vendredi, 08 juillet 2016

Les mystères de la licorne

 

 

La Dame à la licorne

 

Place au portrait d’un animal imaginaire, qui occupe une place tout à fait à part au sein des créatures merveilleuses.

 

 

 

Michel Pastoureau nous conte l’histoire d’une créature dont nous n’avons pas fini de percer le mystère : la licorne.

Grand spécialiste de l’histoire des animaux, des couleurs et de l’héraldique, fin connaisseur des mythologies et de la symbolique qui entourent les bêtes de toute nature, qu’elles soient réelles ou imaginaires, s’apprête à publier, un ouvrage sur le sujet. 

 

 

- Lecture d’un extrait du Journal d’un voyageur pendant la guerre de 1870 de Georges SAND, sur France culture le 24 avril 1979.

- Lecture du poème La Licorne de Rainer Maria RILKE, extrait des Sonnets à Orphée parus en 1922, lu par le poète Robert SABATIER, dans le cadre de l’émission Le livre de chevet sur France culture, le 30 août 1967.

- Lecture d’un extrait de Le livre du trésor de Brunetti LATINI (XIIIe siècle), par Catherine LABORDE, dans le cadre de l’émission Le cabinet des curiosités, sur France culture le 24 février 1998.

- Interview de Salvador DALI dans le cadre de l’émission télévisée Gros plan, réalisée par Pierre CARDINAL, le 30 septembre 1961.

- Lecture d’un texte du Père Jérôme LOBO (1593-1678), dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985.  

- Interview de la romancière et essayiste Yvonne CAROUTCH, dans le cadre de l’émission L’échappée belle sur France culture, le 7 juin 1985. 

 

 

 

 

Les sonnets à Orphée (la Licorne) 

 

 

Oh ! C'est elle, la bête qui n'existe pas.

Eux, ils n'en savaient rien, et de toutes façons

- son allure et son port, son col et même la lumière

calme de son regard - ils l'ont aimée.

 

Elle, c'est vrai, n'existait point. Mais parce qu'ils l'aimaient

bête pure, elle fut. Toujours ils lui laissaient l'espace.

Et dans ce clair espace épargné, doucement,

Elle leva la tête, ayant à peine besoin d'être.

 

Ce ne fut pas de grain qu'ils la nourrirent, mais

rien que toujours, de la possibilité d'être.

Et cela lui donna, à elle, tant de force,

 

Qu'elle s'en fit une corne à son front. L'unicorne.

Et puis s'en vint de là, blanche, vers une vierge,

Et fut dans le miroir d'argent, et puis en elle.

- Rainer Maria Rilke

 

 

 

 

« La bête la plus sauvage de l’Inde est le monoceros ; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant. »

 Pline l'Ancien, Histoire naturelle, livre VIII, chapitre XXXI

 

 

 

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