Matsya, le poisson transformé en homme, écoute, tout ouïe.  Une femme passe, Matsya lui donne un petit cadeau en lui promettant un fils si elle mange le cadeau. Je m’abstiendrai de toute interprétation érotique tellement elle va de soi. Mais la femme jeta le petit cadeau sur le toit d’une cabane construite en bouses de vaches séchées comme on en voit dans toute l’Inde aujourd’hui, ce sont des réserves de combustibles  fort peu écologiques.

 

Matsya 

 

Matsya repassa sur le bord de la plage douze ans plus tard et demanda à la femme où se trouvait leur fils. La femme protesta, « mais je n’ai pas de fils ! »

-Bien sûr que si ! cria Matsya le Poisson.

Et il trouva son fils de douze ans caché dans la réserve de bouses. Il lui enseigna le yoga.

Quatrième version, très étrange. Cette fois, ce n’est pas Gorakhnath qui naît,  mais son maître Matsya. Gorkaknath se cherchait un maître et offrit aux vagues de la mer du pain posé sur une feuille de pipal, le peuplier de l’Inde. Un poisson avala le tout et, douze ans plus tard, l’océan recracha un enfant de douze ans. C’était Matsya, nommé Matsyendra, qui enseigna le yoga etc.

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Cinquième version, la plus drue, la plus crue. Gorakhnath est le fils du dieu Shiva et d’une vache. Il ne faut pas se tromper sur la vertu de la bouse de vache : comme tout ce qui sort de l’animal sacré, le lait, le caillé, le beurre, l’urine et la bouse sont de première utilité pour l’homme. L’urine de vache désinfecte les sols, la bouse sert à faire du feu. Il existe même une boisson à base de ces cinq éléments, on me l’a proposé en Inde, mais je n’ai pas de goût pour la bouse de vache, même diluée dans le lait.

 

 

mercredi, 28 janvier 2015

Aligi Sassu : peinture

 

 

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"Aligi Sassu"

 

 

dimanche, 25 janvier 2015

Charles Chincholle

 

 

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jeudi, 22 janvier 2015

Qui étaient les patients de Freud ? (2)

 

 

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L'homme aux loups (1887-1979)

Ainsi baptisé par Freud d’après le contenu de l’un de ses rêves, ce jeune Russe se nomme Sergius Constantinovitch Pankejeff. Né près de Kherson (Ukraine) de parents richissimes, Pankejeff a passé son enfance dans le palais familial près d’Odessa. Son père souffrait d’accès de dépression profonde et avait fait plusieurs séjours dans la clinique munichoise d’Emil Kraepelin, qui avait diagnostiqué chez lui un état maniaco-dépressif. La sœur aînée de Pankejeff s’est suicidée en 1906 et ses deux cousins, qui vivaient également au palais, étaient traités pour schizophrénie par le psychanalyste russe Moshe Wulff. À l’adolescence, Pankejeff a développé des symptômes similaires à ceux de son père et mène depuis lors une existence de « névrosé doré », voyageant de spécialiste en spécialiste pour tenter d’échapper à ses accès de dépression et à ses ruminations obsessionnelles. Kraepelin, chez qui il fit un séjour, diagnostiqua pareillement chez lui un état maniaco-dépressif héréditaire.

En 1910, passant par Vienne avec son médecin personnel dans l’intention d’aller suivre un traitement chez le psychothérapeute Paul Dubois à Berne, il consulte Freud qui le convainc de commencer plutôt une analyse avec lui. Celle-ci va durer quatre ans et demi, au cours desquels le jeune Pankejeff partage son temps entre l’équitation, l’escrime et le divan. Comme l’analyse piétine du fait de son « attitude d’indifférence aimable », Freud finit par imposer une date butoir pour le traitement et obtient ainsi, nous dit-il, « tout le matériel permettant la résolution des inhibitions et la levée des symptômes du patient », notamment la fameuse « scène primitive » au cours de laquelle le petit « homme aux loups », âgé de 18 mois, était censé avoir pu observer depuis son berceau les ébats amoureux de ses parents.

À l’insistance de Freud, Pankejeff, qui n’en voit pas l’utilité, refait une seconde tranche d’analyse en 1919-1920, au lieu de retourner en Russie pour tenter de sauver sa fortune des bolcheviks (Odessa était à l’époque encore sous contrôle anglais). Ayant tout perdu (à cause de Freud, dira-t-il plus tard) et obligé de rester à Vienne avec sa femme, Pankejeff obtient un poste de modeste employé dans une compagnie d’assurances qu’il gardera jusqu’à sa retraite en 1950. Ses symptômes n’ayant toujours pas disparu, il refait plusieurs tranches d’analyse avec Ruth Mack Brunswick, une disciple de Freud, entre 1926 et 1938, date à laquelle il la rejoint à Paris et à Londres pour traiter une grave dépression consécutive au suicide de sa femme.

Sa carrière psychanalytique reprend après la guerre et continue jusqu’à la fin de sa vie, sous l’égide de la psychanalyste millionnaire Muriel Gardiner et de Kurt Eissler, le responsable des Archives Sigmund Freud. Soigneusement protégé par eux du reste du monde et placé en dépendance financière (Eissler lui envoie 5 000 schillings autrichiens par mois et Gardiner paye ses impôts), Pankejeff est analysé et/ou interviewé à Vienne par une longue série d’analystes mis dans le secret de son identité : Alfred von Winterstein, Eissler (qui le voit une fois par jour durant ses vacances d’été à Vienne), Wilhelm Solms (qui le voit gratuitement une fois par semaine tout en se faisant payer par les Archives Freud), Richard Sterba et bien d’autres encore. D’autres psychanalystes lui passent commande de tableaux représentant son « rêve aux loups », qu’il exécute en série en utilisant un calque. Il écrit aussi des articles d’inspiration freudienne sur des sujets aussi divers que la liberté humaine, le marxisme, l’art, l’astrologie ou les rêves de Swann dans la Recherche de Marcel Proust, qu’il essaie en vain de placer dans des revues psychanalytiques. En 1972, Gardiner fait paraître ses Mémoires anonymes dans un volume préfacé par Anna Freud.

Il faut attendre 1973 pour qu’une personne étrangère aux milieux analytiques, la journaliste viennoise Karin Obholzer, parvienne à retrouver sa trace et à obtenir de lui, non sans difficultés, des entretiens non supervisés par ses mentors psychanalytiques. Dans ceux-ci, publiés après sa mort à Vienne, il révèle entre autres qu’il ne se reconnaît pas dans le livre de ses Mémoires édité par Gardiner, qu’il n’a jamais cru à la fameuse scène primitive postulée par Freud et que, malgré un suivi psychanalytique quasi constant sur une soixantaine d’années, il est toujours sujet aux mêmes symptômes : «  En réalité, toute l’affaire me fait l’effet d’une catastrophe. Je me trouve dans le même état qu’avant d’entrer en traitement chez Freud, et Freud n’est plus là. » Comme il le confiait déjà en 1954 à Eissler, c’était Kraepelin et non Freud qui avait vu juste à propos de son cas : « Ah, Kraepelin, c’est le seul qui y a compris quelque chose ! »

- Mikkel Borch-Jacobsen
Professeur de littérature comparée à l’université de Washington, il est l’auteur de Souvenirs d’Anna O. Une mystification centenaire et, avec Sonu Shamdasani, Le Dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse, Les Empêcheurs de penser en rond. Il a aussi contribué au Livre noir de la psychanalyse, Catherine Meyer
 
 
 

 

mardi, 20 janvier 2015

Jorge Luis Borgés

 

 

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jeudi, 15 janvier 2015

Les enfants prodigieux : Krishna et ses copains

 

 

Parce qu’il est menacé par un méchant oncle, le bébé Krishna est échangé avec une petite fille et il sera élevé chez un couple de paysans, maman Yashoda et papa Nanda. C’est un dieu, mais personne ne le sait, surtout pas ses parents. Et les prodiges commencent presque immédiatement.

 

 

Le méchant oncle découvre la cachette et, pour tuer le bébé dieu, loue les services d’une démone, une rakshasha aux ongles venimeux, aux cheveux jaunes , aux crocs de tigresse. Elle prend l’aspect d’une paysanne, attend que Krishna soit seul et lui donne à téter son sein empoisonné. Qu’à cela ne tienne ! Krishna la tète si fort qu’il dessèche la démone dont il ne reste plus que les cheveux et les crocs; ça commence fort !

 

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A six sept ans, il vole tellement souvent le pot de beurre que sa mère adoptive Yashoda l’attache à un mortier de pierre. Comme ça, il ne bougera plus. Croit-elle ! Car Krishna se met à courir en sautant avec son mortier, déracinant deux arbres au passage. Yashoda est troublée. Il est bizarre, son fils. Un matin, alors qu’elle veut regarder une dent de lait qui va tomber, elle lui demande d’ouvrir tout grand la bouche et qu’y voit-elle ? Magie ! Dans la bouche de l’enfant, elle voit les étoiles, les planètes, tout l’univers… Elle crie, terrifiée. Krishna referme la bouche, lui tend sa dent de lait et son sourire fait tout oublier à Yashoda.

 

 

Ensuite, on a le choix. Avalé par un grand héron, Krishna le brûle si fort que le héron le recrache, alors l’enfant lui écarte le bec et le déchire en deux.

 

 

 

Un python l’avale… Krishna grandit dans la gueule du serpent et le python crève. Pour débarrasser l’eau empoisonné d’un étang, Krishna plonge dans le lac et en ressort, dansant allègrement sur les cinq têtes du serpent empoisonneur. Les épouses et les fils du serpent demandèrent grâce, elle leur fut accordée.

 

 

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Le plus beau, c’est le tour que  Krishna joua au dieu Brahma le créateur, qui voulait en savoir plus sur cet étrange enfant. D’un coup, Brahma fit disparaître dans une grotte les veaux et les copains de Krishna, qui ne les retrouva plus.

 

Pour n’inquiéter personne, il usa pour la première fois d’une de ses capacités divines : il se démultiplia en veaux, en chacun de ses copains, et en lui-même. La démultiplication de l’enfant Krishna dura une année entière sans que personne, au village, ne s’en aperçoive. Vaincu, Brahma reconnut la puissance d’un vrai dieu.

 

 

 

 

Même jeu avec le roi des dieux, Indra. L’usage était de lui sacrifier des bêtes et Krishna- dix ou douze ans, sans doute- réussit à convaincre les paysans de sacrifier de la canne à sucre et des gerbes de millet pour préserver le bétail. Furieux, Indra suscita une inondation et Krishna, de son petit doigt, souleva une montagne entière pour abriter les gens de son village.

 

 

 

A l’adolescence, Krishna devint le plus grand séducteur de vachères et de femmes mariées, mais ce n’est plus un enfant, alors n’en parlons plus.

 

krishna se confond avec la nuit pour se glisser dans le lit des femmes mariées.

 

 

 

mercredi, 14 janvier 2015

Lee Price : peinture

 

 

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" Asleep "

 

 

dimanche, 11 janvier 2015

Paul-Jean Toulet : Contrerimes

 

 

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vendredi, 09 janvier 2015

Tobie Nathan : La Nouvelle Interprétation des rêves

 

 

 

  Éditions Odile Jacob

Résumé : "Chacun d'entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s'évanouit est comme un fruit qu'on n'a pas cueilli. Un rêve qui n'est pas interprété est comme une lettre qui n'a pas été lue. Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu'un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l'interprète. J'ai voulu écrire ce livre comme un guide d'interprétation des rêves, pour aider chacun d'entre nous dans les moments difficiles qu'il nous arrive de traverser. Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m'est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d'interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j'ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c'est toujours et partout recevoir une interprétation ! J'ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l'anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie " - Tobie Nathan

 

mercredi, 07 janvier 2015

Charles Baudelaire

 

 

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lundi, 05 janvier 2015

Quand les bêtes sont des dieux : Des lapins

 

 

 

 

Pour tous les peuples amérindiens, du Nord au Sud du continent américain, le dualisme est la règle de base, Lévi-Strauss l’a magnifiquement démontré dans un de ses derniers livres, Histoire de Lynx.

Chez les Aztèques, on honorait le lapin, mais selon la règle du dualisme, on n’honorait pas un seul lapin. On honorait Deux Lapin, sans mettre le lapin au pluriel, s’il vous plaît. Deux + Lapin, Lapin sans « s »,  c’est comme ça.

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Avant de découvrir ce que cachent Deux Lapin, voyons où naquit cette affaire à l’époque de la mystérieuse cité de Teotihuacan, antérieure à la migration de ceux qui devinrent les Aztèques. Il faisait noir. Les dieux réunis voulurent créer des « luminaires » ( c’est le mot de la Genèse pour le soleil et la lune). Pour y parvenir, deux d’entre eux devaient se jeter dans le feu d’un brasier. On demanda des volontaires.

- Moi ! dit aussitôt un dieu bien baraqué en roulant des mécaniques.

- Qui d’autre ?

Silence. Alors les dieux choisirent le plus vilain d’entre eux, un petit dieu pustuleux et  timide. On alluma le feu. Les deux dieux désignés s’avancèrent. Le dieu musclé prit son élan une fois, deux fois, trois fois, quatre fois… Quatre étant le chiffre de l’infini, on a compris que le dieu baraqué avait si peur qu’il ne sauta pas dans le feu.

Mais le petit dieu pustuleux n’hésita pas, et entraîna l’autre peureux dans son sillage. Ils brûlèrent. Les dieux attendirent de voir leurs luminaires, qui se levèrent dans le ciel, tous deux éclatants de lumière.

L’assemblée des dieux jugea que ce n’était pas juste et comme un lapin batifolait devant eux, un des dieux prit le lapin et le jeta sur la face du dieu baraqué. Non mais des fois ! Ce froussard n’allait pas briller du même bel éclat que son compère !

L’astre frappé du lapin devint la lune et l’astre du courageux petit dieu, le soleil. On comprend l’importance de Deux Lapin.

 

Deux Lapin est le dieu de l’ivresse, mais pas n’importe laquelle. Il s’agit de l’ivresse du pulque, l’alcool de sève d’agave, une ivresse de bas étage pour les orgies des paysans. Dans la cité, le dualisme étant ce qu’il est, l’ivresse était punie de mort mais obligatoire dans les banquets. Comment faire ? En s’aidant de rituels. Le prêtre de la déesse de l’agave s’appelle « Vénéré Deux Lapin  » , et la déesse elle-même porte 400 seins pour allaiter ses 4000 lapins. Allons bon, voilà qu’ils sont 400 maintenant….

Non. Ils sont le chiffre de l’infini comme le Deux de Deux Lapin signifie le dualisme de base. Deux égale Un.

Chaque ivrogne a son Deux Lapin particulier, comme le dit le proverbe «  A chacun son lapin ! » Se soûler se dit s’enlapiner ou devenir lapin. Autrement dit, trouillard comme le beau grand dieu musclé qui n’osait pas se jeter dans le feu.

 

 

dimanche, 04 janvier 2015

José Maria de Herredia

 

 

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samedi, 03 janvier 2015

peinture : Léon Bazile Perrault

 

 

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" Sleeping Putto "