samedi, 30 juillet 2016

L'ART DES RÊVES ÉVEILLÉS : MAN RAY

 

Fantasme, rêve, mode...

Man Ray a exploré beaucoup de domaines de la photographie.

 

 

 

" Pour moi, il n'y a pas de différence entre le rêve et la réalité. Je ne sais jamais si ce que je fais est le produit du rêve ou de l'éveil. " - Man Ray

 

 

 

 


https://soundcloud.com/ifm-paris/man-ray



 

 

Le photographe Luc Quelin présente la vie et l'oeuvre de Man Ray (1890-1976).
Ce précurseur de la photographie moderne est né à Philadelphie, mais il a vécu à Paris à partir de 1921. D'abord dessinateur dans une agence de publicité, il voulait être peintre mais il a découvert la photographie qu'il a contribué à élever au niveau d'un grand art.
Luc Quelin raconte l'amitié de Man Ray avec Marcel Duchamp, Paul Poiret, Berenice Abbott, Kiki de Montparnasse, André Breton..., ses débuts dans le mouvement dada, son atelier de la rue Campagne-Première, l'Hôtel Istria, son influence sur les grands photographes de mode comme Guy Bourdin...
Il analyse quelques-une des photographies les plus célèbres de Man Ray : "Le violon d'Ingres" en particulier (1924), mais aussi les différentes versions des compositions avec Kiki de Montparnasse (le visage allongé au masque africain, les larmes de verre, etc.), qui continuent à marquer notre imaginaire aujourd'hui.

 

 

- Man Ray auto-portrait avec la lampe 1934

 

 

mardi, 19 juillet 2016

"Le peuple des nains" raconté par le psychanalyste René Diatkine

 

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En 1987, l'émission "Les chemins de la connaissance" consacrait une série au "peuple des nains". Dans le premier épisode, le psychanalyste René Diatike analysait leur signification dans les contes et dans l'imaginaire des enfants.

 

 

 

 

"Le Peuple des nains " est une série qui s’attachait à analyser la présence des nains dans l'imaginaire mythologique et dans l'Histoire.

 

 

 

 

 

Les contes, la mythologie, les rêves sont parfois hantés par des créatures qui marquent la limite de la mesure humaine avec des personnages hybrides, problématiques, insolites. Les langues ont toutes sortes de noms pour désigner ces petits personnages imaginaires. On rencontre ainsi dans le folklore : des nains, des gnomes, des lutins, des farfadets,...

 

 

 

René Diatkine explique la signification que prend la figure des nains dans le psychisme, il donne l’exemple du conte Blanche Neige . Dans ce conte de Grimm, les nains nous donnent des indications sur l’espace et le temps de la maturation. Ainsi, le temps passé avec les sept nains est un temps de passage entre l’enfance et l’âge adulte pour Blanche Neige.

 

 

 

 

vendredi, 08 juillet 2016

Les mystères de la licorne

 

 

La Dame à la licorne

 

Place au portrait d’un animal imaginaire, qui occupe une place tout à fait à part au sein des créatures merveilleuses.

 

 

 

Michel Pastoureau nous conte l’histoire d’une créature dont nous n’avons pas fini de percer le mystère : la licorne.

Grand spécialiste de l’histoire des animaux, des couleurs et de l’héraldique, fin connaisseur des mythologies et de la symbolique qui entourent les bêtes de toute nature, qu’elles soient réelles ou imaginaires, s’apprête à publier, un ouvrage sur le sujet. 

 

 

- Lecture d’un extrait du Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870 de Georges SAND, sur France culture le 24 avril 1979.

- Lecture du poème La Licorne de Rainer Maria RILKE, extrait des Sonnets à Orphée parus en 1922, lu par le poète Robert SABATIER, dans le cadre de l’émission Le livre de chevet sur France culture, le 30 août 1967.

- Lecture d’un extrait de Le livre du trésor de Brunetti LATINI (XIIIe siècle), par Catherine LABORDE, dans le cadre de l’émission Le cabinet des curiosités, sur France culture le 24 février 1998.

- Interview de Salvador DALI dans le cadre de l’émission télévisée Gros plan, réalisée par Pierre CARDINAL, le 30 septembre 1961.

- Lecture d’un texte du Père Jérôme LOBO (1593-1678), dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985.  

- Interview de la romancière et essayiste Yvonne CAROUTCH, dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985. 

 

 

 

 

Les sonnets à Orphée (la Licorne) 

 

 

Oh ! C'est elle, la bête qui n'existe pas.

Eux, ils n'en savaient rien, et de toutes façons

- son allure et son port, son col et même la lumière

calme de son regard - ils l'ont aimée.

 

Elle, c'est vrai, n'existait point. Mais parce qu'ils l'aimaient

bête pure, elle fut. Toujours ils lui laissaient l'espace.

Et dans ce clair espace épargné, doucement,

Elle leva la tête, ayant à peine besoin d'être.

 

Ce ne fut pas de grain qu'ils la nourrirent, mais

rien que toujours, de la possibilité d'être.

Et cela lui donna, à elle, tant de force,

 

Qu'elle s'en fit une corne à son front. L'unicorne.

Et puis s'en vint de là, blanche, vers une vierge,

Et fut dans le miroir d'argent, et puis en elle.

- Rainer Maria Rilke

 

 

 

 

« La bête la plus sauvage de l’Inde est le monoceros ; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant. »

 Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre VIII, chapitre XXXI

 

 

 

samedi, 02 juillet 2016

Paul Verlaine

 

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