lundi, 13 mars 2017

Freud-Averroès: l’inquiétante étrangeté de l’âme

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 Averroès

 

Le moi intime de l'homme est aussi ce qui lui est le plus étranger.

Et si Averroès, démon des Scolastiques, suspect idéal de la philosophie, était le premier théoricien de l'inconscient ?

D'Averroès à Rimbaud en passant par Freud, retour sur l'inquiétante étrangeté de l'âme avec Jean-Baptiste Brenet

 

 " L'âme ne pense pas sans images "

TEXTES

  • Averroès, L’intelligence et la pensée, Grand commentaire sur De l’âme d’Aristote

  • Sigmund FREUD, L’Inquiétante étrangeté et autres essais, " Une difficulté de la psychanalyse"

  • Averroès, Résumé du traité du sens et du sensible, in Compendia librorum Aristotelis qui Parva Naturalia vocantur p.39

  • Arthur Rimbaud, Lettre du Voyant, à Paul Demeny, 15 mai 1871, in Poésies complètes

EXTRAITS

  • Le Destin (arabe : Al-Massir, film égyptien) Youssef Chahine, 1997

  • La Maison du Docteur Edwardes, Alfred Hitchcock, 1945

  • Archive:Jacques Lacan, Analyse spectrale de l'Occident

 

 

Intervenants : Jean-Baptiste Brenet :

médiéviste, professeur de philosophie arabe à l'université de Paris 1-Panthéon Sorbonne.

 

 

 

 

 

dimanche, 27 décembre 2015

Aux frontières de la folie - Les autres cultures de la folie

 

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En occident, à la croisée de l’anthropologie et de la psychanalyse ; l’ethnopsychiatrie a fait une entrée remarquée dans le champ thérapeutique. En France, c’est la figure du psychanalyste et anthropologue Georges Devereux qui lui est directement associée, mais aussi l’un de ses disciples. Tobie Nathan qui, en 1979, créa la première consultation d’ethnopsychiatrie à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, puis, en 1993, créa Le Centre Georges Devereux, un centre d’ethnopsychiatrie dont la vocation est triple : intervention Clinique, recherche et formation.

 

 

Avec Nathalie Zajde, maître de conférences en psychologie, chercheur au centre Georges Devreux, Serge Bouzenah, médecin, spécialiste en clinique transculturelle, auteur de Quand les esprits viennent aux médecins et Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, commissaire de l'exposition "Les maîtres du désordre".

 

 

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Au cœur de cette ethnopsychiatrie, une idée simple: la cure psychanalytique doit associer le malade et son environnement, la maladie ne pouvant être comprise que dans un contexte culturel et social.

Qu’est-ce que l’ethnopsychiatrie ? Quelles sont ses spécificités par rapport à la psychiatrie « traditionnelle » ?

Quelles sont les attaques dont elle fait l’objet ?

A quoi ressemble une séance d’ethnopsychanalyse ?...

Comment cette discipline, et au-delà, les cultures traditionnelles, contribuent-elles à transformer l’image que nous nous faisons du fou, de la maladie mentale ?

 

 

mercredi, 06 mai 2015

Cure de rêves...

 

 

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vendredi, 20 mars 2015

Psychothérapie démocratique par Tobie Nathan

 

Une conférence de Tobie Nathan, professeur émérite de psychologie à l’Université de Paris VIII, diplomate et écrivain. Il est le représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France.

 

 

 

http://plus.franceculture.fr/psychotherapie-democratique

 

 La psychothérapie est attaquée de toutes parts : théories floues, absence d’évaluations, déroulement des séances sans témoins, formations opaques... Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de personnes touchées par la psychothérapie en France. En Afrique, en Inde ou en Chine, les dispositifs de prise en charge de la souffrance psychologique sont très différents de ceux qu’on rencontre dans notre société occidentale... Grâce à une discussion critique des différentes méthodes, cette pensée moderne se révèle être adaptée à un monde démocratique.

 

 

samedi, 14 février 2015

Les origines littéraires de la psychanalyse

A partir des livres Le laboratoire central de Jean-Bertrand Pontalis,  Freud avec les écrivains de Edmundo Gomez Mango et Jean-Baptiste Pontalis, et Correspondance entre Sigmund Freud et Anna Freud.

 

Avec :

- Geneviève BRISAC

- Tobie NATHAN

- Catherine CLEMENT

 

Geneviève Brisac : « On a observé au cours des décennies passées une évolution. La psychanalyse a d’abord été rattachée à la philosophie. A travers Marx, Freud, on avait appris à déconstruire le sujet. Sous l’impulsion de Pontalis, de Gribinski, la réflexion des psychanalystes s’est rapprochée de la littérature. Dans les universités américaines, on étudie les traumas à travers la littérature, et on s’est souvenu de ce que Freud avait puisé dans la littérature. Quant à mon expérience personnelle, mon approche de la psychanalyse est venue par la littérature, à l’occasion de travaux sur l’anorexie, puis sur Virginia Woolf.

 

Le laboratoire central c’est une très bonne expression et un très bon livre, car Pontalis montre à quel point littérature et psychanalyse sont deux sœurs qui cheminent ensemble autour de la manière dont on puise dans l’inconscient pour la création, avec le rêve, la mémoire, ou encore la mémoire du futur. L’œuvre littéraire met en question et en mouvement le lecteur, le fait bouger.

 

Pontalis incite à penser un autre lieu, hors de la théorie philosophie ou de la science : il s’agit du langage, des rêves, c’est-à-dire des autres chemins qui relèvent de l’accès à l’inconscient. C’est là où la littérature retrouve la psychanalyse : la sublimation est un point commun, mais elle ne passe pas par le même chemin. Une pensée qui est mue par l’étonnement est une pensée qui bouge. La psychanalyse n’a pu bouger tant qu’elle est restée fermée dans son armure théorique. La littérature lui a permis d’échapper au dogmatisme. Il faut que ces deux éléments dialoguent. Toute création procède d’un accès direct à l’inconscient, comme le dit Odilon Redon. Tout ce qui vient se mettre en travers du recours direct à l’inconscient inhibe la création. »

 

Couverture de Les fils de Freud sont fatigués Catherine Clément : « Pontalis redonne ses lettres de noblesse à la psychanalyse. Il n’arrête pas de dire que le psychanalyste ne peut se prendre pour un psychanalyste. Ce n’est pas une identité professionnelle. Le psychanalyste a une obligation de résultat, car la psychanalyse a une fonction curative. En 1978, on avait de nombreux « machins » sur la psychanalyse. J’en avais assez, et j’ai publié un livre intitulé Les fils de Freud sont fatigués pour demander aux psychanalystes de s’en tenir à leur vocation thérapeutique. Pontalis passe à la littérature comme écrivain après avoir fermé son cabinet. Il se détache de ses patients pour passer à la littérature proprement dite. Il y a une contradiction pour le psychanalyste entre psychanalyse et littérature : il ne peut pas écrire, car il va rechercher en permanence les raisons pour lesquelles il écrit, ce qu’il ne faut pas faire.

 

Pontalis se résume à travers le terme d’ « amour courtois ». Il a la distance qu’il faut avec la littérature et la psychanalyse. Il a eu la distance qu’il fallait avec Sartre : c’est l’un des seuls qui a claqué la porte des Temps Modernes quand Sartre et Beauvoir voulaient détruire l’université. Il y a chez Pontalis une forme de relation courtoise à la réalité, une distance qui est nécessaire. Mais je me demande si la littérature ne serait pas en danger en fricotant trop avec la psychanalyse. »

 

Tobie Nathan : « C’est une question ancienne. Freud cite des auteurs comme des références, des allégories, mais cela ne veut pas dire qu’il s’en inspire. Il faut s’interroger sur la construction des récits :

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Freud est un formidable constructeur de récits. Il en a fabriqué beaucoup, dans    L’interprétation des rêves par exemple. Il a raconté des fables, comme celle de la  horde primitive. De ce point de vue, il est allé chercher ces récits dans la psychanalyse. Finalement, il a tellement fasciné et un peu terrorisé les gens, qu’on l’a peu utilisé lui-même comme personnage de roman. Un roman extraordinaire a paru en 2007. C’est le roman policier,  L’interprétation des meurtres, qui a eu un succès gigantesque et qui raconte le voyage de Freud aux États-Unis. C’est un livre fabuleux qui fait de Freud un personnage, et il a fallu attendre les romans policiers pour cela !

 

L’Interprétation des meurtres

L’Interprétation des meurtres

 de Jed Rubenfeld

résumé du livre :

En 1909, accompagné de son ami Ferenczi et de son disciple Jung, Sigmund Freud, dont les théories à propos du comportement, du sexe, et de la psychologie faisaient grand bruit, fit son seul et unique voyage à New York, pour donner une série de conférences. Malgré l'immense succès de cette visite, par la suite, Freud en parla toujours comme d'une expérience traumatisante, traitant même les Américains de 'sauvages'. Ses biographes se sont longtemps interrogés sur ce qui avait pu se produire là-bas, allant jusqu'à envisager la possibilité d'un événement inconnu de tous, expliquant ces réactions autrement incompréhensibles chez Freud...

N’oublions pas la partie sauvage de la psychanalyse : les surréalistes ont appris que la création venait du fin fond de soi-même. »

 Sons diffusés :

 

- Julia Kristeva dans Les Amphis de France 5, 1er octobre 1997.

- Edmundo Gomez Mango, dans Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, le 2 novembre 2012.

- La Grande Sophie, « Psy, Psychanalyste »

 

 

 

À l’origine de ce livre, un projet partagé par les deux auteurs : montrer ce que la psychanalyse, et tout particulièrement son fondateur, devaient à la littérature. Par des voies assurément différentes, psychanalyse et littérature ne visent-elles pas le même objet ? À savoir rendre compte de la complexité de l’âme humaine, déceler ce qu’il y a en elle de conflictuel, de troublant, d’obscur, explorer des terres inconnues, des terres étrangères. Nous avons porté notre attention sur des auteurs qui ont incontestablement marqué Freud.
Certains qu’il n’a pu que lire – Shakespeare, Goethe, Schiller, Heine, Hoffmann, Dostoïevski –, d’autres qui furent ses contemporains, avec lesquels il a correspondu – Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Thomas Mann, sans oublier Jensen et sa Gradiva. Nous avons voulu décrire la relation que Freud avait entretenue avec eux et eux avec lui. D’où notre titre. Enfin nous avons tenu à consacrer quelques pages à Freud écrivain – « Freud avec Freud », en quelque sorte.
En lui le chercheur sceptique, le Forscher, était proche du Dichter, le créateur littéraire. Psychanalyse et littérature sont à la fois des alliées et des rivales.
 
 
 
 

vendredi, 09 janvier 2015

Tobie Nathan : La Nouvelle Interprétation des rêves

 

 

 

  Éditions Odile Jacob

Résumé : "Chacun d'entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s'évanouit est comme un fruit qu'on n'a pas cueilli. Un rêve qui n'est pas interprété est comme une lettre qui n'a pas été lue. Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu'un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l'interprète. J'ai voulu écrire ce livre comme un guide d'interprétation des rêves, pour aider chacun d'entre nous dans les moments difficiles qu'il nous arrive de traverser. Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m'est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d'interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j'ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c'est toujours et partout recevoir une interprétation ! J'ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l'anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie " - Tobie Nathan

 

vendredi, 15 août 2014

A quoi sert le rêve ? Tobie Nathan.

 

 

Processus aléatoire ou rencontre avec d’autres mondes ?  de Tobie Nathan

 

 

La science face à l'énigme du rêve

 

DreamBank: www.dreambank.net
Adam Schneider & G. William Domhoff

Psychology Dept., UC Santa Cruz

 

 

Une collection de plus de 20.000 rapports de rêve. Les rapports proviennent d'une variété de différentes sources et d'études de recherche, de gens âgés de 7 à 74 ans, et ils peuvent être analysés en utilisant le moteur de recherche et programmes statistiques intégré à ce site.

Plusieurs des personnes qui ont contribué aux rêves de la DreamBank ont écrit des préfaces à leurs récits qui peuvent être intéressant. Nous avons également fait des analyses quantitatives de certaines séries. Nous avons recueilli quelques faits saillants des préfaces et des analyses . 

 

   

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L'interprétation des rêves

 

 

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A quoi sert le rêve ?

 

 

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Biographie de Tobie Nathan

Ethnopsychiatrie


Tobie Nathan est le représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France. Il est né en Égypte, au Caire, en 1948. Docteur en Psychologie, Docteur d’État ès Lettres et Sciences humaines, il a enseigné la psychologie clinique et pathologique. Il est aujourd’hui Professeur émérite à l’Université Paris 8. Il a publié plus de 200 articles dans des revues spécialisées et 26 volumes sur la psychanalyse et l’ethnopsychiatrie. Romancier et dramaturge, il a publié six romans et une pièce de théâtre. Diplomate, il a été Conseiller de coopération et d’action culturelle à Tel-Aviv et à Conakry.

Tobie Nathan s'est intéressé à la psychanalyse, puis aux psychothérapies et à l'ethnopsychiatrie. Toujours concerné par les liens entre psychopathologie, pratiques cliniques et environnement social, il a également une pratique d'expertise – il est expert auprès de la Cour d'appel de Paris. Il a créé la première consultation d'ethnopsychiatrie en France, en 1979.

 

 

dimanche, 04 mai 2014

A quoi sert le rêve ? Conférence de Tobie Nathan.

Processus aléatoire ou rencontre avec d’autres mondes ?

 

rêve d'ampoule.jpg Tout le monde rêve, toutes les nuits. Rêver est un processus biologique. Il est dans notre nature de rêver, comme il est dans notre nature de respirer ou de marcher. Si nous avons la chance de vivre septuagénaire, nous aurons passé plus de 23 ans à dormir, et plus de cinq ans à rêver. Mais pourquoi rêve-t-on ? Et à quoi sert le rêve ? S’agit-il seulement d’un mécanisme neurologique indispensable à notre équilibre psychologique ? Ou notre esprit fait-il dans le sommeil l’expérience d’une seconde vie ?

Quand nous dormons, notre conscience dort-elle, ou est-elle en état modifié, capable de perceptions différentes de celles qu’elle permet à l’état de veille ? Le rêve est-il un pont qui mène vers d’autres dimensions de l’esprit et du réel ? Le rêve serait-il le lieu privilégié où rencontrer les mondes invisibles ? rêve voiture.png

 

Tout le monde rêve, toutes les nuits, selon une séquence identique. La durée des rêves, l’alternance entre les différentes phases de sommeil sont semblables chez tous les êtres humains. Le fait de rêver est un processus biologique, probablement instinctif, qui ne dépend en aucune manière du désir du rêveur — conscient ou inconscient. Il est dans notre nature de rêver, comme il est dans notre nature de respirer ou de marcher. Si nous avons la chance de vivre septuagénaire, nous aurons passé plus de 23 ans à dormir, et plus de cinq ans à rêver. Mais pourquoi rêve-t-on ? Et à quoi sert le rêve ? S’agit-il seulement d’un mécanisme neurologique indispensable à notre équilibre psychologique et servant à la récupération nerveuse et musculaire ? Ou notre esprit fait-il dans le sommeil l’expérience d’une seconde vie ? Quand nous dormons, notre conscience dort-elle, ou est-elle en état modifié, capable de perceptions différentes de celles qu’elle permet à l’état de veille ? Le rêve est-il un pont qui mène vers d’autres dimensions de l’esprit et du réel ?

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Tobie Nathan, professeur de psychologie et représentant le plus connu de l’ethnopsychiatrie en France, propose des réponses surprenantes. L’auteur de La nouvelle interprétation des rêves nous invite d’abord à la réflexion : " Que propose-t-on à l’homme, à la femme qui rêve ? Que doit-il faire de cet objet, ramassé en ses nuits, et qui parfois l’encombre des jours durant ? Que lui propose la tradition en Afrique ? En Australie ? En Asie ? En Amérique du Sud ? Que lui propose-t-on dans nos sociétés postmodernes ? " De ces questions en découle une autre, centrale : le contenu des rêves est-il aléatoire ou a-t-il un sens décryptable ? Pour Tobie Nathan, si les rêves n’ont pas une signification susceptible d’être décodée, ils constituent en revanche un formidable et inépuisable espace d’interprétation. En quoi décodage et interprétation sont-ils différents ? Pourquoi, et comment interpréter un rêve ? Après avoir exploré le rapport intime entre rêve et rêveur, Tobie Nathan nous proposera d’aller plus loin encore. Pourquoi fait-on des cauchemars ? Les rêves nous montrent-ils l’avenir ? Les rêves sont-ils imaginaires ? Quelles sont les différences entre les rêves et les songes ? Existe-il plusieurs types de rêves ? Le cas échéant, certains mondes perçus en rêve existent-ils de façon autonome ? Pour Tobie Nathan, " les êtres parfois rencontrés lors de rêves, des êtres que l’on postule vivants, mais que l’on sait aussi non-humains et échappant à la perception des humains, trouvent tout naturellement leur espace dans le rêve des humains. " Il poursuit en affirmant que ce sont les rêves qui ont probablement été la principale source d’information sur les singularités des dieux, sur leurs demandes et sur les caractéristiques de leurs rites. C’est la raison pour laquelle bien des dieux apparaissent en rêve, aux prophètes, bien sûr, mais aussi aux hommes ordinaires. Le rêve serait-il le lieu privilégié où rencontrer les mondes invisibles ?

 

 Tobie Nathan

Ethnopsychiatre 

 

 

 Biographie


Tobie Nathan est l'un des représentant les plus connu de l’ethnopsychiatrie en France. Il est né en Égypte, au Caire, en 1948. Docteur en Psychologie, Docteur d’État ès Lettres et Sciences humaines, il a enseigné la psychologie clinique et pathologique. Il est aujourd’hui Professeur émérite à l’Université Paris 8. Il a publié plus de 200 articles dans des revues spécialisées et 26 volumes sur la psychanalyse et l’ethnopsychiatrie. Romancier et dramaturge, il a publié six romans et une pièce de théâtre. Diplomate, il a été Conseiller de coopération et d’action culturelle à Tel-Aviv et à Conakry.

Tobie Nathan s'est intéressé à la psychanalyse, puis aux psychothérapies et à l'ethnopsychiatrie. Toujours concerné par les liens entre psychopathologie, pratiques cliniques et environnement social, il a également une pratique d'expertise – il est expert auprès de la Cour d'appel de Paris. Il a créé la première consultation d'ethnopsychiatrie en France, en 1979, dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de l'Hôpital Avicenne (Bobigny), alors dirigé par le professeur Serge Lebovici, psychanalyste et pédopsychiatre — consultation dont les principes ont été adoptés par de nombreuses consultations en France et à l'étranger (Québec, Italie, Belgique, Suisse, Brésil, Israël, Tahiti, Réunion).

Il a fondé en 1993 le Centre Georges-Devereux, centre universitaire d'aide psychologique aux familles migrantes, au sein de l'UFR " Psychologie, pratiques cliniques et sociales " de l'Université de Paris VIII – centre qu'il a dirigé de 1993 à 1999. Ce centre est en France le premier lieu universitaire de clinique psychologique au sein d'une UFR ou d'un département de psychologie. Il regroupe dans un même espace, sur le campus de l'université à Saint-Denis, une clinique spécifique, des recherches universitaires en psychopathologie et en psychothérapie et la formation des étudiants de troisième cycle.