mercredi, 30 août 2017

La biologie de l'attachement par Boris CYRULNIK

 

 

 

 

 

 

 

 

La théorie de l'attachement est un champ de la psychologie qui traite des relations entre êtres humains. Boris Cyrulnik tente dans cette conférence une approche pluridisciplinaire de cette théorie, qui intègre des données biologiques, affectives, psychologiques, sociales et culturelles. Nous verrons comment est née la théorie de l’attachement au XXème siècle et l’état des recherches actuelles.

 

 

Cours enregistré dans le cadre de l'enseignement PACES de Sciences Humaines et Sociales à l'Université Claude Bernard Lyon 1.

 

question.png

 

Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre et psychanalyste français. Responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon-la-Seyne (1972-1991), il publie son premier ouvrage Mémoire de singe et parole d’homme en 1983. Directeur d’enseignement depuis 1996 à la Faculté des lettres et sciences humaines de Toulon et président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé le concept de "résilience" (renaître de sa souffrance). Il a également participé en 2007 à la commission Attali sur les freins à la croissance, dirigée par Jacques Attali.

 

jeune vieux.jpg

 

jeudi, 24 août 2017

L'origine du Monde de Lucia Calamaro

Fictions / Théâtre et Cie

Recluse chez elle en pleine dépression, Daria soliloque sur le sens de la vie en cherchant en vain des réponses au fond de son réfrigérateur, dans les brefs non-échanges avec sa fille adolescente, et dans un dialogue imaginaire avec sa thérapeute…

 

Avec
Dominique Valadié (Daria),

India Hair (Federica),

Christiane Cohendy (la grand-mère)

 

 

"Femme mélancolique au frigo”, Daria, une mère de famille d’une quarantaine d’années, est recluse chez elle en pleine dépression. 

Puis sa mère arrive. Comme la fille Federica, la mère tente à son tour de ramener Daria à la vie. Elle lui conseille les vertus de la résignation et lui vante la grâce du quotidien, symbolisée par le torchon de cuisine…

 

trouble ali.jpg

 

« Dans les textes de Lucia Calamaro un thème récurrent affleure : rapports mère-fille déchirants, mères tourmentées ou absentes, filles en proie à une angoisse existentielle inexprimable. Tout, en réalité, se réduit à ce lien ancestral, encadré depuis plusieurs angles, regardé depuis plusieurs points de vue, celui de la mère jeune, de la fille-enfant, de la fille adulte, puis de la mère vieille […] Les différents « morceaux » de L’Origine del mondo semblent être la chronique minutieuse d’une lutte quotidienne contre les pièges de la dépression : mais la dramaturge romaine, Lucia Calamaro, s’efforce de dissiper ces embryons d’intrigue, de les réduire en miettes, les transformant en de tortueux parcours mentaux. Sur la nature autobiographique – mais peut-être vaudrait-il mieux dire, autoréférentielle – de ces matériaux, elle ne laisse pas de doutes, au contraire, elle ne perd pas une occasion de le répéter. Afin d’en attester la fonction introspective –« analyser la région de l’intimité », comme le dit Daria – et peut-être par moments même thérapeutique, il suffirait de constater que dans ses textes, si l’on regarde bien, il n’y a que des figures féminines. On pourrait dire que toutes ces figures ne sont que les différents visages, les divers stades de maturation intérieure d’un personnage unique, ou bien les manifestations différentes d’une même idée : la féminité comme condamnation, comme poids, comme blessure familière. […] »