mardi, 03 janvier 2017

La jouissance

 

 

" Beaucoup affectent l’amour de vivre pour éluder l’amour lui-même.

 

On s’essaye à jouir et à " faire des expériences ".

 

 

amour 0.jpg

 

 

Mais c’est une vue de l’esprit.

 

Il faut une rare vocation pour être un jouisseur.

 

corps mélangé.jpg

 

La vie d’un homme s’accomplit sans le secours de son esprit, avec ses reculs et ses avances, à la fois sa solitude et ses présences ".

 

 

 

Une vocation, la jouissance ?

C’est du moins ce qu’entend Camus dans les dernières pages de l’Été à Alger, ce qui laisse entendre que face à la jouissance, nous ne sommes pas tous égaux, que celle-ci n’est pas le fruit d’un travail ou la récompense de la patience, mais qu’elle nous est donnée, accordée, telle la grâce divine qui divise le monde entre les élus et les condamnés.

 

Humour...

 

Mais la jouissance ne fait pas partie de l’au-delà, elle est ici-bas, et quand bien même elle jaillit du domaine spirituel, elle ne serait rien sans le corps, sans les sens, sans l’extase qui nous élève et nous expulse hors de nous-mêmes, hors du temps, hors du  questionnement. Jouir, c’est ne plus se demander pourquoi.

 

extase.jpg

 

 Essayer de penser la jouissance, d’en esquisser l’histoire, d’en écrire les effets,  d’en saisir les enjeux. Ce défi, qui d’autre que le philosophe Jean-Luc Nancy pouvait le relever. 

 

Les commentaires sont fermés.