mardi, 25 avril 2017

Les rêves peuvent-ils aider à mieux se connaître ?

 

 

Quand et à quoi rêve-t-on ?

 

 

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Qu'est-ce qui les nourrit ?

 

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Que disent les rêves de soi ?

 

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Peut-on les interpréter et s'en servir pour comprendre nos vies propres ?

 


Perrine Ruby, chargée de recherche au centre de neurosciences de Lyon.

 

“ Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.”

- Albert Camus

 

 

 

dimanche, 09 avril 2017

Lire dans les pensées grâce à l'imagerie cérébrale...

 
 
Les avancées neurologiques ont récemment permis de reconstituer des mots pensés par une personne, relançant l’espoir pour les scientifiques de pouvoir lire un jour dans les pensées des gens. L’occasion pour Olivier Oullier, professeur et chercheur au Laboratoire de psychologie cognitive de l’Université d’Aix-Marseille, de faire le point sur les avancées de l’imagerie cérébrale et sur les questions éthiques qui en découlent.
 

 

Lire dans les pensées de gens, c’est pour bientôt ?

Cela fait rêver pas mal de monde, mais on en est encore loin. Certains pensent que l’on s’en rapproche depuis que des neuro-scientifiques ont réussi à recréer grossièrement le film qu’une personne voit à partir des données d’imagerie cérébrale fonctionnelle. Mais il s’agit de la reconstruction du signal visuel et non d’un décodage de pensées intimes, un résultat qui n’en est pas moins extraordinaire avec de formidables perspectives thérapeutiques, notamment pour le recouvrement de la vue. C’était de la science-fiction il n’y a encore pas si longtemps.

Y a-t-il un risque que d’autres domaines comme la publicité utilisent ces techniques ?

Les techniques se développent et la société s’en empare, cela fait partie du "jeu". Les mêmes stratégies marketing peuvent servir l’industrie agro-alimentaire et la prévention en santé publique. C’est pour cela qu’il faut informer, réguler, mais pas interdire. En France, la loi de bioéthique a été révisée dans cette optique. Bien que la partie relative à la neuro-imagerie nécessite d’être précisée, il faut saluer le travail du législateur et sa réflexion sur les conséquences sociétales de ces techniques. A ce niveau, nous sommes en avance sur les autres pays.

Pourtant vos travaux ont aussi gagné la sphère institutionnelle…

Depuis 2009, j’ai la responsabilité d’un programme de travail intitulé « Neurosciences et politiques publiques » au sein du Centre d’analyse stratégique. Il s’agit d’étudier comment les sciences du comportement pourraient améliorer les stratégies de politiques publiques, qu’il s’agisse des campagnes de lutte contre l’obésité ou le tabagisme. Se baser uniquement sur des questionnaires pour connaître les comportements des individus est insuffisant. L’imagerie cérébrale vient compléter les données comportementales. Ainsi, nous proposons une meilleure évaluation des stratégies de prévention, même si cela ne donne pas des réponses absolues. Et cela concerne aussi les domaines de l’écologie ou de la justice.

Comment les neurosciences peuvent interférer dans le domaine de la justice ?

Elles peuvent aider à étayer des décisions de justice. Dans le cadre du rapport publié par le Centre d’analyse stratégique, nous avons consulté des experts nationaux et internationaux afin de discuter des différents aspects des neurosciences dans ce domaine et les avis restent partagés. Qu’il s’agisse de détecter le mensonge ou de juger du niveau de responsabilité d’un individu. Mais aujourd’hui, il convient de garder à l’esprit que si l’imagerie anatomique informe l’analyse psychiatrique par exemple, l’imagerie par résonance magnétique (IRMf) n’est pas encore mure pour être recevable dans les prétoires comme preuve principale.

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Quel est le problème ?

Il y a un gouffre entre des résultats de laboratoire obtenus sur des sujets volontaires et le comportement de personnes mises en examen par exemple. De plus, un comportement antisocial n’est pas uniquement le fruit d’un dysfonctionnement de quelques millimètres cubes de cerveau. Il y a certes une composante neuro-biologique, mais il convient aussi de prendre en compte les influences contextuelles. Il faut poursuivre la réflexion et former tous les acteurs d’un procès sur l’imagerie cérébrale sans toutefois prendre des décisions qui nous priveraient de nouvelles techniques qui permettraient de mieux rendre la justice dans quelques années.

 



Comment établir un équilibre entre les progrès scientifiques et les risques qu’ils engendrent ?

D’un point de vue scientifique et médical, l’imagerie cérébrale est un outil formidable. Le risque ne vient pas tant des techniques, mais de la façon dont ont les utilise et dont on fait des liens simplistes avec le comportement des gens. On apprend beaucoup plus sur certains comportements déviants, mais ce n’est pas encore suffisant pour établir des preuves principales dans un procès. Dire que vous avez eu des problèmes avec vos parents parce que vous vous grattez l’oreille ou qu’on interprète votre personnalité à travers votre écriture, est autrement plus dangereux et répandu que l’imagerie cérébrale utilisée avec mesure par des personnes compétentes.

 

dimanche, 29 janvier 2017

Quand la pensée symbolique apparaît-elle chez l’humain ?

 

Les dessins pariétaux découverts dans la grotte Chauvet, qui datent de 35 000 ans avant J-C , montrent qu’Homo Sapiens cherche déjà un sens, une symbolique produite de l’art que viendront conforter d’autres découvertes.

 

Cerveau normal,  image à résonance magnétique en couleurs.

Cerveau normal, image à résonance magnétique en couleurs.

 

Une émission proposée et présentée par René Frydman.

Intervenants :Jean-Pierre Changeux 

Neurobiologiste, Professeur Honoraire au Collège de France et à l'institut Pasteur. Membre de l'Académie des Sciences

 

Y a-t-il un progrès dans l’art depuis ces temps lointains ?

Qu’est-ce que la notion de beau ?

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La recherche scientifique menée par Jean-Pierre Changeux depuis des années se porte sur les phénomènes neurologiques de la contemplation de l’œuvre d’art et de la création artistique.

Déjà avec Pierre Boulez et Philippe Manoury il a exploré les voies de l’émotion et de la raison en musique dans un livre intitulé Les neurones enchantés. Le cerveau et la musique.

Résultat de recherche d'images pour "La beauté dans le cerveau"

Dans son dernier livre La beauté dans le cerveau, il s’agit de l’œil, de ses mouvements incessants pour jauger le tableau à l’aune de l’histoire de l’art, de la nouveauté et du plaisir esthétique.

De nombreux créateurs avancent puis reculent en zig zag avant d’avoir le sentiment que le tableau est fini, que l’œuvre est terminée. Y a-t-il de l’aléatoire dans le geste, peut-être. En tout cas accepter ou corriger c’est le pouvoir de l’artiste.

 

-

 

Jean-Pierre Changeux a été président de la Commission interministérielle d’agrément pour la conservation du patrimoine artistique national français et président du Comité consultatif national d’éthique.

Il est l’auteur, notamment, de Raison et plaisir, de Matière à pensée (avec Alain Connes), de La Nature et la Règle. Ce qui nous fait penser (avec Paul Ricœur), de L’ Homme de vérité, de Du vrai, du beau, du bien et, avec Pierre Boulez et Philippe Manoury, des Neurones enchantés. Le cerveau et la musique.

 

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Ce qui se passe dans la tête du créateur, du compositeur, lorsqu'il crée, demeure encore inconnu. C'est ce "mystère" que se propose d'éclairer ce livre.

 

La création artistique relève-t-elle de processus intellectuels et biologiques spécifiques ? Peut-on s'approcher au plus près de son mécanisme pour parvenir à comprendre comment un compositeur, un musicien, un chef d'orchestre, choisit de mettre ensemble telle et telle note, de faire se succéder tel et tel rythme, de faire émerger du neuf, de produire de la beauté, de susciter l'émotion ?

La compréhension de ce qui se déroule dans le cerveau du compositeur lorsqu'il écrit Le Sacre du printemps ou Le Marteau sans maître est-elle possible ?

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Quelles relations peut-on établir entre les briques élémentaires de notre cerveau que sont les molécules, les synapses et les neurones, et des activités mentales aussi complexes que la perception du beau ou la création musicale ?

Tenter de constituer une neuroscience de l'art, tel est l'enjeu de ce livre, qui procède d'un débat entre Jean-Pierre Changeux, le neurobiologiste, qui a fait du cerveau l'objet privilégié de ses recherches, et Pierre Boulez, le compositeur, pour qui les questions théoriques liées à son art, la musique, ont toujours été essentielles, et auquel s'est joint Philippe Manoury pour apporter son éclairage de musicologue.

 

lundi, 19 décembre 2016

"Sous les coups : violences conjugales"

 

 

 

Quelle que soit la situation sociale, économique, politique ou culturelle, les violences conjugales font vivre les femmes dans la terreur.

 

 

 

 

 

Là où la violence domine et où le contexte est le plus dangereux c’est bien souvent au sein du huis clos familial. Elle est le résultat d’interactions de facteurs individuels, relationnels, sociaux, culturels et environnementaux, considérés souvent à tort comme « des conflits familiaux ». 

 

 

Souvent identiques les mécanismes sont banalisés : domination, soumission, pression psychologique…

 

 

 

Quel sera le chemin à parcourir ? Quelles sont les formes de la violence domestique ?

Quelles sont les perceptions et les représentations des violences :  « normes » ?

 

 

 

 

Pour écouter, conseiller et orienter les femmes victimes de violences, chaque maillon de la chaîne à sa  responsabilité et son importance.

 

 

 

 

"Ne restons pas muets face aux violences conjugales", film d'Olivier Dahan réalisé pour Amnesty Internationale (2006) : avec Didier Bourdon, Clotilde Coureau, ...

 

Les Violences conjugales : Dix films pour en parler, sur les Ecrans du social

 

 

 

 

 

Ne restons pas muets face aux violences conjugales !

 

 


 

Olivier Dahan a réalisé un film de 2 minutes 30 qui met en scène les violences conjugales et incite les témoins de ces violences à réagir.

 

 
 

 

 

 

Lectures :

 

  • Les violences faites aux femmes en France : une affaire d'Etat
    • Amnesty International
  • Le livre noir de la condition des femmes
    • Christine Ockrent
  • De la violence (volume 2)
    • Françoise Héritier
  • De la violence (Volume 1)
    • Françoise Héritier
  • Femmes sous emprise : les ressorts de la violence dans le couple
    • Marie-France Hirigoyen
  • La domination masculine
    • Pierre Bourdieu
  • Nous, femmes battues : entre espoir et désespoir
    • Bénita Rolland
    • Alain Carné
  • Masculin, Féminin II – Dissoudre la hiérarchie
    • Françoise Héritier
  • Les violences envers les femmes en France. Une enquête nationale
  • Pourquoi les hommes frappent les femmes
    • Aldo Rocco
  • Les hommes violents
    • Daniel Welzer-Lang
  • Arrête ! Tu me fais mal ! : la violence domestique en 60 questions et 59 réponses
    • Daniel Welzer-Lang

mercredi, 26 octobre 2016

BACLOFÈNE ET ALCOOLISME : LE BILAN

 

 

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Deux essais cliniques en cours

 

Outre ce suivi par l’ANSM, deux essais cliniques sont en cours en France, Alpadir et Bacloville : les premiers au monde, selon Philippe Jaury, le coordonnateur de Bacloville. À l’étranger, d’autres études se déroulent également, mais elles ont débuté plus tard.

Conduit en milieu hospitalier, Alpadir a pour objectif le maintien dans le temps de l’abstinence chez des patients sevrés. Le dosage maximum de baclofène est de 180 milligrammes par jour sur six mois. Les résultats sont en cours d’analyse.

 

 

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Mené avec des médecins généralistes, Bacloville est quant à lui un essai clinique multicentrique (plusieurs lieux en France) et randomisé en double aveugle. Il porte sur 320 patients  et sur un an. Le baclofène est prescrit avec une nouvelle posologie : jusqu’à 300 milligrammes par jour, une dose très élevée. « L’analyse des résultats doit débuter à la mi-avril 2015 », précise Philippe Jaury, qui ne dévoile rien des premières données, mais se montre confiant.

Il faudra aussi mieux comprendre les mécanismes d’action du baclofène : pourquoi, en effet, ne devient-il actif qu’à si hautes doses ? Directrice de recherche au CNRS, au laboratoire Neuroplasticité et thérapies des addictions, Florence Noble suppose que de nouveaux mécanismes biochimiques restent peut-être à découvrir.

 

« Le baclofène a changé la vie de beaucoup de patients alcoolo-dépendants, ils sont devenus indifférents à l’alcool », constate Philippe Jaury, médecin addictologue et professeur à la faculté de médecine de l’université Paris Descartes. Cette molécule est utilisée depuis les années 1970 comme décontractant musculaire. À hautes doses, elle aiderait à réduire sa consommation d’alcool, voire à devenir abstinent.

 

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Jusque-là, la seule solution proposée aux personnes alcooliques était l’abstinence pure et simple. Désormais, « l’abstinence devient une conséquence du traitement et non pas un objectif en soi,explique Philippe Jaury, l'un des pionniers de la prescription du baclofène à hautes doses, cela change complètement la prise en charge ».

 

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Depuis le témoignage d’Olivier Ameisen, les prescriptions se sont littéralement  envolées. Si bien qu’en 2012, selon l’assurance maladie, plus de 33 000 personnes alcoolo-dépendantes débutaient un traitement au baclofène, soit près de dix fois plus qu’en 2007.

« Quand les patients ont appris qu’on pouvait les soigner sans exiger d’eux qu’ils deviennent totalement abstinents, on a vu arriver dans nos cabinets des gens qui, jusque-là, refusaient de venir », se souvient Philippe Jaury. Avant d'ajouter : « Ce qui est bluffant avec le baclofène, c’est qu'au bout de trois à quatre mois, des patients nous annoncent qu’ils ne boivent plus, alors que leur objectif était simplement de boire normalement, comme tout le monde ».

 

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Un bilan positif…

Il y a un peu plus d’un an maintenant que la première recommandation temporaire d’utilisation a été accordée pour raison de santé publique au baclofène par l’Agence nationale de sécurité du médicament. D’une durée de trois ans renouvelable, elle permet aux médecins de prescrire légalement cette molécule hors autorisation de mise sur le marché aux patients pour lesquels les autres traitements disponibles ont échoué. Les deux indications sont : le maintien de l’abstinence chez des patients sevrés et la réduction majeure de la consommation d’alcool pour des personnes alcoolo-dépendantes à haut risque. La posologie ne doit pas dépasser 300 milligrammes par jour.

 

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L’ANSM dresse un bilan plutôt positif du suivi de six mois effectué sur quelque 2000 patients (ceux ayant effectué au moins une visite de suivi) : 74 % des patients nouvellement traités et 45 % des patients déjà traités ont vu diminuer leur besoin irrépressible de boire (craving). En outre, alors que 12 % des patients suivis étaient abstinents au début du traitement, 32 % l’étaient six mois après. Et parmi ceux qui étaient déjà en traitement, près de la moitié étaient toujours abstinents à l’issue du suivi. Une diminution moyenne de la consommation est aussi enregistrée. Elle est de 56 grammes par jour pour les patients qui débutaient le traitement, soit quatre à cinq verres de vin. Pour ceux déjà traités, elle est de 15 grammes par jour, soit un peu plus d'un verre. Toutefois, pour 1,1 % des patients, des effets secondaires graves possiblement liés au baclofène ont été rapportés, notamment de nature neurologique et psychiatrique. « Les effets secondaires sont importants et varient d'un patient à l'autre, mais ils sont beaucoup moins nombreux qu'avec l'alcool » constate Philippe Jaury.

… mais limité

Cela étant, il relève que ce suivi présente plusieurs limites méthodologiques. Tout d’abord, « ces données ne renseignent pas sur l’effet placebo ». C'est pour cela que les études cliniques habituelles sont réalisées en double aveugle : le médecin et le patient ignorent si c’est la molécule ou le placebo qui sont prescrits. De plus, « les contre-indications spécifiques de la RTU excluent à peu près la moitié des patients », déplore-t-il. Sont écartés du suivi, par exemple, les conducteurs d’un véhicule et les personnes souffrant d’une dépression caractérisée d’intensité sévère.

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Quant au portail électronique conçu pour transmettre les données, il se révèle beaucoup trop complexe à l’usage et nécessiterait, selon lui, une formation préalable. Au 20 mars 2015, quelque 5 000 patients seulement étaient enregistrés. « Cette proportion est très faible au regard de l’estimation de l’ensemble des patients traités », reconnaît l’ANSM. « Des études plus cadrées sont nécessaires conclue Philippe Jaury, c’est-à-dire randomisées en double aveugle contre placebo ».



samedi, 25 juin 2016

Les bases d'un lien entre physiologie et psychologie.

 

Une étude américano-britanique qui rend malade

-Notre résistance aux maladies est-elle fonction de notre personnalité ?

-Ou sont-ce nos mécanismes inflammatoires qui, à l'inverse, déterminent qui nous sommes ?

 

 

3 minutes d'écoute

 

 

Attention, je tiens à mettre en garde toute personne hypocondriaque :

il vaudrait mieux aller sous la douche,  mettre une petite chanson qui dure 3 minutes. Faites autre chose, bref, passez votre chemin.

 

 

Votre réponse immunitaire, la façon que votre corps a de combattre les maladies pourrait, selon une récente étude, être fonction de votre personnalité.

C'est le postulat d'un groupe de chercheurs américano-britanniques, qui vient de publier dans la revue Psychoneuroendocrinolgy ; ça fait un certain temps que la recherche s'intéresse à la façon dont notre personnalité, ou certains traits qui la caractérisent, influe sur nos fonctions biologiques... ou l'inverse.

 

Par exemple, la différence entre les lève-tôt et les couche-tard, du point de vue biologique... des chercheurs se sont rendus compte que les oiseaux de nuit avaient moins de substance blanche dans leur cerveau et donc a priori moins de récepteurs de sérotonine et de dopamine, les fameuses molécules du plaisir,  ce qui conduirait les personnes « du matin » à être plus optimistes, moins sujettes à la dépression et aux addictions, tandis que les couche-tard présenteraient, eux, des traits plus créatifs, et des facultés cognitives plus étendues.

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Dans la lignée de ce type d'étude, des chercheurs se sont donc demandés quelle pouvait être l'influence de la personnalité sur la réponse du corps aux agressions extérieures. La personnalité, c'est un concept vaste, certes...

 

Pour circonscrire ce concept, les chercheurs se sont arrêtés sur trois marqueurs : introversion et extraversion, comme marqueurs du tempérament social, de notre faculté à sociabiliser plus ou moins facilement ; le névrotisme, comme marqueur de la tendance à ressentir des émotions négatives ; et la conscience, ce qui est une traduction imparfaite de « conscienciousness » en anglais, ou plus précisément notre faculté à être consciencieux, à accomplir des tâches de façon attentive, soigneuse.

 

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Les chercheurs ont donc demandé à 120 de leurs étudiants de remplir un questionnaire de personnalité, dont les réponses permettaient de graduer ces trois marqueurs de la façon la plus précise possible. Ils ont ensuite prélevé des échantillons sanguins, pour y chercher une vingtaine de gènes qui encodent les réponses immunitaires et les mécanismes inflammatoires, ainsi que les défenses contre les attaques virales.

En croisant ces données, voici ce que les chercheurs ont trouvé.

 

Chez les personnes caractérisées comme « extraverties », les gènes pro-inflammatoires sont plus exprimés, là où chez les personnes plus « conscienceuses », ce serait l'inverse, c'est-à-dire que ces gènes sont moins exprimés, et donc, in fine, la réponse aux infections moins véloce. En contrepartie de quoi les personnes « extraverties », plus promptes à déclencher des réponses inflammatoires, seraient également plus sujettes aux maladies dites « auto-immunes », c'est lorsque votre système immunitaire attaque votre propre corps.

 

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Mais ce qui est intéressant dans cette étude, ce ne sont pas tant ces résultats que ce qu'ils impliquent en amont, à savoir : est-ce notre personnalité qui détermine, d'une certaine façon, notre réponse immunitaire ou l'inverse... notre système immunitaire qui façonne une partie de notre personnalité. C'est d'autant plus intéressant que l'on sait que les réactions inflammatoires sont liées, d'une certaine façon, aux troubles dépressifs.

 

On sait que certaines molécules relâchée au cours d'une réponse immunitaire, les cytokines, peuvent passer dans le cerveau et influer sur la production de sérotonine et de dopamine, dont les personnes dépressives manquent de façon chronique. Voilà en quoi cette étude est un nouveau jalon dans la recherche, plus vaste, sur l'influence des mécanismes inflammatoires sur l'ensemble de notre équilibre, physiologique et psychologique.

 

 

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Pour nos amis hypocondriaques, rien ne sert donc de vous précipiter sur la boite d’anti-inflammatoires,

même si vous vous sentez très introverti et très consciencieux

 

vendredi, 18 mars 2016

Ces drôles de zèbres

 

Comment est-il possible qu’un individu classé à « fort potentiel » ou à « Haut Quotient Intellectuel », puisse vivre si mal sa singularité ?

 

 

Une intelligence hors normes devrait être un cadeau du ciel, un don qui permettrait une vie épanouie, une vie professionnelle remarquable. Alors pourquoi y a-t-il tant d’adultes surdoués malheureux ? Pourquoi d’anciens enfants, dits précoces, sont aujourd’hui dans des situations d’échec social, sentimental ou professionnel ?

 

Un enfant précoce ne se fait pas rattraper par ses camarades de classe, il devient simplement un adulte surdoué. Qui sont-ils « ces drôles de zèbres », comme les nomme Jeanne Siaud Facchin, psychologue praticienne. Des zèbres qui se fondent dans la masse des équidés mais qui s’en distinguent à la foi par leurs rayures de camouflage, toutes différentes les unes des autres, faisant d’eux des êtres à part.

 

Ils sont porteurs d’une « intelligence autrement » indissociable d’une grande sensibilité et d’une extrême réceptivité émotionnelle et sensorielle. Cette hypersensibilité, vulnérabilise et fragilise mais peut également donner à la personnalité un caractère décalé, parfois attachant.

 

 

Bon nombre d’adultes surdoués, finissent malgré tout par trouver un équilibre dans leur vie tout en restant différents. Cependant combien sont-ils à ignorer leur potentiel intellectuel, même si au fond d’eux une petite voix leur dit que quelque chose ne tourne pas rond.

 

 

Avec les zèbres :

Mathilde, chargée de projet

Sandrine, salariée gestionnaire à la Poste

Marie, étudiante en philosophie

Tiana, étudiante

Cédric, consultant en stratégie

Bruno, architecte

Jeanne Siaud-Facchin fondatrice des centres Cogitoz

 

 

 

Depuis toute petite, Tiana tourne en rond dans un enclos de questionnements et d'angoisses étranges. Au collège, elle souffre de se sentir différente. «À l'adolescence, on veut juste être normal.» Elle devient l'objet de moqueries et de brimades. Alors qu'elle était une excellente élève, elle décroche scolairement, sombre dans la dépression et est hospitalisée à tout juste treize ans. Les médecins, désorientés, la traitent un temps pour schizophrénie. Jusqu'au diagnostic qui la sauve : enfant précoce. Ou plutôt zèbre. Tiana préfère. Ce qui change tout pour elle, c'est la reconnaissance de ses forces et fragilités si caractéristiques des surdoués : acuité d'esprit, hypersensibilité, décalage. Tiana va se libérer, s'apprivoiser, se réconcilier avec elle-même et avec les autres.

Un très beau témoignage, authentique et percutant, qui aidera les enfants et ados concernés, ainsi que leurs parents, à trouver leur force et leur chemin.

Tiana, 18 ans, artiste en herbe, vit à Marseille.

- 4ème de couverture -

 

 

Être surdoué est une richesse formidable pour réussir sa vie. Alors pourquoi y a-t-il tant d'adultes surdoués malheureux ? Pourquoi tant d'anciens enfants précoces sont-ils en situation d'échec social, professionnel et sentimental ? Pourquoi les femmes et les hommes à fort potentiel vivent-ils si mal leur différence ?

Nourri de son expérience de clinicienne et des dernières recherches sur le sujet, le nouveau livre de Monique de Kermadec constitue un guide indispensable pour comprendre les adultes surdoués.

Cet ouvrage offre également aux surdoués les clés nécessaires pour réapprendre à s'estimer, se construire, trouver l'âme soeur, s'épanouir enfin dans la plénitude de leurs talents et de leur extraordinaire personnalité, et s'adresse aussi à leurs proches, alliés fondamentaux, pour qu'ils les aident à désamorcer leurs conduites d'échec.

- 4ème de couverture -

 

lundi, 07 mars 2016

Pouvons-nous maîtriser notre mémoire?

 

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P.Geluck

 

Paradoxe, l'une des techniques les plus utilisées par les champions de la mémoire date... de l'antiquité. Et elle est restée largement... oubliée pendant plusieurs siècles. 

 

 

 

Imaginez que l’on vous présente 52 cartes à jouer dans un certain ordre et que l’on vous demande de mémoriser mentalement cet ordre et de le restituer verbalement... Lorsque l’on a du mal à se souvenir d’un simple numéro de téléphone à 10 chiffres ou d’une liste de courses, l’exercice peut sembler tout bonnement inaccessible pour le cerveau humain. Erreur... Le champion allemand Simon Reinhard a ainsi mémorisé un jeu de cartes en 21 secondes et 90 centièmes...  Clemens Meyer, vainqueur des championnats du monde de mémoire en 2005 et 2006, a mémorisé 1040 chiffres en 30 minutes. L’une des épreuves consiste à mémoriser le plus grand nombre possible d’associations entre noms et visages en 15 minutes. Le record est de 164 noms...

 

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De tels exploits de mémoire sont-ils liés à de nouvelles méthodes mnémotechniques ? Loin de là ! En fait, le paradoxe réside dans le fait que certaines techniques de mémorisation découvertes dès l’Antiquité ont été largement... oubliées au fil du temps. C’est le cas de l’une des plus performantes à laquelle les champions d’aujourd’hui font encore appel. Il s’agit de l’Art de mémoire ou méthode des loci, c’est à dire la méthode des lieux. Il en reste une trace dans le langage courant lorsque nous disons : « en premier lieu, en second lieu ». Cette technique consiste en effet à associer la liste des choses que l’on veut mémoriser à la visite d’un lieu bien connu. Le cerveau se souvient plus facilement d’un enchaînement d’images que d’une série abstraite de chiffres ou de cartes à jouer. Il suffit alors de distribuer ces chiffres ou ces cartes dans un décor déjà gravé dans notre mémoire, tel que notre appartement ou un quelconque autre lieu. Une fois chaque élément placé sur une zone particulière de ce décor, il suffit de mémoriser un parcours de visite pour les retrouver...

 

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Un phénomène un peu à contre courant d’une époque où la mémoire vivante de notre cerveau apparaît comme de plus en plus fragilisée, souvent remplacée par celle des ordinateurs ou détruite par des maladies neurologiques comme Alzheimer.

 

Apprendre c’est s’amuser

site de Sébastien Martinez, ingénieur spécialiste de la mémorisation, numéro 1 chez les français aux championnats du monde de la mémoire 2014. Il a découvert de nouvelles manières d’apprendre en expérimentant de nouvelles pédagogies qu'il propose.

http://www.apprendrecestsamuser.com

 

mercredi, 11 novembre 2015

NÉO-NEURONES SOUS CONTRÔLE LUMINEUX

 

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Découverts en 2003, les néo-neurones - cellules nerveuses nouvellement produites par l'être humain quel que soit son âge - amènent, selon Pierre-Marie Lledo, à considérer le cerveau comme un « objet » dynamique et permettent d'imaginer de nouvelles stratégies pour réparer certains circuits neuronaux défaillants.

 

dimanche, 13 septembre 2015

Sommeil et métabolisme

 

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Beaucoup d'adolescents n'arrivent pas à se coucher même lorsqu'ils doivent se lever tôt.

 

 

 

 

Claude Gronfier, chronobiologiste à l'Inserm, nous apprend que le sommeil est fondamental pour la régulation de notre métabolisme.

 

 

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La dette de sommeil qu'ils accumulent peut avoir des conséquences importantes sur leur santé.

 

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jeudi, 11 juin 2015

L'écho des symboles : la pourriture

 

 

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La pourriture a toujours frappé l’imaginaire humain au point de faire partie de son univers symbolique sous des formes très diverses.

 

 

 

 

Un épisode de la série La Nuit du Vivant : voyage au coeur de la pourriture.

 

 

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samedi, 16 mai 2015

Soigner les TOC

 

 

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La TMS ou « stimulation magnétique transcrânienne » est une technique indolore de stimulation neuronale dans le cerveau.

 

 

 

 

Répétée sur plusieurs séances, cette thérapie ambitionne de traiter les personnes atteintes de troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

A terme, selon ses promoteurs, cette technique pourrait même diminuer les séquelles des victimes d'accidents vasculaires cérébraux.

 

 

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mercredi, 06 mai 2015

Cure de rêves...

 

 

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samedi, 18 avril 2015

Vincent, entendeur de voix

 

 

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Vincent Demassiet est entendeur de voix.

Pendant des années, ses voix lui ont hurlé des insultes aux oreilles.

Grâce à un groupe de parole du réseau R E V (réseau français sur l'entent de voix), il a réussi à les dompter.

 

 

Reportage : Leila Djitli

Réalisation : Marie Plaçais

 

 

 

 

Si vous voulez joindre Vincent :

entendeur@gmail.com

 

dimanche, 29 mars 2015

Journal : Le cercle psy

 

Requiem for our dreams

- Jean-François marmion

 

 

 

La nouvelle science des rêves

 

 - Parfois, je sillonne des immeubles en claironnant à l’adresse des badauds incrédules qu’ils ne sont qu’une illusion, et que je vais les faire disparaître dans 
les trois secondes. Je tiens parole.


 - On m’a assassiné plusieurs fois.


- Il va de soi que je me suis jeté au cou de myriades d’inconnues peu farouches.


- J’en passe, et des pires.
..

 

 Mais je vous assure que tout va bien. Inutile de me gaver d’antipsychotiques sur 
la foi du DSM-5 !

D’ailleurs, vous avez compris que je vous racontais quelques-uns de mes rêves. Ils semblent échevelés parce que je les ai sélectionnés, mais dans l’immense majorité des cas, ils sont anecdotiques, inconsistants, voire pitoyables.


 

 J’étais très heureux de me lancer dans le dossier de ce numéro. Et puis ce fut 
la douche froide. Contre toute attente, les psys semblent déserter ce terrain, 
trop inextricable. Quelques-uns essaient d’apporter un peu de sang neuf, 
mais beaucoup se contentent de ressasser ce que disaient leurs maîtres, 
il y a un siècle. Et encore, du bout des lèvres. Quant aux scientifiques, en règle générale, ils ne s’intéressent aucunement à ce que les rêves pourraient révéler 
de notre personnalité. Il s’agit, selon eux, d’un travail neuronal de maintenance, d’une activité cérébrale spontanée sur laquelle nous tentons désespérément de broder une signification. Circulez, y a rien à voir ! Pourtant, certains des plus sceptiques avouent bien, en catimini, que des rêves les ont marqués. 
Et je suis curieux de voir ce que vous penserez d’un songe à propos du mot dimple, que le neurophysiologiste Michel Jouvet va vous raconter dans le dossier, 
et sans lequel il n’aurait pas découvert… le sommeil paradoxal.


 

 Alors, qu’est-ce que le rêve ? Un dialogue avec soi ? Un terrain de jeux ? 
Une impasse ? Un labyrinthe ? Une inspiration, une consolation ? Allez, ça suffit ! Allons voir là-bas si nous y sommes.


 

 

La publication de l’ouvrage fondateur de la psychanalyse ne fut pas une partie 
de plaisir pour Freud. Ses premiers disciples le poussèrent à revoir sa théorie pendant trente ans, au fil de nouvelles éditions… aujourd’hui escamotées.

 

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Un coup de tonnerre, venu ex nihilo, a conféré ses lettres de noblesse à l’étude scientifique du rêve, valu la gloire à Freud et suscité d’emblée de multiples vocations de psychanalystes. L’interprétation des rêves (ou du rêve dans des traductions plus récentes) : un texte définitif, un classique qui a ouvert en beauté l’année 1900. Voilà un joli chapelet d’idées reçues qui méritent d’être nuancées !


D’abord, de manière anecdotique, si L’Interprétation des rêves est daté de 1900, il est sorti le 4 novembre 1899. Ensuite, initialement, ce n’est pas un succès : les quelques psychologues qui en font alors la critique manifestent un scepticisme glacé, et il faudra huit ans pour en écouler les 600 exemplaires.

 

 

vendredi, 20 février 2015

LA MEG : MAGNÉTOENCÉPHALOGRAPHIE

 

La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement de nos neurones.

 

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Avec des capteurs extrêmement sensibles refroidis à l'hélium (-260°C), les signaux sont ainsi recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde.

 

 

 C'est ainsi que l'épilepsie ainsi que des pathologies psychiatriques liées à des anomalies de synchronisation dans le cerveau peuvent être mieux étudiées.

 

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Explications du médecin et physicien Denis Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay).

 

 

 

dimanche, 08 février 2015

L'IRM : IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE

 

 

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Non invasive et inoffensive, l'IRM utilise des aimants de 30 000 à 60 000 fois plus puissants que le champ magnétique terrestre pour aimanter les noyaux des atomes des molécules d'eau qui constituent 70 à 90% du corps humain.

 

 

 Sclérose en plaque, tumeurs, vieillissement cérébral, maladies neurodégénératives peuvent être détectés par cette technique. Des développements expliqués par Denis Le Bihan, directeur du NeuroSpin.

 

 

mercredi, 26 novembre 2014

Tableaux de la conscience, du cerveau et la mémoire

 

 

catalogue de l'exposition "C3RV34U" sous la direction de Stanislas Dehaene

 

Invité : Stanislas Dehaene

 Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale et membre de l’Académie des sciences.

 

 

par Stéphane Deligeorges

 

 

 

 

D’où viennent nos perceptions, nos sentiments, nos illusions et nos rêves ? Où s’arrête le traitement mécanique, machinal de l’information et où commence vraiment la prise de conscience ? Grâce aux techniques modernes, IRM fonctionnelle, L’électro et la magnétoencéphalographie la psychologie cognitive expérimentale a pu mettre à jour des opérateurs neuronaux très précis, très rapides. Ce sont autant de moyens préconscients, inconscients qui, à un moment donné, vont permettre un « accès à la conscience ». Ainsi notre environnement offre un répertoire immense de sensations, d’impressions, (couleurs, bruits, odeurs) tous traité par ces opérateurs neuronaux. Mais dans la prise de conscience une seule chose est pensée à la fois. Notre cerveau est très sélectif. Paradoxalement il est aussi très lent ! Ce rendez-vous de Continent sciences est dévolu aux mécanismes cérébraux qui permettent la conscience.

 

 

 

vendredi, 31 octobre 2014

Conférence " La mémoire traumatique " Boris Cyrulnik.

 

 

 

CC Urban Woodswalker / Flickr


Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre et psychanalyste français. Responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon-la-Seyne (1972-1991), il publie son premier ouvrage "Mémoire de singe et parole d’homme " en 1983. Directeur d’enseignement depuis 1996 à la Faculté des lettres et sciences humaines de Toulon et président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon.

 

 

 

Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé le concept de "résilience" (renaître de sa souffrance). Il a également participé en 2007 à la commission Attali sur les freins à la croissance.

 

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Cerveau et mémoire sont façonnés tout au long de la vie mais, dans certains cas, un traumatisme change la donne.

 

 

lundi, 13 octobre 2014

NAISSANCE D'UN CERVEAU...

 

 

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 Martin, dessinateur scientifique et futur papa, tient le carnet de bord du développement de son bébé...

 

 

 

 

Martin, dessinateur scientifique et futur papa, tient le carnet de bord du développement de son bébé... Le journal débute lorsque la peau et le cerveau commencent leur formation à partir d'un même feuillet de cellules et se poursuit jusqu'à la naissance de Lucie... et même après puisque l'histoire du cerveau ne s'arrête pas là !