samedi, 11 avril 2015

Jules Laforgue : Les complaintes

 

 

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jeudi, 09 avril 2015

Symbolisme : L'éléphant, complice et victime de l'homme

 

Depuis les victoires et les défaites d’Hannibal jusqu’au triomphe éditorial de Babar, les hommes ont toujours entretenu avec les éléphants des relations bien particulières, entre affection et brutalité, séduction et effroi, admiration empreinte de sacré et exploitation cynique. Et ce sont bien toutes ces composantes qui se retrouvent dans l’étonnant épisode qui met en scène ces jours-ci les deux éléphantes Baby et Népal, qui ayant été prêtées par le cirque Pinder, en 1999 au Parc de la Tête d’Or de Lyon, sont menacées d’être bientôt euthanasiées pour cause de tuberculose. Une pensionnaire plus âgée, Java, étant morte de vieillesse à 67 ans, son autopsie a révélé qu’elle était atteinte de cette maladie. Or le Code rural prévoit, dans ses articles L223-8 et R223-4, qu’en cas de présence d’un animal contaminé, tout le troupeau sera considéré comme infecté et devra être abattu. Mais ce qui valait pour la vache folle doit-il valoir pour des éléphants dans un zoo ? L’affaire est encore en suspens au Conseil d’Etat tandis que Baby et Népal ont trouvé des défenseurs aussi notoires qu’Alain Delon, Stéphanie de Monaco, Brigitte Bardot ou le professeur député Bernard Debré.

 

On peut gager que cette affaire toucherait moins l’opinion si celle-ci n’était pas d’autre part incitée, bien au-delà de ce cas spécifique, à s’inquiéter du massacre actuel des éléphants d’Afrique. Pour répondre en particulier aux appétits du marché chinois en matière d’ivoire, des braconniers abattraient chaque année des dizaines de millier de bêtes, plus qu’au cours des deux dernières décennies, au risque de menacer l’espèce de la disparition qu’ont connue voici bien longtemps les mammouths. Eric Baratay, professeur à l’Université de Lyon III et éminent spécialiste de l’histoire des animaux, va nous aider à restituer dans la longue durée, la très longue durée, ces lourdes inquiétudes du présent. Jean-Noël Jeanneney

 

 

 

 

Invité :
Eric Baratay, professeur d’histoire contemporaine

 

 

                                  Programmation sonore :

aaa.jpg- Chanson « Jumbo l’éléphant » interprétée par André CLAVEAU en 1948, paroles et musique de André CASSI.

- Interview par Pierre ICHAC de Julien MAIGRET qui raconte ses souvenirs de l’Afrique au début du siècle, dans le cadre de l’émission Le monde comme il va, le 6 avril 1955.

- Reportage de Jean GODIGNON, dans le cadre de l’émission Paris vous parle, le 29 juillet 1959.

- Lecture par Fabrice LUCHINI en 2006 de la fable « Le rat et l’éléphant » de Jean de LA FONTAINE (Livre VIII, Fable 15).

 

- Reportage de Lise ÉLINA dans un cirque à Angoulême, interview du cornac, dans le cadre de l’émission Tribune de Paris, le 28 mars 1946.

- Interview de Romain GARY, souvenirs en Afrique d’un accident d’avion qui tua le pilote et un éléphant, le 26 décembre 1956.

 

 

Bibliographie :

- Eric Baratay, Le point de vue animal. Une autre version de l’histoire

- Eric Baratay et Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, Zoos : les jardins zoologiques en Occident, XVIe-XXe siècle

- Eric Baratay, Et l’homme créa l’animal : histoire d’une condition

- Robert DELORT, Les éléphants piliers du monde

- Michel PASTOUREAU, Les animaux célèbres

 

 

a1.jpg L'histoire, celle bâtie par les hommes, est toujours racontée comme une aventure qui ne concerne qu'eux. Pourtant, les animaux ont participé et participent encore abondamment à de grands événements ou à de lents phénomènes. Leurs manières de vivre, de sentir, de réagir ne sont jamais étudiées pour elles-mêmes, comme s'il n'y avait d'histoire intéressante que celle de l'homme. Comme s'il existait en nous une difficulté à prêter attention aux vivants que nous enrôlons, mais que nous traitons comme des objets, indignes de participer à la marche de l'histoire. L'histoire vécue par les animaux est néanmoins, elle aussi, épique, contrastée, souvent violente, parfois apaisée, quelquefois comique. Elle est faite de chair et de sang, de sensations et d'émotions, de douleur et de plaisir, de violences subies et de connivences partagées. Elle n'est pas sans répercussions sur la vie des hommes, à tel point que ce sont leurs interactions, leurs destins croisés qu'il faut désormais prendre en compte. Elle est donc loin d'être anecdotique et secondaire. Il faut se défaire d'une vision anthropocentrée pour adopter le point de vue de l'animal, et fournir ainsi une autre version de l'histoire, qui ne manquera pas d'intéresser notre monde inquiet de la condition faite aux animaux.- 4ème de couverture

 

 

mardi, 07 avril 2015

Proverbe Chinois

 

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dimanche, 05 avril 2015

Peinture : Jaya Suberg

 

 

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vendredi, 03 avril 2015

DU BOUCHON DE CHAMPAGNE À LA CÉLÉBRATION...

 

Le bonheur ne s'atteint que si nous acceptons les limites de nos vies.

Une fois fait le deuil d'une liberté absolue, chaque instant de vie peut alors devenir une véritable célébration !

 

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Pour clore la série Capillotracté ? qui accompagne universcience.tv depuis octobre 2010, Jacques Honvault fait sauter le bouchon d'une, ou plutôt de 29 bouteilles de champagne ! A 10 000 images par seconde, cinq nouveaux phénomènes physiques sont répertoriés par le CNRS de Reims et notre artiste-ingénieur nous parle... du bonheur !

 

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mercredi, 01 avril 2015

Martin Roy

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mardi, 31 mars 2015

Ellen Rogers

 

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" Photography model in this picture is my muse maxine anastasia "

(Ellen Rogers)

 

dimanche, 29 mars 2015

Journal : Le cercle psy

 

Requiem for our dreams

- Jean-François marmion

 

 

 

La nouvelle science des rêves

 

 - Parfois, je sillonne des immeubles en claironnant à l’adresse des badauds incrédules qu’ils ne sont qu’une illusion, et que je vais les faire disparaître dans 
les trois secondes. Je tiens parole.


 - On m’a assassiné plusieurs fois.


- Il va de soi que je me suis jeté au cou de myriades d’inconnues peu farouches.


- J’en passe, et des pires.
..

 

 Mais je vous assure que tout va bien. Inutile de me gaver d’antipsychotiques sur 
la foi du DSM-5 !

D’ailleurs, vous avez compris que je vous racontais quelques-uns de mes rêves. Ils semblent échevelés parce que je les ai sélectionnés, mais dans l’immense majorité des cas, ils sont anecdotiques, inconsistants, voire pitoyables.


 

 J’étais très heureux de me lancer dans le dossier de ce numéro. Et puis ce fut 
la douche froide. Contre toute attente, les psys semblent déserter ce terrain, 
trop inextricable. Quelques-uns essaient d’apporter un peu de sang neuf, 
mais beaucoup se contentent de ressasser ce que disaient leurs maîtres, 
il y a un siècle. Et encore, du bout des lèvres. Quant aux scientifiques, en règle générale, ils ne s’intéressent aucunement à ce que les rêves pourraient révéler 
de notre personnalité. Il s’agit, selon eux, d’un travail neuronal de maintenance, d’une activité cérébrale spontanée sur laquelle nous tentons désespérément de broder une signification. Circulez, y a rien à voir ! Pourtant, certains des plus sceptiques avouent bien, en catimini, que des rêves les ont marqués. 
Et je suis curieux de voir ce que vous penserez d’un songe à propos du mot dimple, que le neurophysiologiste Michel Jouvet va vous raconter dans le dossier, 
et sans lequel il n’aurait pas découvert… le sommeil paradoxal.


 

 Alors, qu’est-ce que le rêve ? Un dialogue avec soi ? Un terrain de jeux ? 
Une impasse ? Un labyrinthe ? Une inspiration, une consolation ? Allez, ça suffit ! Allons voir là-bas si nous y sommes.


 

 

La publication de l’ouvrage fondateur de la psychanalyse ne fut pas une partie 
de plaisir pour Freud. Ses premiers disciples le poussèrent à revoir sa théorie pendant trente ans, au fil de nouvelles éditions… aujourd’hui escamotées.

 

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Un coup de tonnerre, venu ex nihilo, a conféré ses lettres de noblesse à l’étude scientifique du rêve, valu la gloire à Freud et suscité d’emblée de multiples vocations de psychanalystes. L’interprétation des rêves (ou du rêve dans des traductions plus récentes) : un texte définitif, un classique qui a ouvert en beauté l’année 1900. Voilà un joli chapelet d’idées reçues qui méritent d’être nuancées !


D’abord, de manière anecdotique, si L’Interprétation des rêves est daté de 1900, il est sorti le 4 novembre 1899. Ensuite, initialement, ce n’est pas un succès : les quelques psychologues qui en font alors la critique manifestent un scepticisme glacé, et il faudra huit ans pour en écouler les 600 exemplaires.

 

 

vendredi, 27 mars 2015

Georges Rodenbach

 

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lundi, 23 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

vendredi, 20 mars 2015

Psychothérapie démocratique par Tobie Nathan

 

Une conférence de Tobie Nathan, professeur émérite de psychologie à l’Université de Paris VIII, diplomate et écrivain. Il est le représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France.

 

 

 

http://plus.franceculture.fr/psychotherapie-democratique

 

 La psychothérapie est attaquée de toutes parts : théories floues, absence d’évaluations, déroulement des séances sans témoins, formations opaques... Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de personnes touchées par la psychothérapie en France. En Afrique, en Inde ou en Chine, les dispositifs de prise en charge de la souffrance psychologique sont très différents de ceux qu’on rencontre dans notre société occidentale... Grâce à une discussion critique des différentes méthodes, cette pensée moderne se révèle être adaptée à un monde démocratique.

 

 

mardi, 17 mars 2015

Jean Cocteau

 

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dimanche, 15 mars 2015

Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

vendredi, 13 mars 2015

Freud : L'nterprétation du rêve

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mardi, 10 mars 2015

Les procréations assistées : L’accouchement du crâne de Jupiter

 

 

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par Catherine Clément

 

 

Allons dans la Grèce des origines découvrir la première grossesse du roi des dieux, Zeus pour les Grecs, Jupiter pour les Romains.

 

Saturne

 

 

On ne peut rien comprendre à cette affaire si on ne remonte pas à la naissance de Zeus. Le roi des  Titans, Cronos, son père- Saturne pour les Romains-, avait si peur d’être détrôné qu’il se résolut à avaler tout crus les enfants que lui donnait sa femme Rhéa. Sitôt l’accouchement fini, hop, Cronos ouvrait sa grande gueule et avalait un petit paquet emmailloté de blanc. Des peintres ont souvent représenté Cronos déchiquetant les nouveaux-nés, mais non, le père indigne n’y mettait pas la dent. A la fin, la pauvre mère en eut assez et substitua à son fils dernier-né une pierre emmaillotée de blanc. Cronos l’avala goûlument. Le petit Zeus, sixième enfant de Zeus et de Rhéa, grandit à l’écart du danger, nourri par une chèvre, protégé par des guerriers en armes, les Corybantes, chargés de faire du bruit avec leurs boucliers pour couvrir les braillements du mioche. Devenu adulte, il finit par détrôner son père.

 

 

Corybantes

 

 

C’était, dans la famille de Zeus, une vieille tradition. Tout fils bien né devait détrôner son papa. Cronos l’avait fait en  tranchant les testicules de son père à la faucille, Zeus jeta Cronos dans les Enfers. Puis il épousa l’Océanide Mètis, déesse de la ruse et de l’ingéniosité. La preuve, Métis donna à Zeus un  puissant vomitif pour forcer Cronos à régurgiter ses frères et sœurs, Déméter,  Héra, Hestia, Poseïdon, Hadès, qui, dûment nettoyés, choisirent leur vaillant petit frère comme souverain.

 

 

 

Oui, mais la malédiction familiale était encore présente. Quand Métis fut enceinte, le Titan Prométhée avertit son cousin roi des dieux : l’enfant qui germait dans le ventre de sa femme allait le détrôner. Cela ne se pouvait pas.  Qu’allait faire le roi Zeus ? Très simple. Il fit mieux que Cronos. Il avala Mètis et l’enfant qu’elle portait.

L’enfant germa dans le ventre de Mètis, elle-même dans le ventre de Zeus. Un jour, le père cannibale fut saisi de migraines insupportables- forcément, l’enfant était à terme. Zeus appela Prométhée, qui fendit le front du roi des dieux d’un coup de hache. Une fille en sortit, casquée, armée, hurlante dans le jaillissement du sang paternel. C’était Athéna, déesse de la sagesse, digne fille de sa mère restée dans les entrailles de Zeus. De temps à autre, Zeus prétendait que sa première épouse lui donnait des conseils- on se demande comment. Des gargouillis ?

 

 

Athéna

 

La déesse Athéna était comme sa tante Hestia, farouchement vierge. Pourtant, elle eut un enfant. Comment ? C’est encore une histoire à dormir debout. Un jour, son oncle Poseïdon, pris de ces désirs violents que connaissent tous les dieux, se jeta sur sa nièce, qui le repoussa- Athéna est une fille tout en muscles. Poseïdon éjacula sur la cuisse d’Athéna, qui s’essuya avec un bout de laine. Elle jeta le bout de laine encore humide de sperme sur la terre, qui s’ouvrit. Un enfant en jaillit, porteur d’une queue de serpent. Athéna adopta le fils du bout de laine et de la peau de sa cuisse, qui devint le premier roi d’Athènes.

 

dimanche, 08 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

jeudi, 05 mars 2015

FRAGMENTS

 

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 Mise en scène et témoignages de plusieurs personnes ayant souffert de troubles psychologiques à la suite de graves dépressions.

 

 

 Ce document de reportage fiction pose les problèmes rencontrés par ces témoins/acteurs dans leur réinsertion.

 

mardi, 03 mars 2015

Peinture : Henrik Aarrestad Uldalen

 

 

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Have a beautiful night,
Henrik =

 

lundi, 02 mars 2015

Verlaine : Green

 

 

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jeudi, 26 février 2015

Nos amis les rats : Le dieu éléphanteau monté sur son rat

 

 

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Nous n’allons pas reparler de la naissance de Ganesh, encore qu’il y ait une autre version qui… Mais bon. Aujourd’hui, on va tenter de comprendre pourquoi le dieu grassouillet à tête d’éléphanteau circule en chevauchant un rat qui s’appelle Mushika.

 

 

Les dieux et déesses de l’Inde ont tous un véhicule animal, leur vahana, du mot Vah en sanscrit, ce qui veut dire transporter. La monture d’un dieu n’est jamais indifférente : elle symbolise quelque chose du divin qu’elle transporte, et elle renforce ses pouvoirs. C’est ainsi que Shiva, dieu de la danse et de la virilité, a pour monture le taureau Nandi, adoré à l’égal de son maître. Sur le plan spirituel, le vahana d’un dieu ou d’une déesse représente les forces mauvaises individuelles sur lesquelles les divinités pèsent de tout leur poids, et s’agissant de Ganesh, ce poids est considérable.

Apsaras

 

Mais d’où vient ce petit rat ? A l’origine, c’était un musicien céleste, un Gandharva, des génies ailés époux des nymphes Apsaras, et qui chantent pour divertir les dieux. Mushika  ne fit pas attention où il mettait les pieds et écrasa ceux d’un sage originaire, un rishi. Les Rishis méditants ont beau être remplis de sagesse, ils piquent des colères monumentales si on leur manque de respect. Ce Rishi, qui s’appelait Vamadeva, maudit le musicien céleste et le transforma en rat géant.

 

 

Une fois qu’ils sont calmés, les Rishis regrettent leurs malédictions, mais ne peuvent pas les annuler. Vamadeva se contenta de promettre au malheureux rat musicien qu’un jour, les dieux s’inclineraient devant lui. En attendant, le rat géant semait la terreur dans la région. Jusqu’au jour où Ganesh s’en mêla.

 

 

Le dieu éléphantesque sortit une longue corda, la lança et la corde vint s’enrouler autour du cou du rat. Dompté, le rat devint la monture de Ganesh. Il est rarement représenté sous sa forme géante ; toutefois il existe une image de Ganesh tout nu, bébé, appuyé sur son rat dont le dos est recouvert d’une somptueuse couverture. On trouve parfois Mushika tout seul, museau en l’air, représentant Ganesh en son absence. Mais dans les représentations les plus populaires, Mushika est un rat de petite taille, voire un souris si minuscule que, sous les plis du ventre de Ganesh, on ne la voit pas.

 

A force, le petit rat devint celui qui porte l’esprit de son dieu dans les recoins où le gros dieu éléphant ne peut pas pénétrer, que ce soient des recoins de l’esprit ou des recoins d’un palais. Ganesh, dieu du foyer et de l’écriture- il n’a qu’une seule défense parce qu’il s’est servi de l’autre pour écrire le Mahabharata-, ne peut pas se glisser partout. Mais son rat Mushika, lui, le peut et il apporte la force de l’éléphant aux plus petits des êtres .

 

 

Mushika peut-il représenter des pensées mauvaises ? Bien sûr que oui. Après tout, c’est un rat. Mais Ganesh pèse sur lui de façon si puissante que les pensées mauvaises, en l’occurrence débraillées, futiles ou bavardes, s’écrasent et disparaissent. Et s’il est vrai que tout humain doit devenir la monture de son dieu, alors soyons tranquilles, nous, les futiles bavards débraillés. Ganesh nous écrasera en douceur et nous irons porter son souriant message dans les coins mystérieux des placards de nos secrets.