vendredi, 03 avril 2015

DU BOUCHON DE CHAMPAGNE À LA CÉLÉBRATION...

 

Le bonheur ne s'atteint que si nous acceptons les limites de nos vies.

Une fois fait le deuil d'une liberté absolue, chaque instant de vie peut alors devenir une véritable célébration !

 

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Pour clore la série Capillotracté ? qui accompagne universcience.tv depuis octobre 2010, Jacques Honvault fait sauter le bouchon d'une, ou plutôt de 29 bouteilles de champagne ! A 10 000 images par seconde, cinq nouveaux phénomènes physiques sont répertoriés par le CNRS de Reims et notre artiste-ingénieur nous parle... du bonheur !

 

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mercredi, 01 avril 2015

Martin Roy

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mardi, 31 mars 2015

Ellen Rogers

 

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" Photography model in this picture is my muse maxine anastasia "

(Ellen Rogers)

 

dimanche, 29 mars 2015

Journal : Le cercle psy

 

Requiem for our dreams

- Jean-François marmion

 

 

 

La nouvelle science des rêves

 

 - Parfois, je sillonne des immeubles en claironnant à l’adresse des badauds incrédules qu’ils ne sont qu’une illusion, et que je vais les faire disparaître dans 
les trois secondes. Je tiens parole.


 - On m’a assassiné plusieurs fois.


- Il va de soi que je me suis jeté au cou de myriades d’inconnues peu farouches.


- J’en passe, et des pires.
..

 

 Mais je vous assure que tout va bien. Inutile de me gaver d’antipsychotiques sur 
la foi du DSM-5 !

D’ailleurs, vous avez compris que je vous racontais quelques-uns de mes rêves. Ils semblent échevelés parce que je les ai sélectionnés, mais dans l’immense majorité des cas, ils sont anecdotiques, inconsistants, voire pitoyables.


 

 J’étais très heureux de me lancer dans le dossier de ce numéro. Et puis ce fut 
la douche froide. Contre toute attente, les psys semblent déserter ce terrain, 
trop inextricable. Quelques-uns essaient d’apporter un peu de sang neuf, 
mais beaucoup se contentent de ressasser ce que disaient leurs maîtres, 
il y a un siècle. Et encore, du bout des lèvres. Quant aux scientifiques, en règle générale, ils ne s’intéressent aucunement à ce que les rêves pourraient révéler 
de notre personnalité. Il s’agit, selon eux, d’un travail neuronal de maintenance, d’une activité cérébrale spontanée sur laquelle nous tentons désespérément de broder une signification. Circulez, y a rien à voir ! Pourtant, certains des plus sceptiques avouent bien, en catimini, que des rêves les ont marqués. 
Et je suis curieux de voir ce que vous penserez d’un songe à propos du mot dimple, que le neurophysiologiste Michel Jouvet va vous raconter dans le dossier, 
et sans lequel il n’aurait pas découvert… le sommeil paradoxal.


 

 Alors, qu’est-ce que le rêve ? Un dialogue avec soi ? Un terrain de jeux ? 
Une impasse ? Un labyrinthe ? Une inspiration, une consolation ? Allez, ça suffit ! Allons voir là-bas si nous y sommes.


 

 

La publication de l’ouvrage fondateur de la psychanalyse ne fut pas une partie 
de plaisir pour Freud. Ses premiers disciples le poussèrent à revoir sa théorie pendant trente ans, au fil de nouvelles éditions… aujourd’hui escamotées.

 

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Un coup de tonnerre, venu ex nihilo, a conféré ses lettres de noblesse à l’étude scientifique du rêve, valu la gloire à Freud et suscité d’emblée de multiples vocations de psychanalystes. L’interprétation des rêves (ou du rêve dans des traductions plus récentes) : un texte définitif, un classique qui a ouvert en beauté l’année 1900. Voilà un joli chapelet d’idées reçues qui méritent d’être nuancées !


D’abord, de manière anecdotique, si L’Interprétation des rêves est daté de 1900, il est sorti le 4 novembre 1899. Ensuite, initialement, ce n’est pas un succès : les quelques psychologues qui en font alors la critique manifestent un scepticisme glacé, et il faudra huit ans pour en écouler les 600 exemplaires.

 

 

vendredi, 27 mars 2015

Georges Rodenbach

 

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lundi, 23 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

vendredi, 20 mars 2015

Psychothérapie démocratique par Tobie Nathan

 

Une conférence de Tobie Nathan, professeur émérite de psychologie à l’Université de Paris VIII, diplomate et écrivain. Il est le représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France.

 

 

 

http://plus.franceculture.fr/psychotherapie-democratique

 

 La psychothérapie est attaquée de toutes parts : théories floues, absence d’évaluations, déroulement des séances sans témoins, formations opaques... Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de personnes touchées par la psychothérapie en France. En Afrique, en Inde ou en Chine, les dispositifs de prise en charge de la souffrance psychologique sont très différents de ceux qu’on rencontre dans notre société occidentale... Grâce à une discussion critique des différentes méthodes, cette pensée moderne se révèle être adaptée à un monde démocratique.

 

 

mardi, 17 mars 2015

Jean Cocteau

 

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dimanche, 15 mars 2015

Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

vendredi, 13 mars 2015

Freud : L'nterprétation du rêve

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mardi, 10 mars 2015

Les procréations assistées : L’accouchement du crâne de Jupiter

 

 

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par Catherine Clément

 

 

Allons dans la Grèce des origines découvrir la première grossesse du roi des dieux, Zeus pour les Grecs, Jupiter pour les Romains.

 

Saturne

 

 

On ne peut rien comprendre à cette affaire si on ne remonte pas à la naissance de Zeus. Le roi des  Titans, Cronos, son père- Saturne pour les Romains-, avait si peur d’être détrôné qu’il se résolut à avaler tout crus les enfants que lui donnait sa femme Rhéa. Sitôt l’accouchement fini, hop, Cronos ouvrait sa grande gueule et avalait un petit paquet emmailloté de blanc. Des peintres ont souvent représenté Cronos déchiquetant les nouveaux-nés, mais non, le père indigne n’y mettait pas la dent. A la fin, la pauvre mère en eut assez et substitua à son fils dernier-né une pierre emmaillotée de blanc. Cronos l’avala goûlument. Le petit Zeus, sixième enfant de Zeus et de Rhéa, grandit à l’écart du danger, nourri par une chèvre, protégé par des guerriers en armes, les Corybantes, chargés de faire du bruit avec leurs boucliers pour couvrir les braillements du mioche. Devenu adulte, il finit par détrôner son père.

 

 

Corybantes

 

 

C’était, dans la famille de Zeus, une vieille tradition. Tout fils bien né devait détrôner son papa. Cronos l’avait fait en  tranchant les testicules de son père à la faucille, Zeus jeta Cronos dans les Enfers. Puis il épousa l’Océanide Mètis, déesse de la ruse et de l’ingéniosité. La preuve, Métis donna à Zeus un  puissant vomitif pour forcer Cronos à régurgiter ses frères et sœurs, Déméter,  Héra, Hestia, Poseïdon, Hadès, qui, dûment nettoyés, choisirent leur vaillant petit frère comme souverain.

 

 

 

Oui, mais la malédiction familiale était encore présente. Quand Métis fut enceinte, le Titan Prométhée avertit son cousin roi des dieux : l’enfant qui germait dans le ventre de sa femme allait le détrôner. Cela ne se pouvait pas.  Qu’allait faire le roi Zeus ? Très simple. Il fit mieux que Cronos. Il avala Mètis et l’enfant qu’elle portait.

L’enfant germa dans le ventre de Mètis, elle-même dans le ventre de Zeus. Un jour, le père cannibale fut saisi de migraines insupportables- forcément, l’enfant était à terme. Zeus appela Prométhée, qui fendit le front du roi des dieux d’un coup de hache. Une fille en sortit, casquée, armée, hurlante dans le jaillissement du sang paternel. C’était Athéna, déesse de la sagesse, digne fille de sa mère restée dans les entrailles de Zeus. De temps à autre, Zeus prétendait que sa première épouse lui donnait des conseils- on se demande comment. Des gargouillis ?

 

 

Athéna

 

La déesse Athéna était comme sa tante Hestia, farouchement vierge. Pourtant, elle eut un enfant. Comment ? C’est encore une histoire à dormir debout. Un jour, son oncle Poseïdon, pris de ces désirs violents que connaissent tous les dieux, se jeta sur sa nièce, qui le repoussa- Athéna est une fille tout en muscles. Poseïdon éjacula sur la cuisse d’Athéna, qui s’essuya avec un bout de laine. Elle jeta le bout de laine encore humide de sperme sur la terre, qui s’ouvrit. Un enfant en jaillit, porteur d’une queue de serpent. Athéna adopta le fils du bout de laine et de la peau de sa cuisse, qui devint le premier roi d’Athènes.

 

dimanche, 08 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

jeudi, 05 mars 2015

FRAGMENTS

 

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 Mise en scène et témoignages de plusieurs personnes ayant souffert de troubles psychologiques à la suite de graves dépressions.

 

 

 Ce document de reportage fiction pose les problèmes rencontrés par ces témoins/acteurs dans leur réinsertion.

 

mardi, 03 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

lundi, 02 mars 2015

Verlaine : Green

 

 

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jeudi, 26 février 2015

Nos amis les rats : Le dieu éléphanteau monté sur son rat

 

 

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Nous n’allons pas reparler de la naissance de Ganesh, encore qu’il y ait une autre version qui… Mais bon. Aujourd’hui, on va tenter de comprendre pourquoi le dieu grassouillet à tête d’éléphanteau circule en chevauchant un rat qui s’appelle Mushika.

 

 

Les dieux et déesses de l’Inde ont tous un véhicule animal, leur vahana, du mot Vah en sanscrit, ce qui veut dire transporter. La monture d’un dieu n’est jamais indifférente : elle symbolise quelque chose du divin qu’elle transporte, et elle renforce ses pouvoirs. C’est ainsi que Shiva, dieu de la danse et de la virilité, a pour monture le taureau Nandi, adoré à l’égal de son maître. Sur le plan spirituel, le vahana d’un dieu ou d’une déesse représente les forces mauvaises individuelles sur lesquelles les divinités pèsent de tout leur poids, et s’agissant de Ganesh, ce poids est considérable.

Apsaras

 

Mais d’où vient ce petit rat ? A l’origine, c’était un musicien céleste, un Gandharva, des génies ailés époux des nymphes Apsaras, et qui chantent pour divertir les dieux. Mushika  ne fit pas attention où il mettait les pieds et écrasa ceux d’un sage originaire, un rishi. Les Rishis méditants ont beau être remplis de sagesse, ils piquent des colères monumentales si on leur manque de respect. Ce Rishi, qui s’appelait Vamadeva, maudit le musicien céleste et le transforma en rat géant.

 

 

Une fois qu’ils sont calmés, les Rishis regrettent leurs malédictions, mais ne peuvent pas les annuler. Vamadeva se contenta de promettre au malheureux rat musicien qu’un jour, les dieux s’inclineraient devant lui. En attendant, le rat géant semait la terreur dans la région. Jusqu’au jour où Ganesh s’en mêla.

 

 

Le dieu éléphantesque sortit une longue corda, la lança et la corde vint s’enrouler autour du cou du rat. Dompté, le rat devint la monture de Ganesh. Il est rarement représenté sous sa forme géante ; toutefois il existe une image de Ganesh tout nu, bébé, appuyé sur son rat dont le dos est recouvert d’une somptueuse couverture. On trouve parfois Mushika tout seul, museau en l’air, représentant Ganesh en son absence. Mais dans les représentations les plus populaires, Mushika est un rat de petite taille, voire un souris si minuscule que, sous les plis du ventre de Ganesh, on ne la voit pas.

 

A force, le petit rat devint celui qui porte l’esprit de son dieu dans les recoins où le gros dieu éléphant ne peut pas pénétrer, que ce soient des recoins de l’esprit ou des recoins d’un palais. Ganesh, dieu du foyer et de l’écriture- il n’a qu’une seule défense parce qu’il s’est servi de l’autre pour écrire le Mahabharata-, ne peut pas se glisser partout. Mais son rat Mushika, lui, le peut et il apporte la force de l’éléphant aux plus petits des êtres .

 

 

Mushika peut-il représenter des pensées mauvaises ? Bien sûr que oui. Après tout, c’est un rat. Mais Ganesh pèse sur lui de façon si puissante que les pensées mauvaises, en l’occurrence débraillées, futiles ou bavardes, s’écrasent et disparaissent. Et s’il est vrai que tout humain doit devenir la monture de son dieu, alors soyons tranquilles, nous, les futiles bavards débraillés. Ganesh nous écrasera en douceur et nous irons porter son souriant message dans les coins mystérieux des placards de nos secrets.

 

 

lundi, 23 février 2015

Paul-Jean Toulet

 

 

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vendredi, 20 février 2015

LA MEG : MAGNÉTOENCÉPHALOGRAPHIE

 

La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement de nos neurones.

 

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Avec des capteurs extrêmement sensibles refroidis à l'hélium (-260°C), les signaux sont ainsi recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde.

 

 

 C'est ainsi que l'épilepsie ainsi que des pathologies psychiatriques liées à des anomalies de synchronisation dans le cerveau peuvent être mieux étudiées.

 

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Explications du médecin et physicien Denis Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay).

 

 

 

mercredi, 18 février 2015

Victor Hugo : Les travailleurs de la mer.

 

 

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samedi, 14 février 2015

Les origines littéraires de la psychanalyse

A partir des livres Le laboratoire central de Jean-Bertrand Pontalis,  Freud avec les écrivains de Edmundo Gomez Mango et Jean-Baptiste Pontalis, et Correspondance entre Sigmund Freud et Anna Freud.

 

Avec :

- Geneviève BRISAC

- Tobie NATHAN

- Catherine CLEMENT

 

Geneviève Brisac : « On a observé au cours des décennies passées une évolution. La psychanalyse a d’abord été rattachée à la philosophie. A travers Marx, Freud, on avait appris à déconstruire le sujet. Sous l’impulsion de Pontalis, de Gribinski, la réflexion des psychanalystes s’est rapprochée de la littérature. Dans les universités américaines, on étudie les traumas à travers la littérature, et on s’est souvenu de ce que Freud avait puisé dans la littérature. Quant à mon expérience personnelle, mon approche de la psychanalyse est venue par la littérature, à l’occasion de travaux sur l’anorexie, puis sur Virginia Woolf.

 

Le laboratoire central c’est une très bonne expression et un très bon livre, car Pontalis montre à quel point littérature et psychanalyse sont deux sœurs qui cheminent ensemble autour de la manière dont on puise dans l’inconscient pour la création, avec le rêve, la mémoire, ou encore la mémoire du futur. L’œuvre littéraire met en question et en mouvement le lecteur, le fait bouger.

 

Pontalis incite à penser un autre lieu, hors de la théorie philosophie ou de la science : il s’agit du langage, des rêves, c’est-à-dire des autres chemins qui relèvent de l’accès à l’inconscient. C’est là où la littérature retrouve la psychanalyse : la sublimation est un point commun, mais elle ne passe pas par le même chemin. Une pensée qui est mue par l’étonnement est une pensée qui bouge. La psychanalyse n’a pu bouger tant qu’elle est restée fermée dans son armure théorique. La littérature lui a permis d’échapper au dogmatisme. Il faut que ces deux éléments dialoguent. Toute création procède d’un accès direct à l’inconscient, comme le dit Odilon Redon. Tout ce qui vient se mettre en travers du recours direct à l’inconscient inhibe la création. »

 

Couverture de Les fils de Freud sont fatigués Catherine Clément : « Pontalis redonne ses lettres de noblesse à la psychanalyse. Il n’arrête pas de dire que le psychanalyste ne peut se prendre pour un psychanalyste. Ce n’est pas une identité professionnelle. Le psychanalyste a une obligation de résultat, car la psychanalyse a une fonction curative. En 1978, on avait de nombreux « machins » sur la psychanalyse. J’en avais assez, et j’ai publié un livre intitulé Les fils de Freud sont fatigués pour demander aux psychanalystes de s’en tenir à leur vocation thérapeutique. Pontalis passe à la littérature comme écrivain après avoir fermé son cabinet. Il se détache de ses patients pour passer à la littérature proprement dite. Il y a une contradiction pour le psychanalyste entre psychanalyse et littérature : il ne peut pas écrire, car il va rechercher en permanence les raisons pour lesquelles il écrit, ce qu’il ne faut pas faire.

 

Pontalis se résume à travers le terme d’ « amour courtois ». Il a la distance qu’il faut avec la littérature et la psychanalyse. Il a eu la distance qu’il fallait avec Sartre : c’est l’un des seuls qui a claqué la porte des Temps Modernes quand Sartre et Beauvoir voulaient détruire l’université. Il y a chez Pontalis une forme de relation courtoise à la réalité, une distance qui est nécessaire. Mais je me demande si la littérature ne serait pas en danger en fricotant trop avec la psychanalyse. »

 

Tobie Nathan : « C’est une question ancienne. Freud cite des auteurs comme des références, des allégories, mais cela ne veut pas dire qu’il s’en inspire. Il faut s’interroger sur la construction des récits :

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Freud est un formidable constructeur de récits. Il en a fabriqué beaucoup, dans    L’interprétation des rêves par exemple. Il a raconté des fables, comme celle de la  horde primitive. De ce point de vue, il est allé chercher ces récits dans la psychanalyse. Finalement, il a tellement fasciné et un peu terrorisé les gens, qu’on l’a peu utilisé lui-même comme personnage de roman. Un roman extraordinaire a paru en 2007. C’est le roman policier,  L’interprétation des meurtres, qui a eu un succès gigantesque et qui raconte le voyage de Freud aux États-Unis. C’est un livre fabuleux qui fait de Freud un personnage, et il a fallu attendre les romans policiers pour cela !

 

L’Interprétation des meurtres

L’Interprétation des meurtres

 de Jed Rubenfeld

résumé du livre :

En 1909, accompagné de son ami Ferenczi et de son disciple Jung, Sigmund Freud, dont les théories à propos du comportement, du sexe, et de la psychologie faisaient grand bruit, fit son seul et unique voyage à New York, pour donner une série de conférences. Malgré l'immense succès de cette visite, par la suite, Freud en parla toujours comme d'une expérience traumatisante, traitant même les Américains de 'sauvages'. Ses biographes se sont longtemps interrogés sur ce qui avait pu se produire là-bas, allant jusqu'à envisager la possibilité d'un événement inconnu de tous, expliquant ces réactions autrement incompréhensibles chez Freud...

N’oublions pas la partie sauvage de la psychanalyse : les surréalistes ont appris que la création venait du fin fond de soi-même. »

 Sons diffusés :

 

- Julia Kristeva dans Les Amphis de France 5, 1er octobre 1997.

- Edmundo Gomez Mango, dans Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, le 2 novembre 2012.

- La Grande Sophie, « Psy, Psychanalyste »

 

 

 

À l’origine de ce livre, un projet partagé par les deux auteurs : montrer ce que la psychanalyse, et tout particulièrement son fondateur, devaient à la littérature. Par des voies assurément différentes, psychanalyse et littérature ne visent-elles pas le même objet ? À savoir rendre compte de la complexité de l’âme humaine, déceler ce qu’il y a en elle de conflictuel, de troublant, d’obscur, explorer des terres inconnues, des terres étrangères. Nous avons porté notre attention sur des auteurs qui ont incontestablement marqué Freud.
Certains qu’il n’a pu que lire – Shakespeare, Goethe, Schiller, Heine, Hoffmann, Dostoïevski –, d’autres qui furent ses contemporains, avec lesquels il a correspondu – Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Thomas Mann, sans oublier Jensen et sa Gradiva. Nous avons voulu décrire la relation que Freud avait entretenue avec eux et eux avec lui. D’où notre titre. Enfin nous avons tenu à consacrer quelques pages à Freud écrivain – « Freud avec Freud », en quelque sorte.
En lui le chercheur sceptique, le Forscher, était proche du Dichter, le créateur littéraire. Psychanalyse et littérature sont à la fois des alliées et des rivales.