samedi, 09 septembre 2017

"Regard sur la folie" de Mario Ruspoli

 

 

 En 1960, Mario Ruspoli tourne un film documentaire à l’hôpital psychiatrique de St-Alban, en Lozère.

Décision courageuse à une époque où la folie est un sujet tabou, totalement occulté par la société.

 

 

 

 

Mario Ruspoli suit au quotidien un groupe de médecins novateurs - dont le Dr. Tosquelles, chassé de son pays par la guerre d’Espagne - qui tentent une autre approche thérapeutique de la maladie, fondée sur la proximité avec les patients. Le regard généreux du cinéaste nous fait partager la relation exceptionnelle qui se noue entre soignants et soignés.

 

 

La réussite de ce film est d’arriver à nous faire ressentir le décalage entre le discours cohérent de certains malades et la pathologie dont ils souffrent, montrant à quel point la folie est un univers complexe où certaines perceptions sont faussées.

 

 

 

 

 

Portées par des textes d'Antonin Artaud, dits par Michel Bouquet, quelques rencontres jettent une lumière étrange sur l'univers si proche et si lointain de la folie. Qu'en est-il de cette vieille dame qui sanglote lorsqu'elle se souvient de son enfance ? Ou de cet homme qui prend à partie les médecins qui l'entourent ? 

Producteur délégué :

Anatole Dauman

Directeurs de la photo :

Michel Brault, Roger Morillière

Monteurs :

Jacqueline Meppiel, Henri Lanoé, Henri Colpi

Scénaristes :

Antonin Artaud, Mario Ruspoli

Ingénieurs du son :

Danièle Tessier, Roger Morillière, Dolorès Grassian

Directeur artistique :

Henri Colpi

 

Dans "Regard sur la folie" le psychotique donne à voir et à entendre, un inconscient littéralement à ciel ouvert, selon l’analyse qu’en réalise Jacques Lacan dans son Séminaire (Livre 3, 1955-1956). C’est autour de ce primat de la parole du fou que se rejoignent psychanalyse et surréalisme, et par voie de conséquence, le cinéma direct qui en « récolte les fruits » en quelque sorte. Prônant ensemble l’idée que le discours du psychotique a un sens, tout sujet parlant est invité à pénétrer dans son langage pour entendre ce qu’il a à nous dire sur l’inconscient. Or, ce point de jonction qui s’établit autour du sens du discours psychotique n’est pas pure coïncidence.

On l’ignore parfois, mais l’horizon intellectuel de Lacan a été grandement influencé par ses contacts avec le surréalisme et notamment par la méthode paranoïa-critique de Dalí qui consiste en une simulation de la pathologie psychotique permettant de connaître la réalité autrement et de faire partager cette connaissance à travers des formes objectives. Les thèses lacaniennes sur la psychose sont donc marquées par cette source d’inspiration majeure, bien que dans sa thèse de doctorat, il peine à reconnaître cette dette intellectuelle.

Ainsi, pour Lacan, le psychotique serait le fou le plus génial, le plus créatif, le plus inventif, mais aussi le plus " réaliste " puisqu’il mène le plus directement à la vérité de l’inconscient, à savoir au Réel de la psychose qui laisse littéralement l’inconscient à découvert. Si le film accueille ce langage de la folie sur le plan de son représenté, il le reçoit également au niveau d’un mode de fonctionnement qui travaille, comme la psychose, sur des absences de causalité, de logique et de signifiance immédiate, la pensée de type psychotique partageant avec le flux filmique une relative autonomie à l’égard de la réalité de l’expérience commune.

C’est probablement cette " vérité " de la psychose captée par l’équipe de Ruspoli – une vérité à la fois totalement déployée et insaisissable – qui explique l’enthousiasme des psychiatres et psychanalystes vis-à-vis du film lors de la projection privée du 13 juin 1962.

 

Michel Foucault

" Histoire de la Folie "

 

Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie. - Michel Foucault

 

 

jeudi, 24 août 2017

L'origine du Monde de Lucia Calamaro

Fictions / Théâtre et Cie

Recluse chez elle en pleine dépression, Daria soliloque sur le sens de la vie en cherchant en vain des réponses au fond de son réfrigérateur, dans les brefs non-échanges avec sa fille adolescente, et dans un dialogue imaginaire avec sa thérapeute…

 

Avec
Dominique Valadié (Daria),

India Hair (Federica),

Christiane Cohendy (la grand-mère)

 

 

"Femme mélancolique au frigo”, Daria, une mère de famille d’une quarantaine d’années, est recluse chez elle en pleine dépression. 

Puis sa mère arrive. Comme la fille Federica, la mère tente à son tour de ramener Daria à la vie. Elle lui conseille les vertus de la résignation et lui vante la grâce du quotidien, symbolisée par le torchon de cuisine…

 

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« Dans les textes de Lucia Calamaro un thème récurrent affleure : rapports mère-fille déchirants, mères tourmentées ou absentes, filles en proie à une angoisse existentielle inexprimable. Tout, en réalité, se réduit à ce lien ancestral, encadré depuis plusieurs angles, regardé depuis plusieurs points de vue, celui de la mère jeune, de la fille-enfant, de la fille adulte, puis de la mère vieille […] Les différents « morceaux » de L’Origine del mondo semblent être la chronique minutieuse d’une lutte quotidienne contre les pièges de la dépression : mais la dramaturge romaine, Lucia Calamaro, s’efforce de dissiper ces embryons d’intrigue, de les réduire en miettes, les transformant en de tortueux parcours mentaux. Sur la nature autobiographique – mais peut-être vaudrait-il mieux dire, autoréférentielle – de ces matériaux, elle ne laisse pas de doutes, au contraire, elle ne perd pas une occasion de le répéter. Afin d’en attester la fonction introspective –« analyser la région de l’intimité », comme le dit Daria – et peut-être par moments même thérapeutique, il suffirait de constater que dans ses textes, si l’on regarde bien, il n’y a que des figures féminines. On pourrait dire que toutes ces figures ne sont que les différents visages, les divers stades de maturation intérieure d’un personnage unique, ou bien les manifestations différentes d’une même idée : la féminité comme condamnation, comme poids, comme blessure familière. […] »

 

samedi, 27 mai 2017

Petites confidences (à mon psy)

 

Émilie ou le rôle de sa vie

de Noémie Landreau

 

 

 

Réalisation : Laure Egoroff

Conseillère littéraire : Céline Geoffroy

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" C’est le soir du 31 janvier. Alors que le tout Paris bruisse du casting qui se prépare pour le biopic consacré à la vie du célèbre chanteur Patrick Poubelle, Émilie se fait remercier par son agent. Catastrophe ! Mais la jeune comédienne est bien décidée à ne pas se laisser décourager. De la rencontre d’un nouvel agent quasi centenaire au casting pour le mauvais rôle, en passant par les répétitions saugrenues d’une pièce de théâtre, un enregistrement publicitaire d’un goût douteux, la visite chez les beaux-parents et les prises de bec avec Antoine, Emilie est prête à tout pour décrocher le rôle de sa vie. " N.L.

 

 

 

samedi, 02 avril 2016

Les maux de la psychanalyse : Qu'est-ce qu'un bon psy ?

 

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V. Van Gogh

 

"On arrive à accoucher de quelque chose..., on paie, et on n'a rien en retour."

Est-ce vraiment l'expérience de l'analyse ?

 

 

 

Deux psychanalystes s'interrogent sur leur rôle au sein de l'analyse : faut-il être empathique, participer aux affects des patients, ou une certaine froideur est-elle au contraire de rigueur ?

 

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LECTURES

- Lecture Adèle : Freud, Conseils au médecin dans le traitement psychanalytique, dans Œuvres complètes, volume XI, PUF

- Sándor Ferenczi, Lettre à Sigmund Freud du 15 janvier 1928, dans Correspondance III, trad. André Haynal, Calmann-Lévy, 1996, p.373

- Lecture Adèle : Adam Smith, Théorie des sentiments moraux, 1759, trad. Abbé Blavet, 1774

 

EXTRAITS :

Archives : nos inquiétudes témoigner de la psychanalyse(documentaire réalisé par Judith du Pasquier, Arte, 2003)

Broadway Therapy,film de Peter Bogdanovich, (2013)

 

 

 

Fragments d'une psychanalyse empathique

Devenir soi à deux

« Ce livre parle d'un psychanalyste souriant, empathique et chaleureux. J'étais alors son patient, ou plutôt l'un de ses patients. Cet analyste s'appelait Didier Anzieu. J'y raconte quelques moments forts de mon analyse avec lui, mes questions, nos bonheurs, mes réserves. »

À un moment où beaucoup s'accordent à reconnaître qu'il est indispensable de repenser les bases et la pratique de la psychanalyse, Serge Tisseron témoigne de son expérience du côté du divan. Il met ainsi en lumière le rôle fondamental que joue l'empathie dans cette aventure qui consiste, pour chacun, à devenir soi à deux.

 

«Un psychanalyste apathique, c'est un psy qui somnole ?

- Non, c'est quelqu'un qui ne se laisse pas prendre par le pathos.

- Il est indifférent - bravo !

- Il est engagé, au contraire, mais lui ne se laisse pas faire par les bons sentiments.

- Qui se laisse faire ?

- Les psychanalystes empathiques.

Ce que ne sont pas les apathiques.

- Je vois. C'est mal, d'être empathique.

- Quand cela permet d'en finir avec toute visée scientifique.

L'inconvenance et le mordant de la découverte freudienne sont menacés par une conception anglo-saxonne molle du postmoderne.

- C'est grave d'être un patient postmoderne ?

- Cela veut dire que l'on a un psychanalyste postmoderne.

Il s'occupera de votre identité ; il s'occupera des traumas de votre "environnement précoce" (langue de bois pour parler de l'enfance) ; il s'occupera de votre unité. Mais que fera-t-il du scandale psychique qui vous fait vivre, et va du sexuel à la création ?»

 

vendredi, 26 juin 2015

"La vie est un rêve" : réapprendre à rêver la vie ?

 

 

La vie est un rêve (traduction de Denise Laroutis)

 

 

Christophe Prochasson :

« Je suis sorti très enthousiaste de cette pièce, qu’on appelait autrefois La vie est un songe. C’est une œuvre bien connue, aux accents shakespeariens, qui est mise en scène admirablement. Pourquoi cette pièce a-t-elle des consonances actuelles ? Parce qu’on y trouve des thèmes éternels : heurts entre les générations, ambivalence des identités sexuelles, ou inquiétudes quant à la filiation. Mais le thème principal, c’est le rêve. Toute la pièce repose sur un doute quant aux limites qui séparent le rêve et la réalité. L’efficacité sociale du rêve peut ainsi être questionnée : cette pièce invite à réfléchir au rêve comme moyen d’action, et comme outil pour transformer la réalité. Le spectacle est très subtil, avec des jeux d’ombres et d’éclairages très fins, mais aussi avec les parois qui tombent au fur et à mesure que se lève le voile de l’intrigue.

 

Le thème de l’adolescence apparaît lui aussi clairement. Sigismond fait figure d’ado insupportable, capricieux et violent avec les dames. Pour lui, le rêve est une façon de se projeter dans l’avenir et fracturer le présent, qui ne lui convient pas. Le thème du rêve s’emboîte donc dans celui de l’adolescence. Le prince n’est pas inculte, il a été éduqué dans sa tour durant sa jeunesse, et il s’agit pour lui de savoir quoi faire du savoir acquis en coupure avec le réel.

 

On peut glisser du rêve à l’utopie. Les utopies ont été une forme de discours politique assimilable au rêve. Mais elles ont été aussi très ancrées dans la réalité. Ce qui est intéressant, c’est cette distribution entre le rêve et la réalité. Sigismond rêve, mais il n’est pas passif : il dépasse l’opposition rêve / réalité. Il décide d’agir dans la sphère dans laquelle il croit être.

 

C’est une façon de penser l’avenir en se projetant de façon sérieuse dans les données de ce temps. »

 

Avec :

 Christophe PROCHASSON, Alain BUBLEX et Stanislas NORDEY

 

Sons diffusés :

 

- Martin Luther King, discours « I have a dream ».

 

- Extrait de la pièce « La vie est un rêve ».

 

- Anne Dufourmantelle, dans Du jour au lendemain le 25 mai 2012.

 

- Eurythmics, « Sweet Dreams ».

 

 

 

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Stanislas Nordey :

« Il y a une manipulation terrible au centre de la pièce, dont Sigismond et la victime, et en y mettant fin, le héros montre qu’on est libre dans le rêve. Tout le théâtre de cette période parle du rêve, qu’on pense aux pièces de Shakespeare ou à L’illusion comique. A l’inverse, aujourd’hui, la question du rêve dans l’écriture théâtrale est beaucoup mise de côté. On parle beaucoup du réel, et tout ce qui est lié à la revendication du rêve est un peu mis de côté.

 

Les grands mythes cinématographiques comme Matrix, Inception ou Avatar prennent comme point de départ des gens qu’on endort. Il y a une fascination toujours présente sur ce moment ou quelque chose lâche prise. Les discours politiques s’en font l’écho, et fabriquent un idéal abstrait pour travailler sur le concret. On peut appeler cela des utopies, mais il faut noter la dérive sémantique dans le langage contemporain. Aujourd’hui, quand on parle d’un projet comme d’une utopie, on sait qu’on ne le fera jamais. »

 

 

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Alain Bublex :

« Le nœud de la pièce, c’est le passage de l’adolescence au monde adulte. Ce moment de rêve ou d’incertitude est le moment où l’adolescent se projette dans la vie adulte. Le moment le plus caractéristique de cela dans la vie courante, c’est Noël, où l’on prend les enfants pour des idiots. Pourquoi mentir aux enfants ? La beauté d’une fable, c’est qu’on sait qu’elle est une fable.

 

On voit beaucoup le thème du réel dans la pièce, avec cette interrogation : comment s’accorder sur le réel, être d’accord sur ce qu’on a vu ? Au fil des événements, Sigismond cherche toujours à s’accorder avec la cour ou avec le peuple, pour voir comment ses actes sont acceptés par les autres : c’est un apprentissage du monde adulte. Cette pièce n’est donc pas un appel au rêve. Si on reprend l’argument politique, on peut souligner que le rêve décrit par Martin Luther King est effectivement celui d’une société meilleure, mais il c’est surtout, en creux, la description d’une réalité, celle de l’Amérique dans laquelle il vit. »

 

jeudi, 05 mars 2015

FRAGMENTS

 

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 Mise en scène et témoignages de plusieurs personnes ayant souffert de troubles psychologiques à la suite de graves dépressions.

 

 

 Ce document de reportage fiction pose les problèmes rencontrés par ces témoins/acteurs dans leur réinsertion.

 

mardi, 07 octobre 2014

Les sons, les nuits, les rêves de Christophe...

 

 

Un noctambule : Christophe


Juke Box - Ilan Klipper © 

 

Ilan Klipper, réalisateur, pour son dernier court métrage avec Christophe :" Juke Box " :Daniel est un chanteur qui, après avoir connu son heure de gloire, a plongé dans l'oubli. Ne supportant pas d'avoir disparu du devant de la scène, il passe ses journées reclus dans son appartement. À force de tourner en rond, il est devenu confus et amer.

 

 

ÉQUIPE DU FILM :

RÉALISATION
Ilan Klipper
PRODUCTION
Ecce Films
IMAGE
Lazare Pedron
SON
Francois Meynot
MONTAGE
Nicolas Boucher
MUSIQUE
Christophe
INTERPRÉTATION
Marilyne Canto, Sabrina Seyvecou, Daniel Bevilacqua
DISTRIBUTION
Agence du court métrage
 

 

 

L’autre nuit, tout ce qui est plus facile après minuit. A 23h notre heure, parce que c’est le début, et pas la fin. Renverser l’ordre du monde, des années, des journées. 23h c’est l’heure où un homme se lève. Où Christophe commence à donner ses rendez-vous, à accepter des invitations, à se dire qu’il pourrait être avec nous. Le corps des noctambules rend la nuit présente. Un homme se lève dans la nuit et l’histoire commence. Parce que le jour est occupé : trop d’humains déjà ont décidé de l’habiter, il est saturé on n’entend plus rien. Alors que la nuit…la nuit on prête l’oreille. On la prête à un fond sonore imperceptible. Ce sont d’autres bruits. Les bruits d’une maison d’un appartement que soudain on entend. Qu’on apprend à connaître. La nuit provoquerai des sons mais aussi des mots spéciaux, des mots nouveaux. D’ailleurs on n’arrive jamais bien à dire les rêves. On commence à parler et… les mots l’annulent : parce qu’ils imposent un sujet, un verbe, un complément. Alors que la nuit on écrit sur une feuille bleue. Presque un bleu de paquet de gauloise. Et on dit les mots bleus : les mots qui rendent les gens heureux. Vous connaissez la musique. L’image de départ, l’appartement de Christophe. Ils ne sont plus en studio mais chez lui. Des photos d’Elvis. Des juke box d’avant guerre. Des CD entassés. Un piano à queue. Des livres d’art, des poupées. Des rêves de pilote de course. De vitesse. Et puis des mots bleus, depuis toujours. Puisque selon la formule de Nietzsche : Sans musique, la vie serait une erreur. On pourrait ajouter : sans la nuit la vie serait une erreur. L’image de départ c’est le même homme, dans le film d’Ilan Klipper : "JUKE BOX". Un chanteur déchu, qui va de façon organique, animale, donner vie à un morceau. Dans la nuit comme un animal tapi. On pourrait guérir les insomnies par la radio comme disait Bachelard en ouvrant l’émission. On pourrait guérir vos nuits avec des mots nouveaux, des mots spéciaux, on pourrait changer l’ordre jour/nuit / inverser la lumière. C’est Antoine Blondin qui a dit L’homme descend du songe et tend à y retourner. La nuit c’est un espace qui n’est pas traversé. Il faut en être à la hauteur : elle nous offre de rallonger la vie. Elle ajoute des heures : et nous, qu’a-t-on alors à proposer ? Dans le temps à part, dans le temps en plus ? Ce soir, un homme se lève dans la nuit. La page n'est plus blanche et les mots que vous entendrez sont bleus.

 

 

 

 

 

 

Christophe au Théâtre Antoine à Paris

 

Christophe, chanteur somnambule, qui sort son dernier album INTIME

 

 

 

mercredi, 06 novembre 2013

Film : La vie rêvée de Walter Mitty.

The Secret Life of Walter Mitty, un film de Ben stiller  film-mitty-aventure.jpg

Avec Ben Stiller, Kristen Wiig, Patton Oswalt,...

Genre: Aventure

Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté de la vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l'action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu'il aurait pu imaginer jusqu’ici et qui devrait changer sa vie à jamais...

vendredi, 15 mars 2013

" Rêvéveillez-moi " de Jean-Luc Fonck ( livre et spectacle ).

l rêvéveillez-moi.jpgJean-Luc Fonck s'en donne à rêve joie, rien ne l'arrête, rien ne le retient. Ses histoires de songes "imaginaires", absurdes, abracadabrantes, surréalistes,... sont faciles à parcourir. A votre guise, elles vous distrairons à petites doses ou en overdoses. A consommer sans modération.


Extrait :
" Dites, est-ce que c'est bien normal de rêver des choses comme ça ?
Je me demande bien qui décide de ces rêves !
J'aimerais bien le savoir... c'est pour ça que je dors mal... je ne dors que d'un oeil pour que l'autre puisse voir qui vient mettre tous ces rêves dans ma tête... pendant la nuit...
Comme il fait noir la nuit, pour pouvoir voir le bonhomme de rêve, je laisse toujours une veilleuse allumée...
C'est une veilleuse que je connais très bien...
Elles sont veilleuses de mère en fille dans la famille...
Sa mère travaillait déjà chez mes parents...
Aaah! Elle était fantastique la mère veilleuse !
Le père était veilleur de jour dans une boîte de nuit...
Ah là là... Que de souvenirs !
Revenons à mon rêve...
Revenons à la ferme... (...)."

jeudi, 11 octobre 2012

Film : " Laura, à moitié réelle, à moitié rêvée ".

laura_ à moitié réelle à moitié rêvée.jpgFilm noir d'Otto Preminger, interprèté par Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webd,...

Laura dégage un érotisme innocent, paradoxe direz-vous. Et pourtant, sans qu'elle cherche rien, les hommes y greffent leurs fantasmes.  Laura est très belle, envoutante parce que ... Laura transforme. A son contact, le faible devient fort, l'intellectuel devient impulsif, le romantique devient cynique,...

Laura est un beau portrait de femme et c'est un vrai plaisir que de savourer l'intelligence des dialogues.

samedi, 06 octobre 2012

Film : "Sale Rêveur".Recourir au 7éme art pour se sentir mieux. Cette approche porte le nom de "cinémathérapie".

sale rêveur jean marie perier.jpgFilm : Comédie dramatique de Jean-Marie Périer, avec Jacques Dutronc, Léa Massari, Marthe Villalonga, Jean Bouise, Maurice Bénichou,...

Jérôme s'évade en se nourrissant de cinéma américain, en s'inspirant de ses stars préférées. Son imaginaire court la campagne, il s'accroche a ses rêves de destin glorieux, jusqu'a s'inventer un amour fou pour une belle et riche inconnue croisée en ville, ultime accès de mythomanie pour échapper à sa morne réalité,...

 

La cinémathérapie ou les mécanismes d'identifications du spectateur, le psychologue Jean-François Vézina à publié "Se réaliser dans un monde d'images", un plaidoyer pour le bon usage des histoires filmées. (éditions de l'Homme, 2005 )

"Les films peuvent nous aider à devenir le sujet de notre histoire. Dans l'enfance, les histoires nous aident à dormir, à l'âge adulte, les histoires sont là pour nous éveiller." Le cinéma peut aider une personne à apprivoiser son histoire, à développer son point de vue sur le monde, à donner du sens aux épreuves et aux chaos inévitables de l'existence.

Listez vos films fétiches, ils seront souvent en lien avec des épisodes de votre vie. Penchez-vous sur les personnages qui vous touchent et sur ceux qui vous agacent, comme ceux d'un rêve, les personnages d'un film incarnent des facettes de nous. A quelle part de nous, nous renvoient-ils ? Consulter son club vidéo intérieur et y puiser des ressources insoupçonnées. Enrichir sa manière d'être à travers ce qui est montré à l'image, mais aussi et surtout échanger avec d'autres spectateurs.

J'aime cette idée de cinémathérapie car elle me semble être une approche du" rêve éveillé libre" tellement puissant puisqu'il déroule Notre film intérieur, nous y sommes le metteur en scène, le réalisateur, le premier rôle et le second et sans censure. Un grand réalisateur, Robert Bresson à dit : "Je film pour vivre", pour ma part, je peux dire j'ai fait du REL pour avoir" une raison de  ne pas rester couché à regarder le plafond", le rêve éveillé libre m'a aidé et ce qui importe, c'est le chemin qui mène à soi, c'est le processus qui nous fait sentir vivant.

mardi, 02 octobre 2012

Film : " Le rêve de Cassandre "

le_reve_de_cassandre.jpgLe rêve de Cassandre est un film de Woody Allen, avec Colin Farrell, Ewen Mc Gregor, Tom Wilkinson, Hayley Atwell,...

C'est un portrait familial dressé autour d'un repas aux dialogues délectables. Une mise en place de l'histoire avec des personnages et des situations teintées d'humour, bref, après une agréable première partie, voici qu'à larges traits se dessine le drame, ...

jeudi, 20 septembre 2012

Film :" Les quatre nuits d'un rêveur "

les 4 nuits d'1 rêveur.jpgLes quatre nuits d'un rêveur est l'adaptation d'un Dostoïevski par Robert Bresson.

Une jeune femme prête à se jeter du Pont Neuf, un jeune homme qui la retient et durant quatre nuits, ils vont se raconter, flâner, se confesser, ... Cheminement et douleur des sentiments dans cette oeuvre aux ambiances nocturnes, tel un rêve ancien dont vous garderez des traces, "un rêve étrange et pénétrant".

mardi, 11 septembre 2012

Le film " Inception " et les rêves.

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- 1 seconde et demi de temps réel est égale à 20 minutes de temps de rêve.

 

 http://www.universcience.tv/media/2180/inception-et-les-r... 

Science et fiction  durée : 5 min

Le neurobiologiste Jean-Pol Tassin décortique la mécanique des rêves et répond à cette question troublante soulevée par le film de Christopher Nolan : "Inception".

- Peut-on manipuler les rêves ?

 - Peut-on voler les secrets les plus intimes d'un individu pendant qu'il rêve ?   

mercredi, 08 août 2012

La grotte Chauvet: " La grotte des rêves perdus "

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 La grotte, découverte en 1994 abrite un trésor vieux de 32.000 ans. Ces peintures rupestres constituent un bestiaire absolument fascinant et troublant car c'est de nous dont il est question dans ce qui se trouve sur ces murs. Comment notre entendement peut-il concevoir un tel vertige temporel,...

samedi, 07 avril 2012

Vidéo : " L'Oreiller Rêveur "

 
   
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Installation artistique interactive par Armella Leung (Création, graphisme, programmation) et Olivier Oswald (Musique originale, sons, fabrication des capteurs).
Fantastique cet oreiller qui nous emmène au pays imaginaire ... mais bien moins que vos propres rêves !
© 2012 YouTube, LLC
901 Cherry Ave, San Bruno, CA 94066

samedi, 24 mars 2012

Film: " La science des rêves "

 
   
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C'est un film de Michel Gondry, c'est un film incroyable, touchant, inventif, fantastique et tellement poétique. (2006)
Un rêve qui n'en fini pas !
 

vendredi, 17 février 2012

Série: " Kaamelott : Le rêve d'Arthur "

 
   
 
"Scène du rêve d'Arthur", Alexandre Astier y donne un travail de réflexion sur le graal, le pouvoir, la spiritualité,...
 
Un clic sur l'image ou le lien et le rêve de perceval vous paraîtra...  moins riche !
 

jeudi, 26 janvier 2012

Martin Luther King : "I have a dream "

 
   

 

 
Un clic sur l'image ou le lien pour se souvenir de la PUISSANCE du rêve de Monsieur Martin Luther King ( 1929 - 1968 ).
 
 
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Pour les lecteurs, voici le discours .
Il a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et le 28 août 1963, il prononce son fameux discours " I have a dream ", véritable hymne à la liberté.
Édition: Seuil.
 
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Ce livre regroupe les meilleurs textes du pasteur sur la non violence, des lettres écrites en prison, ainsi que le célèbre discours " je fais un rêve ".